4 applications pour guider mon voyage

Depuis plusieurs mois maintenant, en préparation de mon voyage, je parcours le site des tourdumondistes et la communauté sur Facebook. Dossiers complets, comparatifs, conseils pratiques, entraide des voyageurs sur place… C’est vraiment une mine d’informations utiles pour tous ceux qui ont le projet d’entreprendre un grand voyage.

Au fur et à mesure de mes lectures, j’ai identifié 4 applications indispensables à télécharger avant de partir.

Hostelworld

J’avoue, je n’avais encore jamais utilisé cette application mais j’en avais déjà entendu parler. C’est une référence pour les réservations d’auberge de jeunesse. Je pense que nous privilégierons ce type d’hébergements. On a déjà réservé nos quatre premières nuits via l’application. Je ne sais pas si c’est la seule que nous utiliserons, ni même si nous réserverons toujours à l’avance mais c’est une bonne base.

TravelSpend

Partir un an en vivant sur ses économies, c’est à la fois une chance et le fruit de sacrifices. La gestion du budget est primordiale. Ce ne sont pas des vacances pendant lesquelles nous allons nous faire plaisir au restaurant ou dans des hôtels multi-étoilés. Nous n’avons pas prévu de travailler donc il faut que nous suivions nos dépenses chaque jour, et au centime près ! Pour cela, nous allons enregistrer chacune d’entre elles sur l’application TravelSpend en indiquant la catégorie, la devise, le moyen de paiement, le pays. Le compte est partagé donc nous pouvons tous les deux ajouter des dépenses. Au fur et à mesure, l’application propose des graphiques pour connaître la répartition des dépenses selon un critère choisi. Il est également possible de renseigner le budget prévisionnel au début du voyage pour suivre la progression. J’ai pris la version payante pour un an avec un accès à plus de fonctionnalités sans publicités (nombre de voyages illimités, statistiques plus détaillées, possibilité de personnaliser les catégories, d’enregistrer les lieux des dépenses).

Nous l’avons testée pendant nos dernières vacances à Lisbonne. C’est une habitude à prendre, on oubliait parfois des dépenses mais une fois qu’on a le réflexe, ça peut sauver notre porte-monnaie. Ça sera aussi un bon moyen de faire le bilan après le voyage et des infos précieuses à partager avec d’autres voyageurs en préparation qui se posent des questions sur le budget d’une telle aventure ou le coût de la vie moyen dans un pays.

Polarsteps

Avant de pouvoir raconter les anecdotes de voyage en rentrant et de refaire notre itinéraire avec nos proches, on leur offre la possibilité de nous suivre en temps réel sur l’application Polarsteps. Grâce à la géolocalisation, notre itinéraire est enregistré avec différentes étapes qui enregistrent le jour, l’heure et la météo. Nous pouvons aussi en ajouter manuellement avec des photos personnelles et un petit texte. Nos abonnés peuvent interagir avec des « j’aime » ou des commentaires. Même chose, on a testé pendant nos dernières vacances, c’est vraiment bien fait ! A la fin d’un voyage, l’application suggère même un livre photo prêt à imprimer à partir des étapes enregistrées.

Il est possible de consulter les voyages sur le site internet ou sur l’application. Le mode de partage peut être public ou privé. J’ai choisi le mode privé car je ne voudrais pas qu’un inconnu me suive à la trace, je réserve cette fonctionnalité à mes proches. En revanche, je me ferai un plaisir de partager mon parcours ou de passer en mode public une fois rentrée.

Aperçu de l’application sur notre itinéraire à Lisbonne :

Orbitz

Si nous avons en tête une liste des pays que nous voulons visiter, nous n’avons pour le moment rien planifié ni réservé dans le détail. Nous partons simplement avec notre billet en aller simple direction Mexico et nous verrons où le vent nous mène. Ça permet de laisser la place à l’imprévu et de s’adapter en fonction des opportunités, ou même en fonction des restrictions dans ce contexte sanitaire particulier. Mais il ne sera pas toujours aisé de passer l’immigration avec un simple billet aller. En effet, de nombreux pays demandent une preuve de sortie à l’entrée sur le territoire, sous peine de ne pas passer la frontière ou de ne pas obtenir de visa. Cette application Orbitz permet d’être en règle tout en conservant une certaine flexibilité. Elle propose de réserver des billets d’avions, pour la plupart annulables sous 24 heures. Un grand nombre de voyageurs l’utilisent donc pour passer la frontière, en attendant de connaître leur parcours et leur date de sortie exacts. Bien sûr, il faut payer les billets car ce sont de vraies réservations, mais d’après les témoignages, en annulant dans les 24 heures, la somme n’est pas forcément débitée. Dans le cas contraire, le remboursement est a priori plutôt rapide.

Nous testerons ce fonctionnement dès demain pour notre embarquement à Madrid et je pourrai témoigner après notre arrivée à Mexico.


J’ai aussi vu passer Mapsme dans les recommandations pour consulter une carte et s’orienter hors connexion mais je ne l’ai pas encore téléchargée ni testée. Et toi, tu connais d’autres applications pratiques ou indispensables en voyage ?

J’espère que ça t’a plu de me suivre au fil de ma préparation ! Retrouve tous mes articles dans la catégorie Revues voyage.

Mes accessoires techniques de voyage

A J-3 du départ, la pression et l’excitation montent ! On a passé le week-end dernier à déménager, on a commencé les soirées d’au revoir et on finalise nos sacs. Après les vêtements et la trousse de toilette, aujourd’hui je te présente tous les petits accessoires techniques qui peuvent faciliter le quotidien en tant que nomade. Bien sûr, je me ferai un plaisir de faire un bilan pendant le voyage ou à mon retour sur ce qui m’aura été indispensable ou superflu.

Gérer son eau

Je commence par l’un des accessoires les plus importants, puisqu’il permet de préserver sa santé : le steripen. C’est la technique que j’ai choisie pour purifier mon eau. Il s’agit d’une petite lampe UV à insérer dans la gourde pendant environ une minute pour tuer les virus et les bactéries. En France et en Europe, on a la chance d’avoir accès facilement à l’eau potable mais ce n’est pas le cas partout. Il est fortement déconseillé de boire l’eau du robinet dans toute l’Amérique latine (sans parler de l’Afrique…). Au quotidien j’évite de boire de l’eau en bouteille et je suis habituée à boire de l’eau du robinet en remplissant ma gourde, pour réduire ma consommation de plastique. Je souhaite garder mes bonnes habitudes au maximum pendant le voyage. Au fil des témoignages que j’ai lus, c’est l’outil qui m’a paru le plus pratique. Mais de nombreux voyageurs choisissent plutôt la gourde filtrante ou le traitement chimique avec des pastilles. Si ça t’intéresse, tu peux consulter le dossier complet sur le sujet sur le site tourdumondiste.

Bien sûr, j’emporte aussi ma gourde. J’en ai eu une nouvelle à Noël, avec une attache sur le bouchon pour pouvoir facilement l’accrocher sur mon sac.

Rester connecté

Dans la catégorie électrique/électronique, j’emporte une batterie externe, une pochette pour ranger mes câbles, une multiprise, un adaptateur et une petite imprimante portable. J’aurai aussi avec moi mon téléphone, mon iPad et une liseuse.

On a pris des batteries externes assez puissantes (20 000 mAh — capables de recharger un Macbook). Elles ont la fonction charge rapide et deux prises (une prise USB et une prise USB-C), ce qui permet de recharger deux appareils en même temps. Leur autonomie est de quatre charges. Pour les avoir tester ces derniers mois, elles sont vraiment bien. C’est la marque Belkin, achetées sur Boulanger en promo.

J’ai aussi une pochette pour ranger mes différents chargeurs, ce qui évitera de les chercher au fin fond du sac. La multiprise permettra de recharger en même temps plusieurs appareils lorsque nous serons posés à un endroit, en ayant besoin que d’un seul adaptateur branché au bout. J’ai acheté l’adaptateur monde chez Decathlon mais au final, je ne sais pas si c’était le bon choix. Il couvre les USA, le UK et la Chine mais il est assez gros et je crois que je n’aurais besoin que des prises type USA en Amérique latine. Les prises en Afrique sont spécifiques. A mon avis, on devra en racheter un sur place.

J’ai décidé d’emporter mon imprimante portable pour immortaliser et coller des souvenirs dans mon carnet de voyage. Je trouve ça plus spontané de le faire au fur et à mesure plutôt qu’à la fin en rentrant. J’ai pris trois recharges de papier, soit 30 photos au total, je pense que ça suffira. C’est l’imprimante HP SProcket, elle est top !

Pour de jolis souvenirs vidéo, mon copain emporte un drone et une GoPro.

Concernant les livres, je ne me voyais pas en emporter version papier car ça prend de la place et il sera difficile d’en trouver en français à l’autre bout du monde. Je m’initie donc tout juste à la liseuse. Je pense faire un article revue dédié prochainement pour partager mon ressenti.

