Une semaine de rêve à Caye Caulker

Il existe deux moyens de rejoindre l’île de Caye Caulker après avoir passé la frontière nord : prendre le bateau à Corozal ou prendre un bus jusqu’à Bélize City pour y prendre le bateau. Pour cette deuxième option, il faut passer la frontière assez tôt. Nous ne voulions pas nous imposer d’horaire donc nous sommes restés à Corozal mais les hébergements sur place sont assez chers (minimum 50$ US la nuit).

De Corozal Town, un seul bateau par jour fait la liaison jusqu’à San Pedro, la cousine de Caye Caulker, plus grande et plus touristique, également connue sous le nom Isla Bonita et rendue célèbre par Madonna. Le départ est à 7h du matin pour un trajet de deux heures. Arrivés à San Pedro, il faut passer par la douane qui peut vérifier aléatoirement des sacs. Nous n’avons pas été contrôlés et sommes allés directement de l’autre côté de l’île pour la correspondance vers Caye Caulker.

Caye Caulker est une île très calme et réputée pour la plongée. A première vue, elle nous a beaucoup fait penser à Holbox : cocotiers, chemins de terre, golfettes… Nous avons aussi eu un peu de pluie les premiers jours ! Mais il y avait quelque chose de vraiment différent dans l’ambiance qui régnait sur place : calme et tranquille mais en même temps joyeuse et chaleureuse. On s’est vraiment senti bien, comme en vacances. Une pause appréciée dans notre périple aux multiples étapes. La devise de l’île, Go slow, en est un bon résumé.

Nous avons fait de jolies rencontres, humaines et animales (si on peut dire ça). La biodiversité sur l’île est impressionnante, surtout la faune marine. Chaque jour en fin d’après-midi, les raies se donnent rendez-vous au niveau de la plage Iguana Reef, parmi les hippocampes et les pélicans. Le spot est incroyable, on en a pris plein les yeux et vu notre plus beau coucher de soleil ! Les raies sont nourries avec des sardines de la pêche du jour. Chacun peut participer, ce que nous avons fait. C’est très impressionnant de voir cet animal d’aussi près, d’autant plus que c’était la première fois que j’en voyais ! Mais alors les toucher, c’est encore autre chose ! Au début, j’avais peur de me faire gober la main… Heureusement, seules les sardines les intéressent ! Quand elles sont nombreuses au bord de l’eau, il vaut mieux rester sur le sable et faire attention à ne pas toucher leur queue urticante. Mais un peu avant l’heure du repas, quand les premières arrivent, il est possible de se baigner avec elles. De l’autre côté du ponton, les plus chanceux pourront observer plusieurs hippocampes (nous sommes chanceux). Un sanctuaire a été mis en place pour la préservation de la population de cette espèce. Ils peuvent grandir ici, à l’abris des prédateurs, avant de rejoindre les océans, je suppose, quand ils sont plus grands.

L’île est séparée en deux par la mer des Caraïbes, le cœur de l’île étant la partie sud. A la pointe (The Split), il est possible de traverser pour quelques dollars ou à la nage pour les plus courageux. Nous avons opté pour l’option gratuite du bateau taxi un peu plus loin à l’ouest de l’île. A l’arrivée, pas d’animaux mais ambiance beach club avec musique à fond, transats, lits suspendus, tables dans l’eau et bouées à disposition. Il n’en fallait pas plus pour nous retenir, on s’est installé là jusqu’à la tombée de la nuit pour clôturer une nouvelle fois notre journée devant un magnifique coucher de soleil.

Nous avons séjourné dans plusieurs auberges sur l’île car nous avions réservé à la dernière minute et il n’y avait plus de disponibilité pour le nombre de nuits souhaité. Traveller’s Palm est de loin celle que j’ai préférée ! Le personnel était hyper accueillant et souriant, les chambres propres et spacieuses et le grand espace commun convivial. C’est aussi là que nous avons fait les meilleures rencontres, l’ambiance est top. Nous sommes partis toute une journée en excursion snorkeling avec un groupe de voyageurs de l’auberge. Ce type d’excursions est proposé par de nombreuses agences de tourisme et auberges partout sur l’île et celle de Traveller’s Palm est l’une des moins chères. Il faut compter 80$ US par personne pour la journée avec déjeuner inclus. C’est un budget mais tous les voyageurs rencontrés nous ont dit que ça valait vraiment le coup ! La barrière de corail au large des côtes du Bélize est la deuxième plus grande au monde, après celle de l’Australie. On s’est dit qu’on ne pouvait pas louper une telle expérience car ce sera peut-être la seule fois de notre vie que nous en aurons l’opportunité.

En ayant un budget limité sur un an, on ne peut pas faire toutes les activités mais on ne veut pas non plus se dire qu’on a loupé quelque chose. On doit faire des choix. J’avais d’ailleurs écrit dans mon article sur la jungle du Chiapas que les activités chiffraient vite sur le budget, à environ 50€ la journée. C’était avant de connaître le Bélize… Ici, les excursions à la journée démarrent environ à 100$ US par personne. En plus, c’est assez déstabilisant car les dollars américains sont acceptés partout et les prix des activités sont souvent affichés dans cette devise. Sachant qu’un dollar américain vaut deux dollars bélizéens, il faut tout le temps demander confirmation et faire la conversion, sous peine de se retrouver dans une activité deux fois plus chère qu’estimée.