Organiser et compartimenter

Quand on voyage avec sa maison sur son dos, pas de tiroir ou de placard à disposition pour bien ranger ses affaires. Même si mon sac a plusieurs poches, je voulais pouvoir m’organiser et prévoir des compartiments à l’intérieur même d’une poche. J’ai acheté chez Decathlon deux organiseurs de sacs de 7L où j’ai prévu de mettre mes sous-vêtements (un avec les propres, un avec les sales).

Pour prendre l’avion, je me suis assurée que tout rentre dans mon sac. Mais j’ai aussi pris une paire de mousquetons au cas où j’ai besoin au fur et à mesure du voyage d’accrocher des choses dessus (comme les chaussures par exemple). Mon copain a aussi pris plusieurs sangles et une cordelette (qui pourra notamment être utile pour faire sécher notre linge).

Nous emmenons aussi des contenants hermétiques pliables, de la marque Sea to Summit, spécialisée en randonnée pour pouvoir transporter de la nourriture entre deux lieux de vies ou prévoir à manger dans les transports. Et quand nous n’en avons pas besoin, ils ne prennent pas de place ! Pour pouvoir les nettoyer de manière autonome, sans forcément avoir un évier à disposition, nous emportons un bloc de savon vaisselle et une éponge lavable, que nous transportons dans un sac congélation à zip. Nous en avons prévu plusieurs pour pouvoir y mettre les quelques produits liquides de ma trousse de toilette, ou encore transporter un maillot de bain ou vêtement mouillé.

Bien dormir

Au fil du voyage et des hébergements, nous ne sommes pas sûrs des conditions dans lesquelles nous pourrons dormir. Pour compenser les éventuelles mauvaises surprises, nous avons fait le choix d’emmener un drap de soie. C’est compact, léger et ça peut bien dépanner. J’ai aussi pris un masque pour les yeux pour dormir dans le noir car je suis très vite réveillée par la lumière du jour. Pour la nuit, mon copain a également pris une lampe frontale

Se soigner et se protéger

Enfin, nous avons constitué une trousse à pharmacie, qui contient des pansements, des compresses, des médicaments (paracétamol, traitements de prévention contre le paludisme ou la tourista), un thermomètre, des petits ciseaux et un tire-tique.

Pour sécuriser mon sac, j’ai prévu trois cadenas : deux avec codes pour fermer les attaches sur les côtés et un avec clé pour la poche centrale. J’ai aussi acheté une sacoche secrète à porter autour de la taille pour transporter des papiers importants ou de l’argent.


Voilà, tu sais tout ! Je me suis amusée à filmer une petite vidéo récap’ des principaux accessoires présentés dans cet article. Comme d’habitude, c’est disponible sur Instagram, n’hésite pas à me suivre. Je te mets un petit aperçu juste en-dessous. J’ai si hâte de vivre cette expérience unique et de la partager !

Quels produits emporter dans sa trousse de toilette quand on part un an en voyage ?

A moins de deux semaines du départ, les préparatifs avancent bien. J’avais préparé mon sac de vêtements largement à l’avance et je viens de boucler ma trousse de toilette.

J’ai acheté il y a quelques mois la trousse de voyage Forclaz chez Decathlon. C’est le grand format avec différentes poches, miroir et accroche. Je ne la trouvais pas hyper pratique au début car j’avais parfois du mal à y mettre tous mes produits quand je partais en déplacement. Finalement, j’ai réussi à m’organiser avec ce que j’emporte pour le voyage et je suis satisfaite du résultat. A voir sur le long terme en l’utilisant vraiment dans le contexte voyage au fil des salles de bains partagées et changements de logements fréquents. J’essayerai de faire un bilan d’ici quelques mois ou à mon retour.

J’emporte mes essentiels du quotidien et quelques réserves pour avoir le temps de voir venir. D’abord, je suis super contente d’être passée aux produits solides ces dernières années car c’est un avantage non négligeable quand on prend l’avion avec un bagage cabine : gain de place, moins de prise de tête sur les quantités (pas de limite de 100ml), pas besoin de les sortir du sac pour les mettre en pochette transparente, pas de risque de casse, de fuite, etc. Tous mes produits solides viennent des Savons de Joya. Je les ai déjà présentés en détail sur le blog l’année dernière, dans mon article Ma douche zéro déchet. On pourrait presque croire que je suis sponsorisée par la marque, mais non, j’adore tout simplement leurs produits ! J’ai beau en essayer d’autres, je reviens toujours à ceux-là.

Pour le corps, j’emmène un savon et sa pochette, mon déodorant en stick que j’utilise actuellement et un déodorant en baume neuf. Mon copain emporte aussi deux savons et leur pochette, soit trois savons au total, ce qui nous laisse largement le temps d’en retrouver sur place ensuite. Nous avons pris une boîte neuve de dentifrice solide au charbon ainsi qu’une recharge. Nos brosses à dents sont celles de la marque Caliquo avec tête interchangeable, nous avons prévu deux têtes neuves chacun.

Pour les cheveux, j’ai pris mon peigne en bois à grosses dents Avril, le shampoing solide pour tout type de cheveux des Savons de Joya (il sent si bon !), et mon shampoing sec avec sa recharge car il est actuellement à la moitié. Il est compatible avec l’avion car ce n’est pas un aérosol. J’ai aussi pris un spray protecteur de chaleur de la marque Cut By Fred, acheté sur la boutique La Belle Boucle. Je n’en ai jamais utilisé mais j’ai vraiment à coeur de faire attention à mes cheveux pendant ce voyage. Je ne veux pas revenir et devoir couper toutes mes longueurs car j’ai mis du temps à les faire pousser ! Seul point négatif, je n’avais pas vu avant d’acheter, le flacon est en verre donc j’espère ne pas le casser dans le transport. J’embarque aussi une petite bouteille de gel d’aloe vera bio que j’avais à la base pour fabriquer des cosmétiques maison. Ça pourra servir pour les cheveux mais aussi pour hydrater la peau ou soulager les coups de soleil.

Pour le visage, ma routine n’a pas beaucoup changé. J’emporte mon sérum Centifolia booster d’hydratation et ma crème prévention anti-âge Rasayana de chez Taaj. C’est un très bon combo qui convient parfaitement à ma peau. Par contre, je n’ai pas prévu de stock. Je verrai en cours de route comment adapter ma routine. Je n’ai volontairement pas pris de nettoyant visage non plus car je n’avais que des grands formats. Je me nettoierai principalement à l’eau et au savon puis je verrai sur place si j’ai envie d’acheter un produit spécifique.

Cette année sera probablement une année de no make-up pour moi mais j’avais quand même envie d’emmener le strict minimum pour pouvoir m’apprêter lors d’une soirée ou occasion particulière. J’ai pris mon mascara préféré de tous les temps, le Volume Up de Banana Beauty et mon rouge à lèvres préféré, un rouge orangé sans transfert de chez Sephora (teinte n°25, Coral sunset). Qui dit maquillage, dit démaquillant : toujours fidèle au démaquillant solide en stick Les Savons de Joya et cotons lavables Le Petit Carré Français.

J’ai aussi pris des petits essentiels comme la pince à épiler, le coupe ongle, un oriculi et les cotons-tiges réutilisables LastSwab (un pour les oreilles, un pour le maquillage), un chouchou en soie et un élastique en ressort pour les cheveux. Pour ce qui est du parfum, mon flacon est quasiment vide, j’en achèterai un petit au premier duty free ! En ce moment je porte Irrésistible de Givenchy.

J’ai rangé les produits que je n’utiliserai pas souvent et mes recharges dans la pochette rabattable intérieure et le reste dans la grande poche principale. Ça pèse un peu son poids tout ça : 1,7kg. C’est pile la marge que je m’étais laissée après les vêtements pour atteindre un poids maximal de 7kg. La bonne nouvelle, c’est que ça devrait s’alléger un peu au fur et à mesure.

Et toi, qu’est ce que tu emportes dans ta trousse de toilette quand tu voyages ?

D’ici mon départ, j’essayerai aussi de te préparer un article sur les accessoires techniques que j’emporte avec moi et ma trousse à pharmacie. En tout cas, n’hésite pas à t’abonner sur Instagram pour suivre mon aventure au quotidien !

Le contenu de mon sac à dos pour un an de voyage

Ce n’est pas la première fois que je pars un an loin de chez moi pour un voyage, mais c’est la première fois que je vais voyager si longtemps en sac à dos.

Quand je suis partie m’expatrier en Russie pendant un an, j’avais une place en résidence universitaire. Je savais que je pouvais emmener deux grosses valises et m’installer convenablement sur place.

Cette fois, on part à l’aventure avec un mode de vie itinérant. Alors pas question de porter toute sa maison sur son dos. Il fallait faire des choix et rester raisonnable. J’ai choisi de prévoir des vêtements pour une quinzaine de jours dans un sac de 40L pouvant passer en bagage cabine. C’est une option plus économique pour les étapes en avion et un gain de temps (pas d’enregistrement de bagage à l’aller et pas d’attente au tapis roulant à la descente).

Contrairement à la Russie, nous allons visiter des régions du monde où les températures seront plutôt estivales, quel que soit le moment de l’année. C’est un avantage pour alléger nos sacs car nous prenons en majorité des vêtements d’été, qui sont plus légers et moins encombrants. Au besoin, nous achèterons d’autres vêtements sur place si nous avons vraiment froid mais j’aimerais éviter donc j’ai essayé de prévoir au maximum.

Dans cet article, je vais te détailler les vêtements que j’ai prévu d’emmener et te partager mes réflexions autour du choix de sac à dos. Je ferai probablement des articles dédiés par la suite sur les autres types d’équipements, tels que les accessoires plus techniques, l’électronique ou encore ma trousse de toilette.

Ma liste de vêtements

Pour bien choisir mes vêtements, après mes vacances de septembre j’ai fait un tri et mis de côté ceux que j’ai préféré porter et dans lesquels j’étais la plus à l’aise. Oui, j’ai déjà fait mon sac et ça peut paraître un peu précoce. Mais en réalité, je trouvais cela beaucoup plus simple de le faire juste après l’été plutôt que d’essayer de me rappeler en plein hiver quels sont les vêtements d’été que je préfère. Quand on n’a pas porté un vêtement depuis longtemps, on peut en garder une image erronée (le choisir parce qu’il est joli en oubliant qu’il n’est pas pratique par exemple, ou pas des plus agréables à porter).

Bas : shorts et pantalons

Pour les bas, je n’ai prévu que des pantalons ou shorts. J’ai écarté les jupes car je trouve que c’est moins pratique ou du moins pas forcément adapté à ce type de voyage, même si j’en ai beaucoup portées cet été. J’ai quand même pris une robe pour avoir une tenue un peu plus habillée pour sortir.

En termes de pantalons, j’emmène mon jean Levi’s préféré. C’est un 501 bleu clair troué. Je suis hyper à l’aise dedans et je me dis que c’est un bon compromis pour un pantalon chaud mais pas trop. J’adore le porter l’été. J’ai aussi pris un pantalon large en toile et un jogging. Je n’en porte jamais (j’en ai acheté un) mais je me suis dit que j’apprécierai pour être à l’aise, comme quand je traîne à la maison en pyjama le week-end.

Pour les shorts, j’ai aussi pris un Levi’s. J’aime bien cette marque. C’est un coût mais ce sont des vêtements solides, que j’ai depuis au moins 3 ans. A côté, j’ai aussi prévu deux shorts en toile, plus légers, pour être un peu plus à l’aise.

Hauts : débardeurs et pulls

J’ai privilégié les débardeurs aux t-shirts car c’est la forme de hauts que je préfère pour l’été. En plus, ils sont plus fins et prennent donc moins de place dans le sac. J’en ai pris une dizaine ainsi qu’un petit haut bohème à manches longues, au cas où certaines visites demandent à être plus couverte (notamment au niveau des épaules), c’est courant dans les lieux sacrés ou spirituels.

Je n’ai prévu qu’un seul pull « classique », assez fin car j’ai aussi pris quelques vêtements techniques en cas de froid.

Vêtements techniques

J’ai beaucoup flâné dans les rayons de Decathlon ces derniers temps. J’aime cette enseigne autant pour leurs équipements que pour la marque en tant que telle, française et engagée, qui pratique des prix justes (pas de soldes) et accessibles.

J’ai notamment pris des vêtements en laine mérinos, fibre naturelle qui aide à réguler la température du corps. Je n’ai jamais testé mais a priori, elle maintient bien au chaud s’il fait froid tout en étant une matière respirante quand il fait chaud. J’ai pris un T-shirt, un caleçon long (que je peux porter sous mon jean ou mon jogging) et un haut à manches longues. J’ai aussi pris un T-shirt en coton, trouvé au rayon randonnée car je pense que c’est plus respirant qu’un T-shirt provenant d’une enseigne de mode classique.

Je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça un vêtement technique mais pour la serviette de bain, j’ai pris ma serviette microfibre de chez Decathlon. Je pense m’en servir aussi bien pour la douche que pour la plage, ce que je ne fais pas habituellement mais gain de place oblige. D’ailleurs, pour la baignade j’emmène deux maillots de bain deux pièces pour pouvoir alterner.

Enfin, j’ai pris une polaire zippée avec capuche et un coupe vent imperméable. C’est le seul « manteau » que j’ai prévu. J’espère que ça ira. Sinon, vive la technique de l’oignon, je multiplierai les couches.

Chaussures

Pour ma paire de chaussures principale, je me suis laissée guider par mon copain qui avait déjà eu besoin de chaussures techniques lorsqu’il a passé un an en Australie. Nous avons tous les deux pris le modèle XA Pro 3D de la marque Salomon, que j’avais aussi beaucoup vu dans les conseils de voyageurs. Ce sont des chaussures de trail censées pouvoir bien s’adapter aux différents types de sols.

A côté, j’ai prévu une paire de sandales à scratch et des tongs. Achetées cet été chez Pimkie, je ne suis pas sûre que les sandales me durent toute l’année mais elles sont assez confortables pour pouvoir marcher toute la journée ou faire une petite rando. Pour les tongs, même raisonnement : je voulais qu’elles soient assez confortables pour pouvoir marcher sur des petites distances. J’ai opté pour une paire de la marque Crocs (que je n’aurai pas forcément achetée en temps normal).

Le choix du sac à dos

Pour le sac à dos, le premier critère était le volume : 40L maximum pour pouvoir le faire passer en bagage cabine.

Mon sac à dos de voyage actuel est un 30L de la marque Forclaz (Decathlon). Il est très bien mais je voulais un sac un peu plus technique, avec plus de poches. Le modèle Forclaz Travel 100 40L est pas mal utilisé par les voyageurs comme nous, qui souhaitent un bagage adapté à la taille cabine. Mais je ne le trouvais pas très pratique au niveau de l’ouverture, ni même du nombre de poches.

Finalement, je me suis rendue compte que je n’étais pas fan de l’ouverture valise pour un sac à dos car ça oblige à le poser à plat sur le sol pour l’ouvrir et prendre des affaires. A l’instar de mon Forclaz, je préférais un sac qui s’ouvrait par en haut et par en bas pour pouvoir attraper rapidement un vêtement ou un objet. J’ai comparé beaucoup de modèles, ce n’était pas évident d’en trouver un qui cochait tous mes critères.

J’ai choisi le Lafuma Access 40W (modèle adapté à la morphologie féminine). Je l’ai commandé directement sur le site de Lafuma car je n’ai pas trouvé ce modèle femme en magasin. C’est un bon compromis car il s’ouvre par en haut avec un cordon et par en bas, jusqu’à la moitié du sac. Seul bémol, les dimensions ne sont pas exactement celles d’un bagage cabine standard. Il est un peu plus haut et moins large. Mais j’ai lu des témoignages de voyageurs qui n’avaient rencontré aucun problème donc j’ai décidé de prendre le risque. Je croise les doigts ! Le petit plus : Lafuma est une marque française, membre du mouvement « 1% for the Planet », soucieuse des matériaux utilisés. Ce sont des valeurs importantes à mes yeux qui peuvent faire la différence lors d’un achat.

Mon copain a opté pour le Osprey Fairpoint, très compact, multi-poches avec une ouverture valise. Comme quoi, c’est vraiment une question de feeling et d’organisation, propre à chacun !


Voilà, je ne sais pas si c’est la version définitive de mon sac avant de partir mais je suis assez contente de mes choix. J’ai déjà une idée du poids de mon sac avec tout ça par rapport à l’objectif que je me suis fixée et je suis plutôt bien partie pour le tenir ! A ton avis, il pèse combien ?

Un an pour parcourir le monde en sac à dos

Ça y est, c’est officiel ! Un projet de vie qui se concrétise.

J’ai toujours adoré voyager et l’aventure ne me fait pas peur. A 20 ans, je suis partie seule au fin fond de la Russie pour mes études, alors que je connaissais à peine la langue. Aujourd’hui, je la maîtrise et c’est l’une des choses dont je suis le plus fière dans mon petit parcours de vie à 26 ans.

Je me suis souvent imaginer travailler à l’étranger après mes études mais la vie en a décidé autrement. C’est en France que j’ai trouvé l’amour et que je suis restée. Mais étant tous les deux férus de voyage, nous avons vite compris que nous aurions besoin de repartir explorer de nouveaux horizons.

Nous avons tranquillement terminé nos études et débuté notre carrière professionnelle. On se faisait plaisir en s’offrant des petits voyages en Europe pendant les vacances, avec toujours le rêve en tête d’un jour tout mettre sur pause et prendre le large.