Journée snorkeling

Nous avons embarqué le matin derrière l’auberge et avons commencé par nourrir quelques animaux avec des sardines. D’abord des oiseaux, debout à l’arrière du bateau, bras tendu vers le ciel. Puis, des énormes poissons appelés tarpons, mesurant environ 1m de long, en laissant pendre la sardine entre nos doigts à hauteur du bateau. Ils sautaient pour attraper leur encas. C’était hyper impressionnant ! Encore une fois, j’ai cru me faire gober la main. Les pélicans nous ont repéré et étaient quelque peu jaloux. Certains rodaient autour du bateau dans l’espoir de gagner une sardine. J’ai baissé ma garde et l’un d’entre eux m’a donné un bon coup de bec en voulant attraper celle que je tenais dans ma main. Décidément… Est-ce que j’allais perdre une main avant la fin du séjour ?

Ensuite nous avons observé une multitude de poissons et coraux dans la réserve marine Hol Chan, où nous avons aussi croisé deux tortues marines. C’est magique de découvrir tout un autre univers sous l’eau.

L’excursion compte plusieurs arrêts pour plonger dont l’un se nomme Shark Alley. Oui oui, littéralement l’allée des requins. Et le thème de la journée étant le snorkeling, nous ne sommes pas restés sur le bateau à les observer. Nous avons nagé avec eux. Le guide nous a expliqué que nous pouvions même les caresser sur le dos ou sur le flanc ! C’est marrant, ils ont une peau rugueuse. Ce ne sont pas des gros requins à la mâchoire menaçante comme dans Les dents de la mer ou encore Nemo. Ceux-ci étaient plutôt inoffensifs, avec des petites dents. Il fallait quand même faire attention à nos mains et tenir les poings serrés si on s’approchait près de la tête et de la mâchoire. Ils ne pourraient pas concrètement nous arracher la main ni laisser une morsure profonde mais si par inadvertance ils croquaient nos doigts, on se blesserait en voulant les retirer par réflexe.

Et toi, tu aurais plongé aussi ou tu serais resté(e) sur le bateau ?

Baptême de plongée

Pour aller plus loin dans l’expérience sous-marine, nos amis du snorkeling nous ont vivement encouragé à faire de la plongée. Tous expérimentés et titulaires de leur certification Open Water, la plupart étaient venus spécialement au Bélize pour explorer les fonds marins avec bouteille. De notre côté, il nous fallait passer par l’étape du baptême. Nous savions tous les deux que nous voulions tenter l’expérience pendant le voyage mais n’avions pas défini où précisément. On l’a pris comme un signe et le lendemain nous nous inscrivions à l’école de plongée.

Nous n’avons fait que le baptême sans nous inscrire à la certification car nous voulions d’abord connaître les sensations et savoir si nous serions à l’aise. Malheureusement un fail pour ma part… Lors de ma première descente, de l’eau est entrée dans mon masque et j’ai bu la tasse par le nez. Je suis vite remontée et ça m’a fait un peu peur pour la suite. Et si ça m’arrivait à deux mètres de profondeur ? Ou même plus… Le moniteur a essayé de me rassurer et j’ai pris un peu de temps pour me détendre mais à chaque fois que je redescendais, je sentais mon masque se soulever au niveau du nez. En fait, je n’arrivais pas à respirer uniquement par la bouche. Le seul moyen que j’ai trouvé pour réussir la plongée était mettre mes deux mains sur mon masque pour le maintenir contre mon visage. Ce n’est pas la position la plus à l’aise mais c’est comme ça que j’ai pu rester 30 minutes sous l’eau.

Le baptême incluait deux plongeons. Le premier à environ deux mètres profondeurs permettait de valider les skills, c’est-à-dire des exercices de sécurité comme retirer l’eau dans son masque (tiens, tiens), retirer et remettre son respirateur, respirer dans le respirateur de secours d’un autre plongeur, etc. Étant très concentrée avec mes deux mains sur mon masque, je ne me voyais pas du tout les retirer pour en plus enlever mon respirateur… Surtout que j’avais déjà comme des mini-crises de panique pendant lesquelles je devais calmer ma respiration. J’avais conscience que sans valider ces exercices, je ne pourrais pas faire le second plongeon jusqu’à dix mètres. Mais ce n’était pas le bon moment pour moi. 

Le moniteur et mon copain m’ont dit être très fiers de moi en remontant car ce n’était pas gagné. Ça m’a remis du baume au cœur et ça me donne envie de réessayer plus tard pour dépasser ma peur. C’est quand même très impressionnant de pouvoir rester dans un endroit où l’on ne peut normalement pas respirer. Mon copain, lui, est motivé pour passer sa certification ! Nous le ferons sûrement en Colombie.

Encore un grand merci à nos collègues d’avoir financé cette activité avec une cagnotte mise en place avant notre départ ! Une attention et un souvenir qui resteront gravés.

Qui a déjà plongé avec bouteille par ici ?


On a vraiment vécu une parenthèse magique sur cette île et c’était difficile de la quitter… Mais il a fallu reprendre la route vers d’autres aventures ! Nous avons rejoint le continent pour découvrir d’autres contrées du Bélize.

Je ne manquerai pas de raconter tout ça dans les prochains articles. A très vite !

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