Le cheminement

Nous avons fait le choix de nous construire une expérience professionnelle solide avant de partir, ce qui s’avérait être aussi un avantage pour mettre de l’argent de côté et sécuriser notre retour. En effet, après avoir cumulé six ans d’expérience professionnelle et trois ans d’ancienneté dans la même entreprise, nous avions la possibilité de demander un congé sabbatique. Le congé sabbatique est un droit régi par le code du travail permettant à un salarié (du secteur privé) de s’absenter pendant 6 à 11 mois et de récupérer un poste et une rémunération équivalents à son retour. Et là, je t’avoue que je suis contente d’avoir cumulé les petits boulots en étant étudiante car j’ai la chance de pouvoir faire cette demande dès 26 ans. Nous partons un an au total car nous avons convenu avec notre employeur de poser un mois de congés payés avant le début du congé sabbatique.

L’itinéraire

Notre départ est prévu pour le mois de janvier, destination le Mexique. Notre itinéraire n’est pas figé car nous considérons qu’en un an, nous avons le temps de changer d’avis ou d’avoir des opportunités qu’on n’aurait pas forcément imaginées. Il faut également prendre en compte les restrictions éventuelles liées à la situation sanitaire et qui pourraient nous empêcher d’entrer sur un territoire ou un autre. La flexibilité sera notre maître-mot.

Globalement, nous avions tous les deux envie de découvrir l’Amérique latine (centrale et sud). Pour ma part, il était aussi important de découvrir l’Afrique par rapport à mes origines. Nous avons fait une croix sur l’Océanie et l’Asie, mon copain ayant déjà vécu un an en Australie et déjà visité plusieurs pays de cette zone du globe. A date, notre short-list est la suivante : Mexique, Nicaragua, Colombie, Pérou, Bolivie et Argentine sur le continent américain puis Bénin, Namibie, Kenya, Madagascar et l’île de la Réunion en Afrique. Nous comptons donc à peu près un mois par pays. Je serai très curieuse de relire cet article à notre retour pour comparer !

La préparation

Un tel voyage demande un peu de préparation, aussi bien au niveau du matériel que des démarches administratives. Pour nous (et de nombreux grands voyageurs), le site et la communauté Facebook des tourdumondistes ont été une véritable mine d’informations !

A trois mois du départ, nous n’avons pas encore tout finalisé mais nous avons bien avancé dans l’achat de notre matériel (sac à dos, chaussures, vêtements et équipements techniques, etc.), nous avons souscrit à une banque en ligne sans frais à l’étranger et nous avons pris les rendez-vous pour les vaccins. Nous sommes en train de faire les démarches administratives, notamment pour obtenir notre permis de conduire international, souscrire à une assurance ou encore faire les procurations pour les élections présidentielles à venir et autres évènements importants pouvant nécessiter notre signature.

Je pense que je partagerai régulièrement les étapes de préparation sur mon compte Instagram donc n’hésite pas à y jeter un oeil. J’espère que cet article t’a plu et que tu es prêt.e à me suivre dans ces aventures. J’ai si hâte ! Je suis preneuse de tout conseil si tu as déjà vécu ce type d’expérience ou toute question si tu as envie de sauter le pas. Ça sera un réel plaisir d’échanger sur le sujet.

Et toi, quels sont tes projets pour les mois à venir ou l’année prochaine ?

4 jours à Lisbonne

Quel bonheur de voyager à nouveau, après 2 ans entre confinements et déplacements limités… L’année dernière, j’ai quand même eu la chance de visiter les Gorges du Verdon et de faire un petit road trip dans le sud est de la France, mais prendre l’avion, être immergé dans un pays que tu ne connais pas, écouter les tons chantants d’une nouvelle langue et baigner dans une autre culture… C’est quand même autre chose ! 

C’est la première fois que je venais à Lisbonne et au Portugal en général. J’en avais entendu beaucoup de bien, autant sur l’ambiance que sur les choses à faire. Tout d’abord, d’un point de vue covid et restrictions sanitaires, il était demandé d’avoir un pass sanitaire valide pour prendre l’avion et de remplir un formulaire de suivi des voyageurs demandé par le gouvernement portugais. Rien de complexe, il suffisait d’indiquer d’où on venait, avec quelle compagnie, nos coordonnées et notre place assise dans l’avion (à remplir après l’enregistrement donc). En réalité, aucun document n’a été vérifié. J’ai téléchargé mon pass sanitaire sur l’application de la compagnie lorsque je me suis enregistrée en ligne mais il n’y a eu aucun contrôle, aussi bien au départ qu’à l’arrivée.

Le voyage a bien commencé, quand on s’est rendu compte en arrivant à l’aéroport qu’on avait oublié notre guide à la maison… J’avais acheté l’édition « Un grand week-end à », que j’aime beaucoup pour les voyages de moins d’une semaine. Je préfère toujours voyager avec un guide papier qui recense les éléments clés à ne pas manquer accompagnés de cartes pour pouvoir s’orienter sans être scotché sur son téléphone. Direction le magasin Relay pour en trouver un autre. Il n’y avait pas beaucoup de choix. Nous avons opté pour un guide Michelin, qui ressemble à ce qu’on a l’habitude d’utiliser. Il est assez bien fait, avec des conseils d’itinéraires, des explications et des cartes par quartier. Il propose aussi des adresses de bars et restaurants ainsi que des boutiques par quartier mais j’ai trouvé dommage que ce soit dans une rubrique à part et que toutes les bonnes adresses d’un quartier ne soient pas recensées au même endroit.

A mon tour de faire le guide et de te partager nos moments lisboètes ! Retour sur nos 4 jours dans la capitale de la faïence, ses façades colorées, ses rues pavées et son vieux tram jaune.

Nous sommes arrivés le vendredi soir vers 17h (heure locale — 1h de décalage avec la France). Il nous a fallu ensuite une petite heure pour rejoindre notre Airbnb situé dans le quartier historique d’Alfama en métro. On nous avait prévenu qu’il fallait venir avec des bonnes chaussures, ça n’a pas loupé. Ce quartier aux multiples ruelles et escaliers est bien pentu. Après avoir déposé nos affaires, nous nous sommes baladés jusqu’au quartier du Chiado pour manger et la Place du Commerce (Praça do Comércio) dans la Baixa (ville basse).

Jour 1 : découverte des quartiers typiques de Lisbonne

Pour notre premier jour, nous avons voulu visiter les quartiers typiques de Lisbonne à pied. Nous avons pris notre petit déjeuner sur les quais, non loin de la Praça do Comércio puis nous avons pris un peu de hauteur à bord de l’elevador de Santa Justa. Malheureusement, le point de vue tout en haut était fermé mais ça ne nous a pas empêché d’apprécier la vue sur les toits de tuiles orangés et les bâtisses colorées. Nous avons poursuivi notre marche jusqu’à Rossio et nous nous sommes arrêtés écouter un groupe de jeunes musiciens portugais jouer sur la place Pedro IV.

En continuant notre ascension, nous avons à nouveau profité de la vue sur la ville depuis le belvédère de Sao Pedro de Alcântara dans le Bairro Alto (ville haute) puis depuis le parc Eduardo VII après avoir remonté l’avenue de la liberté (Avenida da Libertade). Le parc était très animé car c’était la fête du livre : livres par milliers et séances de dédicaces, de quoi attirer les foules. Je ne m’y suis pas risquée à chercher des lectures en portugais, et de toute façon ma PAL est déjà bien remplie !

10km de marche plus tard, nous sommes redescendus en métro jusqu’à Alfama pour profiter tranquillement de notre soirée. 

Jour 2 : Cristo Rei et le quartier de Belém

Le lendemain matin, nous avons pris le bateau direction le village d’Almada de l’autre côté de la rive du Tage pour aller voir la statue du Christ-Roi (Cristo Rei), réplique réduite du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro. Depuis le débarcadère, un bus fait le trajet jusqu’en haut de la colline mais les horaires ne coïncidaient pas avec notre arrivée donc nous y sommes montés en tuk-tuk. Ils sont très nombreux à circuler dans la région de Lisbonne et à proposer des visites guidées. Ça peut être une solution pour épargner ses jambes lorsqu’il devient difficile de marcher dans les rues pentues. 

Une fois arrivé en au pied de la statue, le temps d’attente pour y monter est assez long car la jauge est réduite à cause des restrictions sanitaires (une dizaine de personnes seulement, tour à tour). De plus, nous avons dû passer dans une machine de désinfection avant de prendre l’ascenseur. La visite en elle-même est assez rapide mais la vue sur Lisbonne et le pont du 25 avril est appréciable, un tout nouvel angle sur la ville aux 7 collines. 

En redescendant dans le village d’Almada, au bord de la rive, il est possible de manger sur place de nombreuses spécialités de poissons, dans le bourg ou même sur un ponton au plus près du grand pont rouge, dans le restaurant Ponto Final. On me l’avait conseillé mais nous avons préféré reprendre la route pour profiter de notre après-midi dans le quartier de Belém.

Nous avons repris le bateau puis un train (env. 15min) pour y arriver. Nous avons profité d’un déjeuner au bord du Tage avec la vue opposée à celle du matin puis marché en direction de l’imposant Monument des Découvertes (Padrão dos descobrimentos), représentant la proue d’un navire et son équipage, en quête de nouvelles terres à conquérir.

J’ai beaucoup aimé ce quartier, chargé d’histoire et de culture : un peu plus loin sur le quai, la fameuse tour de Belém bâtie au XVIème siècle, le mémorial des combattants d’outre-mer, puis en revenant au cœur du quartier, le musée d’art moderne et le centre culturel, le monastère des Hyéronimites, son magnifique cloître et l’église Santa Maria.

Au retour, nous nous sommes arrêtés quelques stations plus tôt, à Alcântara-Mar pour profiter de notre soirée à LX Factory. C’est un mini quartier avec de nombreux bars, restaurants, boutiques de type concept stores ou produits de seconde main, du street art et de la musique. Pour les bordelais, ça ressemble beaucoup à Darwin. C’est comme ça qu’on me l’avait décrit et je trouve que ça correspond tout à fait. C’est un peu excentré de la ville mais je conseille vraiment d’y passer pour une soirée bonne ambiance, sans prise de tête entre copains. On est rentré en taxi (Freenow) pour moins de 5€ jusqu’à Alfama (25min).

Jour 3 : dans les hauteurs de Sintra

Après avoir bien arpenté les quartiers historiques de Lisbonne, nous nous sommes un peu éloignés pour découvrir d’autres adresses typiques de la région. Nous avons pris le train de la gare de Rossio direction Sintra et ses multiples palais d’antan dans les hauteurs, joyaux colorés témoins d’une autre époque et vues imprenables. 

Les trains partent toutes les 10 minutes, pour un trajet d’environ 35 minutes. A l’arrivée, on peut prendre directement un bus depuis la gare pour un circuit vers les différents palais. Nous sommes d’abord montés vers le château des Maures (Castelo dos Mouros) mais nous avons finalement décidé de commencer par la visite du Palácio Nacional da Pena car il est impossible de tout voir en une seule journée et c’est un incontournable avec ses dômes, ses façades jaunes, bleues carrelées et sa tour rouge. Nous avons mangé à la cafétéria sur place juste avant la visite. Il faut compter au moins 1h30 pour faire le tour du palais mais il est possible d’y passer la journée entière en s’y perdant dans ses jardins (Parque da Pena). 

Pour notre deuxième visite, nous nous sommes fiés aux avis des locaux qui nous conseillaient de ne pas manquer la Quinta da Regaleira, palais du XXème siècle, construit par un riche homme d’affaires portugais et végétation luxuriante. Le parc est immense, c’est très agréable de s’y balader. Nous avons assisté à un petit spectacle d’humour sur place (en anglais), dans un décor exotique qui nous plonge dans une autre époque.

J’ai beaucoup aimé cette journée. Si tu as plus de temps, je te conseille de faire au moins deux jours autour de Sintra. Par contre, chaque visite coûte environ 10€ par personne, ce qui peut vite revenir cher. Il me semble qu’en réservant sur internet plusieurs visites en même temps, des réductions sont proposées mais ça peut être risqué car difficile de prévoir à l’avance le temps passé sur chaque lieu.

A notre retour, nous sommes allés manger dans un petit restaurant bistronomique typique portugais dans notre quartier d’Alfama. Ça faisait deux jours que nous passions devant en rentrant chez nous en fin de soirée. J’avais gardé en tête de tester cette adresse avant la fin du séjour car le décor soigné et la carte me donnaient très envie. Je ne me suis pas trompée ! Nous avons super bien mangé. Les plats sont vraiment typiques et très bien travaillés. En plus de ça, les serveurs étaient adorables ! Une adresse découverte par hasard que je recommande vraiment, qui ne figurait pas du tout dans notre guide mais le mériterait largement : le restaurant Santa, cozinha portuguesa contemporânea (cuisine portugaise contemporaine).

Jour 4 : le château São Jorge, Benfica et Cascais

Pour notre dernier jour, nous nous sommes laissés porter, pas de programme particulier et pas de réveil au petit matin. Après tout, c’était les vacances ! Nous avons commencé la journée par la visite du château de São Jorge en fin de matinée, offrant une vue imprenable du haut d’Alfama sur les toits de Lisbonne jusqu’à la Praça do Comércio, où entre remparts et jardins, plusieurs familles de paons majestueux se baladent librement.

Nous nous sommes ensuite rendus dans le quartier de Benfica en métro (les footeux en ont sûrement déjà entendu parler) pour visiter le Palácio dos Marqueses de Fronteira (Palais des marquis de Fronteira), réputé pour ses azulejos du XVIIème siècle et ses jardins. Les azulejos sont les carreaux de faïence décorés typiques du Portugal que l’on retrouve sur de nombreuses façades de maison. Ils peuvent représenter des formes géométriques ou des décors et personnages dans un ensemble. 

Malheureusement, nous n’avons pas pu visiter l’intérieur du Palais car il n’y a que deux horaires de visites guidées par jour au matin et nous sommes arrivés trop tard mais le jardin était en libre accès (pour 5€ par personne). Contrairement à la plupart des autres visites, nous avons pu profiter seuls du décor. Ce palais est assez excentré de Lisbonne, dans un quartier plutôt de banlieue et donc peut-être à première vue moins attirant. Mais il n’en était pas moins agréable de prendre le temps et profiter de ce décor à deux dans le calme.

Dans ce quartier, notre guide conseillait également de visiter le Jardim Zoológico (grand zoo) et le Parque Florestal de Monsanto, parc de 900 hectares, considéré comme le poumon de la ville où il est possible de faire un parcours de randonnée balisée sur 14km à la découverte de la faune et la flore. Nous n’avons pas poursuivi les visites en ce sens. A la dernière minute, nous avons décidé de nous rendre à Cascais pour découvrir les plages autour de Lisbonne. Nous avons commandé un taxi pour gagner du temps (19€ pour 25min de route). La visite étant imprévue, nous n’avions pas nos maillots de bain mais nous avons mangé dans le petit village et nous sommes baladés le long des quais, de la forteresse et jusqu’au parc municipal. Nous sommes rentrés en train jusqu’à Cais do Sodré et avons achevé notre séjour en flânant dans les rues colorées de cette magnifique capitale et montant enfin à bord de la fameuse ligne 28 du tram jaune.

Obrigada Lisboa : mon bilan

J’ai adoré ces quelques jours à Lisbonne, qui nous ont permis de bien déconnecter ! Les moments que j’ai préférés sont la journée à Belém et le quartier Alfama où nous vivions. Nous avons quasiment tout fait à pied. C’est sportif mais très agréable de se perdre dans les ruelles colorées. J’étais très étonnée de croiser autant de Français et de locaux qui parlaient français. Dans de nombreux restaurants, les serveurs nous parlaient en français. D’un sens, c’est plus simple mais pour moi, essayer de s’exprimer dans une nouvelle langue et faire des recherches pour comprendre fait aussi partie du voyage et de l’expérience. Enfin, nous avons eu la chance de faire beaucoup de visites mais cela représente un certain budget car il faut compter en moyenne 10€ par personne par visite.

Et toi, tu connais Lisbonne ? Des recommandations à ajouter ?

J’espère que tes vacances d’été (ou en décalé comme moi) se sont bien passées ! N’hésite pas à m’écrire si tu as envie de partager ces moments. Il ne me reste plus qu’à te souhaiter une bonne rentrée !

Voyager à travers les époques le temps d’un week-end : 2 jours au Puy du Fou

Que dis-tu d’un bond dans le passé le temps d’un article ? Je ne vais pas me risquer à écrire dans un vocabulaire ancien mais je vais essayer de faire au mieux pour te donner l’impression de (re)vivre avec moi cette expérience à travers les époques.

J’avais déjà entendu parler du Puy du Fou autour de moi mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressée. C’est ma maman qui m’a fait part il y a quelques années de son envie d’y passer un week-end en famille. J’avais tenté plusieurs fois de faire une réservation mais à chaque fois il n’y avait plus de place pour la Cinéscénie, l’évènement à ne pas manquer le samedi soir. Premier conseil : s’y prendre bien à l’avance pour obtenir des places pour le parc et la Cinéscénie. Cette fois-ci, c’était la bonne. J’ai fait la réservation au mois de novembre pour un séjour en juillet. En plus, j’ai pu offrir les places en cadeau à Noël pour ma maman ! Au départ, j’avais pris des billets pour une journée et la Cinéscénie mais de nombreuses personnes autour de moi m’ont conseillé de rester 2 jours pour avoir le temps de tout voir. Après coup, je suis bien contente d’avoir changé ma réservation. C’est mon deuxième conseil : prendre le temps de visiter sur 2 jours.

A mi-chemin entre Bordeaux et la Normandie, nous nous sommes rejoints devant l’entrée du parc le samedi matin après 3h de route. Nous avons récupéré un plan et nous nous sommes dirigés vers un premier spectacle. En temps de covid, le masque était obligatoire dans tout le parc mais le pass sanitaire n’était demandé que pour accéder à la Cinéscénie (test négatif de moins de 48h ou preuve de vaccination complète de plus de 15 jours).

Je suis habituée aux parcs d’attraction comme Disneyland et le Parc Astérix mais c’est la première fois que je venais dans un parc à spectacles. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. La plus grande différence réside dans le fait qu’il y ait des horaires à respecter pour chacun des spectacles. La journée doit être programmée, on ne peut pas vraiment se laisser porter et faire les attractions quand on en a envie ou quand elles se trouvent à côté sur notre chemin. Il est donc important de bien regarder les horaires en arrivant et de choisir l’ordre des spectacles. Le parc compte une quinzaine de spectacles, dont 6 grands spectacles et 4 « musées animés » accessibles en continu. Les tribunes des grands spectacles sont accessibles 30 minutes avant l’horaire de début affiché. Il faut donc prendre en compte ce délai pour assister à un spectacle. En arrivant moins de 15 minutes avant, c’est généralement trop tard.

Déroulement de la journée

Nous avons commencé par le grand spectacle Les Vikings à 11h. Village en bois du Xème siècle, animaux sauvages, cascades et combats à l’épée… Un décor réaliste qui nous plonge tout de suite dans l’univers et un spectacle impressionnant. J’ai beaucoup aimé mais pour être honnête, n’étant pas une grande fan d’Histoire, au début j’ai eu peur que la journée soit longue et répétitive à enchaîner des spectacles de vikings… Cette impression s’est vite dissipée avec les spectacles suivants. D’autant plus que le parc est divisé en plusieurs univers, du Ier au XXème siècle, donc les décors évoluent.

Certains spectacles sont en intérieur mais la plupart se déroulent à ciel ouvert et sont maintenus en cas de pluie. Je te conseille de bien regarder la météo avant de venir et de prévoir un bon kway si le temps est incertain. Nous avons eu de la pluie tout l’après-midi lors de la première journée. J’étais bien équipée mais ma maman n’avait pas prévu. Heureusement, elle a pu se procurer un poncho de pluie dans une boutique.

Les spectacles

Nous avons vu 8 spectacles sur la première journée, dans l’ordre :

  • Les Vikings (grand spectacle)
  • Le Bal des Oiseaux Fantômes (grand spectacle), une volière à ciel ouvert avec de nombreux rapaces volant au-dessus de nos têtes
  • Le Signe du Triomphe (grand spectacle), course de char au sein de l’arène de Jules César
  • Les Chevaliers de la Table Ronde, un décor enchanteur pour Excalibur et son rocher, témoins du sacre d’Arthur engagé dans la quête du Graal
  • Mousquetaire de Richelieu (grand spectacle), danses espagnoles et ballet équestre entre Cyrano et Dartagnan
  • Le Secret de la Lance (grand spectacle), flûte enchantée, voix imaginaires et figures de voltige à l’époque de Jeanne d’Arc
  • Le Mystère de la Pérouse (musée animé), traversée de l’Atlantique
  • Le Premier royaume (musée animé),

Si tous véhiculent un peu de magie en nous faisant voyager à travers les époques, celui que j’ai préféré est Mousquetaire de Richelieu. Il se déroule au sein d’un théâtre ancien, digne de son époque (XVIIème siècle). Les décors, les costumes et les jeux de lumière sont magnifiques. La scène est en fait une carrière où des chevaux majestueux œuvrent, ne faisant qu’un avec leur cavalier ou leur dresseur.

Le Secret de la Lance et Le Signe du Triomphe entrent également dans mon Top 3, sûrement aussi pour les prouesses avec les chevaux mais les décors et les effets spéciaux sont remarquables !

Pour la deuxième journée, il nous restait un grand spectacle à voir, des petites animations et des musées animés. C’était beaucoup plus tranquille, nous étions moins pressés. Dans l’ordre, nous avons vu :

  • Le Dernier Panache (grand spectacle), une vue 360 à bord d’un galion retraçant le parcours d’un officier de la Marine française du XVIIIème siècle
  • Le Grand Carillon et ses techniciens acrobates
  • Les Grandes Eaux et ses fontaines dansantes

Nous nous sommes aussi baladé dans le Monde Imaginaire de La Fontaine et ses animaux et avons découverts les différents ateliers d’artisans aux méthodes ancestrales comme le tailleur de pierre et le souffleur de verre. Le dimanche après-midi, nous avons terminé notre visite vers 16h. Nous étions assez fatigués de notre intense journée du samedi ! Nous nous sommes levés à 5h du matin pour faire la route et avons profité du parc jusqu’à plus de minuit à la fin de la Cinéscénie. Nous avons aussi beaucoup marché, avec plus de 11km au compteur.

En restant jusqu’à la fin de la journée du dimanche, nous aurions pu voir 4 animations et spectacles supplémentaires :

  • Les Automates Musiciens
  • La Renaissance du Château (musée animé)
  • Les Amoureux de Verdun (musée animé)
  • Les Noces de Feu (spectacle du dimanche soir)

Nous étions quand même très contents de notre séjour car nous avons pu voir les principaux spectacles et les plus impressionnants je pense.

La Cinéscénie

La Cinéscénie débute à 22h30 (il est conseillé d’arriver une heure avant). Les gradins sont situés dans une autre partie du parc avec entrée dédiée. C’est en extérieur et non abrité donc il faut être bien couvert. Il y avait pas mal de vent. Certains avaient prévu le plaid, nous n’y avions pas pensé mais c’est vrai qu’une couverture aurait été la bienvenue !

Le spectacle dure 1h30, c’est un peu un résumé du parc et de ses époques puisqu’on y suit l’histoire d’un petit garçon et de sa famille, du Moyen-Âge jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les décors et les effets sont spectaculaires ! Personnages costumés et animaux évoluent autour d’un grand bassin, sous nos étoiles, jeux de lumière artificielles et feux d’artifice. Plus de 1000 acteurs jouent ce spectacle et près de 5000 bénévoles participent à sa création, de la direction artistique à la mise en place des effets techniques.

Malheureusement, j’étais si fatiguée de ma journée que je n’ai pas vu le spectacle en entier… Je me suis endormie dans les gradins (oups). J’ai ressenti quelques moments de creux mais je ne sais pas si c’était dû à la fatigue ou si le rythme ralentissait vraiment parfois…

Il est vrai que c’est un incontournable, comme on me l’avait décrit mais un séjour au Puy du Fou sans voir la Cinéscénie vaut quand même tout à fait le détour selon moi !

La restauration

Nous avions prévu un pique-nique pour le samedi midi et voulions manger sur place pour les autres repas. Il est possible de réserver une table au restaurant au moment de la réservation des billets mais je pensais voir ça sur le moment. C’est une erreur car beaucoup de personnes le font et les restaurants sont vite complets. Nous n’avions pas vu non plus qu’il est indiqué sur le plan que la plupart des restaurants nécessitent une réservation, soit par téléphone pendant la journée, soit au point d’informations dédié à l’entrée du parc. Nous avons quand même pu dîner sur place, à un stand de restauration rapide mais c’est vrai que j’aurai aimé l’expérience d’un restaurant dans un décor d’époque.

C’est pourquoi le dimanche matin dès notre arrivée, nous nous sommes arrêtés au point d’informations sur les restaurants. Il ne restait de la place que dans un seul restaurant avec service à table, ce qui confirme qu’il faut également s’organiser à l’avance pour manger. Il s’agissait du restaurant animé Le Relais de la Poste au sein du village du XVIIIème. Nous avons saisi l’opportunité.

Il existe 2 restaurants animés avec menu unique pour une trentaine d’euros par personne (boissons comprises dont le vin). C’est un peu cher pour ce que c’est en soi mais les quantités étaient très généreuses. Je me rends compte d’ailleurs en rédigeant cet article qu’il est possible d’économiser jusqu’à 20% par repas en les réservant en ligne avant la visite !

Notre menu : terrine de Rillaud, salade du Cocher (salade, émincé de volaille, croûtons, œufs durs), Brigandin Vendéen (manchon de canard, saucisse brigandine, lard, mogettes de Vendée Label Rouge) et dessert à base de pommes caramélisées, brioche façon pain perdu, crème anglaise.

Entre chaque plat, des chanteurs habillés en tenus d’époques venaient nous chanter des comptines. C’était plutôt enfantin mais nous avons passé un bon moment. C’était l’anniversaire de mon frère donc nous avons demandé aux chanteurs de lui dédier une chanson. Il ne s’attendait pas à cette surprise, il était un peu gêné mais on a bien rigolé !

Si c’était à refaire, je réserverais des places au restaurant à l’avance. J’aurai beaucoup aimé dîner au Café de la Madelon, restaurant en mode café théâtre avec une scène, acteurs et danseurs dans une ambiance de mariage des années 1900 !

Pour information, les titres restaurants ne sont acceptés dans aucun service de restauration sur place.

Le logement

Nous avons passé la nuit du samedi chez Annie, notre hôte Airbnb qui propose 2 chambres annexes à sa maison à moins de 10 minutes du parc, à Saint-Malô-du-Bois. La nôtre, intitulé L’Etape, permettait d’accueillir 6 personnes, avec trois lits deux places (dont un en hauteur) et une salle de bains. C’était très confortable pour nous à 4. La sortie temporaire du parc étant autorisée, nous sommes allés déposer nos affaires pendant un moment de creux entre le dîner et le début de la Cinéscénie, ce qui nous a permis de rentrer directement nous coucher après le spectacle, sans déranger et sans avoir besoin de faire la visite.

Le petit-déjeuner, proposé en supplément le lendemain matin, était servi chez Annie et son mari, autour d’une grande table. Nous avons apprécié car c’était frais et complet (pain, viennoiseries, céréales, fruits, yaourt, boissons chaudes et froides).

C’est un logement d’un très bon rapport qualité/prix avec des hôtes sympathiques, que je te recommande pour un séjour au Puy du Fou.

Mes conseils

Pour résumer, mon premier conseil est de réserver bien à l’avance pour obtenir des billets pour la Cinéscénie. Je te conseille également de réserver un restaurant avec service à table au moment de la réservation si tu veux tenter l’expérience pour être sûr d’avoir de la place et payer moins cher.

Renseigne-toi bien sur la météo et prévois ton équipement en fonction : un kway si pluie, chapeau et crème solaire s’il y a du soleil car il peut faire vite très chaud pendant les spectacles en plein air (ce n’est pas abrité), un bon pull voire des couvertures si tu as prévu d’assister à la Cinéscénie.

Même si la journée était bien rythmée par les horaires des spectacles, nous avons pris du temps pour nous balader et je n’ai pas eu l’impression d’avoir à me presser tout le temps. Deux jours suffisent largement pour assister à tous les spectacles et explorer tous les recoins du parc.

Si c’était à refaire, je prévoirais peut-être de loger dans la région dès le vendredi soir ou même d’arriver le samedi en début d’après-midi pour être en forme pour la Cinéscénie et faire un deuxième jour complet. Si tu n’as pas la possibilité d’y aller sur 2 jours, tu peux même y aller le samedi uniquement pour la Cinéscénie et passer la journée du dimanche. La fatigue sera mieux répartie ! Dans ce cas, privilégie les grands spectacles et les animations en dehors des musées.

Bilan

J’ai beaucoup aimé cette expérience ! Nous avons passé un excellent weekend en famille à travers les époques. Les décors sont magnifiques, réalistes et les spectacles en mettent vraiment plein la vue. Tous les petits détails sont très travaillés.

Seul bémol selon moi, je n’ai pas trouvé d’explication sur place sur l’origine du lieu. J’aurai aimé découvrir pourquoi le parc s’appelle le Puy du Fou et les liens spécifiques avec la région vendéenne, s’il y en a. J’ai également trouvé dommage qu’il n’y ait pas de chronologie dans la traversée des époques ni de points d’Histoire. Au-delà des légendes racontées dans les spectacles, j’aurai aimé en apprendre plus sur les périodes de l’Histoire présentées.


J’espère que cet article t’a plu et que ça t’a fait voyager un peu dans le temps ! J’ai essayé d’être la plus complète possible mais n’hésite pas à me dire en commentaires si j’ai oublié des choses ou si tu as eu une expérience différente.

Quels seraient tes conseils pour les futurs voyageurs à travers les époques ?

De Vannes à Saint Brieuc : une semaine pour faire le tour de la Bretagne en camping-car

Je suis si heureuse d’enfin écrire une revue voyage sur le blog car j’adore voyager et explorer notre belle planète ! Avant le covid, je passais rarement une année entière sans partir à l’étranger. Depuis le premier confinement, je ne compte plus les billets d’avion décalés puis annulés… Et j’ai si hâte de pouvoir partir à nouveau.

En attendant, il a fallu improviser et faire preuve d’ingéniosité pour s’aérer la tête, découvrir de nouveaux endroits dans un rayon limité et profiter des vacances autrement. Pour une semaine de vacances en France au mois de mai, on a opté pour une solution de facilité. Mon copain est breton, ses parents ont un camping-car, nous voilà partis faire le tour de la Bretagne dans notre petite maison ambulante. Mets ta ceinture, je t’emmène avec nous en détail et en photos sur les étapes de notre périple. J’espère que ça te plaira !

Nous sommes partis du sud de la Bretagne, près de Redon où vit ma belle-famille, direction Vannes. Notre objectif : longer la côte pour remonter jusqu’à Saint-Brieuc.

Bretagne sud et golfe du Morbihan

Nous avons commencé notre première journée par une rapide balade dans le golfe du Morbihan, à la pointe du Bill puis à Arradon. Cette partie de la Bretagne est vraiment magnifique avec toutes ses petites îles mais nous avons fait le choix de ne pas nous y attarder car nous avons l’occasion d’y revenir plus souvent par rapport à la longue route et toutes les autres étapes qui nous attendaient. D’ailleurs, nous avions déjà fait le tour de l’île aux Moines il y a 2 ans lors d’un week-end entre copains. L’idéal pour visiter cette zone, c’est d’avoir un petit bateau pour atteindre les différentes îles et petites criques en été ou lors des beaux jours.

Niveau météo, on était un peu juste en température (entre 10 et 15°C) mais on a eu de la chance car malgré la pluie annoncée toute la semaine, nous avons eu des éclaircies chaque jour. Le dicton « en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour » est totalement vrai !

Nous avons ensuite repris la route vers Concarneau et cherché un endroit où stationner pour notre première nuit. Globalement, nous n’avons pas eu de problème pour circuler ou nous garer avec le camping-car. Quelques parkings sont limités aux véhicules inférieurs à 2m avec des barrières à l’entrée mais nous avons toujours réussi à trouver un endroit où nous arrêter, sans avoir besoin d’aller sur une aire réservée aux campings-cars (avec accès payant).

Les côtes du Finistère

Pour notre première nuit, nous nous sommes arrêtés à Pont-Aven, petit village d’artistes plein de charme. Nous avons dormi dans une rue d’un lotissement calme, non loin du port où nous avons pu profité de la luminosité du soleil couchant. C’était très agréable. Après un repas sur le pouce, nous sommes descendus nous balader jusqu’au port.

Le lendemain matin, nous avons pris notre petit déjeuner sur la place centrale du village avant de visiter le bourg, le long des rues aux nombreuses galeries d’art et de l’ancien moulin jusqu’à l’autre côté du port. Nous nous sommes arrêtés là par hasard mais j’ai beaucoup aimé, c’est très mignon. Je pense que c’est assez touristique mais nous n’avons croisé que des locaux en pleine semaine hors saison. J’ai été assez étonnée de voir des galeries d’art à chaque coin de rue dans un si petit village. Nous en avons croisé une dizaine ! A croire que ce lieu si paisible est une belle source d’inspiration. Le charme aurait été encore plus grand si nous avions pu les visiter et si les petits restaurants et leurs terrasses avaient été ouverts.

Direction Concarneau, nous n’avons pas pris le chemin le plus court car nous avons choisi de longer la côte au maximum pendant tout notre périple. Sur les conseils d’une amie originaire du coin, nous nous sommes arrêtés à Port-Manech pour une rapide balade, avec une magnifique vue de hauteur près du phare.

Nos deux prochaines étapes nous ont aussi été conseillées par notre amie. Nous sommes très contents de nous y être arrêtés. Ça valait le détour et sans ces conseils, nous les aurions peut-être manquées ! Alors à mon tour aujourd’hui de te les conseiller si tu passes par-là.

D’abord, nous sommes allés voir les chaumières de Kerascoët. Nous avons fait une bonne balade autour de ce petit village aux airs d’antan jusqu’à une petite chapelle. Nous avons croisé un habitant qui a gentiment proposé de nous offrir du basilic frais de son jardin. C’est si agréable de retrouver un contact humain, un peu de générosité et du bonheur dans les choses simples.

Ensuite, nous nous sommes envolés vers la plage de Tahiti, eaux turquoises et sable blanc. Si cette tournure est pour la blague, c’est bien le vrai nom de cette plage à Névez. On ne voulait pas rater cette étape, juste pour pouvoir dire qu’on est allé à Tahiti. Comme quoi, pas besoin d’aller très loin pour faire rêver ! Peut-être qu’un jour, j’aurai l’occasion de comparer…

Autour de Quimper : de Concarneau à Douarnenez

Enfin, nous voilà de retour à la civilisation à Concarneau. Après un déjeuner face au port, nous avons visité la ville close. Rues pavées, maisons en pierre, à colombages et remparts, tout un charme dans l’ancien. Confinement oblige, tous les magasins étaient fermés. Aucun doute que des boutiques ouvertes auraient donné un peu plus de vie et accentué le charme de cette ancienne ville. Ce n’est pas très loin de là où vit ma belle-famille (à peine 2h) donc j’aurai plaisir à y retourner à la belle saison ! En plus, il y a des départs vers les îles de Glénan. Ça sera l’occasion car c’est un archipel magnifique, que nombre de mes amis bretons m’ont conseillé !

Fin de notre deuxième journée, nous nous sommes arrêtés à Bénodet pour la nuit avant de reprendre la route le lendemain matin sur le sentier côtier jusqu’à Audierne puis direction Plogoff et la Pointe du Raz. C’est un peu bateau de dire ça mais j’ai eu la preuve que dans un périple, le trajet peut compter autant que la destination. Si on avait pris la route principale, on aurait peut-être gagner du temps mais on se serait privé de magnifiques vues sur l’océan.

J’ai bien aimé le petit village de Plogoff. Nous nous sommes arrêtés pour y manger face au port puis nous avons visité la biscuiterie de la Pointe du Raz. C’était ouvert malgré le contexte et nous avons pu visiter l’atelier avec un masque derrière des verrières. Malheureusement, nous sommes arrivés un peu tard et la fabrication pour la journée était terminée mais le parcours est bien fait et les explications sont très claires. Grâce aux illustrations, nous avons pu voir comment étaient fabriqués les galettes et les palets bretons. On s’est laissé tenter et on a ramené pas mal de souvenirs gourmands pour nous et pour nos familles. Si tu veux voir la fabrication des biscuits, je te conseille de faire cette étape le matin.

Nous avons enchaîné avec les paysages à couper le souffle lors d’une petite randonnée à la Pointe du Raz, dignes d’un décor de cascades pour le cinéma ou de la côte sauvage d’un pays exotique. Magnifique vue sur les eaux bleues de l’océan du haut des rochers et promenade sur les sentiers rendue agréable grâce à ces petites fleurs jaunes à l’odeur de noix de coco. Pour l’anecdote, pendant plusieurs jours, lors de nos balades je me demandais quelle était cette odeur que je semblais connaître mais sur laquelle je n’arrivais pas à mettre un nom. La curiosité étant trop forte, me voilà en train de rechercher « fleurs jaunes Bretagne » sur Google. C’est comme ça que j’ai découvert que ces fleurs jaunes que l’on croisait partout, les ajoncs, étaient un emblème de la Bretagne et dégageaient une subtile odeur de noix de coco. L’impression en pleine nature d’être en train d’appliquer un soin à l’huile de coco sur mes cheveux, c’est assez perturbant mais pas désagréable.

Enfin, nous avons passé la nuit à la Pointe du Millier, où nous avons admiré un magnifique coucher de soleil, bien que les vêtements d’hiver eussent été de rigueur (manteau, cache-oreilles et gants) !

Nous sommes arrivés à Douarnenez le quatrième jour, ambiance petit village et maisons colorées et balade sur le port.

Les pointes du Cap de La Chèvre

Sur la route vers Crozon et le Cap de la Chèvre, nous nous sommes arrêtés dans le village historique de Locronan. Net contraste avec les maisons colorées de Douarnenez, bâtiments en pierre et temps grisonnant, l’impression d’être plongés dans une autre époque.

Nous avons ensuite repris la route vers Crozon, où nous avons mangé avant d’aller se balader sur le Cap de la Chèvre. En regardant la carte et avec un peu d’imagination, c’est assez facile de comprendre pourquoi ce nom et je trouve ça plutôt rigolo. Nous n’avons pas pris le temps de faire les 3 pointes principales. Nous nous sommes surtout baladé autour de Camaret-Sur-Mer et de la Pointe du Pen-Hir, dans un décor tout aussi impressionnant qu’à la Pointe du Raz. Nous avons aussi croisé quelques menhirs, signes de rites celtes anciens et très intrigants.

De Kerlouan à la baie de Morlaix

Cette dernière étape du Finistère est l’une de mes préférées. Sur les conseils d’un collègue breton, nous nous sommes arrêtés à Kerlouan où nous avons passé la nuit. Encore une fois, nous ne nous serions jamais arrêtés ici par hasard… Comme quoi, il faut toujours écouter les locaux ! Que de bons conseils. J’ai adoré cette plage et tous ces rochers échoués. J’ai trouvé le décor un peu mystique, c’est bizarre à expliquer mais j’ai ressenti quelque chose de particulier.

Nous nous sommes enfoncés un peu plus dans les rochers en visitant le site classé de Meneham, ancien village de pêcheurs aujourd’hui à l’abandon, entre toits de chaumes et rochers impressionnants. Pour la petite anecdote, c’est un lieu très spécial pour le collègue qui nous a recommandé la visite car son grand-père faisait partie des derniers habitants du village avant qu’il ne soit classé et réservé au tourisme de mémoire suite à sa disparition. Il y a passé son enfance et nous a raconté ses souvenirs. Ça a donné une autre valeur à notre excursion, comme si nous faisions partie d’un cercle restreint de chanceux qui connaissent les secrets et les histoires de vie qu’une majorité de visiteurs ne soupçonne pas.

Après une pause déjeuner à Roscoff, nous avons de nouveau apprécié le trajet, sur la route de la Corniche entre Carantec et Morlaix pour nos derniers moments dans le Finistère.

Côtes d’Armor : de la côte de granit rose à Saint-Brieuc

Le meilleur pour la fin… Comme si c’était écrit. Notre passage dans les Côtes d’Armor a été assez bref par manque de temps puisque nous étions déjà à notre avant-dernier jour de voyage. Mais nous n’avons pas moins apprécié ces étapes, au contraire ! Nous nous sommes principalement baladé sur la côte de granit rose, entre Trébeurden et Perros-Guirec. Nous nous sommes installés pour la nuit sur la Pointe du Bihit, où nous avons admiré un splendide coucher de soleil dans les hauteurs. Il faisait encore un peu froid mais armés de nos manteaux d’hiver, nous n’avons pas pu résister à faire un pique-nique devant ce spectacle de la nature.

Le lendemain, nous sommes descendus sur le port de Trébeurden et nous avons fait une petite balade autour du rocher du Père Trébeurden, face à l’Île Milliau, accessible à pied en fonction des marées (mais attention à ne pas se laisser piéger !). Pour être honnête, à cette étape du parcours, on avait déjà près de 40km de marche au compteur et nous commencions à fatiguer. C’est pourquoi nous avons fini tranquillement et n’avons plus fait de grandes randonnées. Mais si ça t’intéresse, il y en a une de 19km au départ du rocher du Père de Trébeurden.

Ensuite pour notre dernier jour, nous avons fait un petit tour de l’île Grande, accessible par voie terrestre via un pont, avant de passer rapidement près de Trégastel. Enfin, nous voulions visiter Ploumanac’h, classé parmi les plus beaux villages de France mais les lieux étaient inaccessibles en camping-car. Il fallait se garer sur un parking payant situé à une quinzaine de minutes à pied. Nos jambes nous ont dit non et nous avons passé notre chemin puis repris la route jusqu’à Saint-Brieuc pour notre dernière nuit. Nous avons dormi dans les hauteurs de Saint-Laurent-Sur-Mer, avec une jolie vue sur la baie de Saint-Brieuc. Le lendemain matin, nous avons visité le centre historique et parcouru le grand marché matinal de produits frais avant de reprendre la route vers notre point de départ.


La Bretagne regorge de paysages magnifiques et de côtes aux eaux turquoises. Nous avons adoré cette semaine de découverte et ne pouvons que conseiller ce type de parcours ! Bien sûr, chaque périple sera différent car il y a des pointes, des criques et des plages par millier. Même si nous avons vu beaucoup de choses et fait beaucoup d’étapes en une semaine, nous avons eu le sentiment que c’était un peu court. Nous aurons plaisir à réitérer l’expérience ! Nous avons aussi grandement apprécié le calme dû à la période (une semaine en plein mois de mai, hors vacances scolaires).

J’espère que ça t’a plu de (re)vivre ce voyage avec moi. Reste connecté.e, une vidéo arrive bientôt sur mon Instagram pour encore plus d’images !

Tu as déjà visité la Bretagne ? Quelles étapes conseillerais-tu ?