4 applications pour guider mon voyage

Depuis plusieurs mois maintenant, en préparation de mon voyage, je parcours le site des tourdumondistes et la communauté sur Facebook. Dossiers complets, comparatifs, conseils pratiques, entraide des voyageurs sur place… C’est vraiment une mine d’informations utiles pour tous ceux qui ont le projet d’entreprendre un grand voyage.

Au fur et à mesure de mes lectures, j’ai identifié 4 applications indispensables à télécharger avant de partir.

Hostelworld

J’avoue, je n’avais encore jamais utilisé cette application mais j’en avais déjà entendu parler. C’est une référence pour les réservations d’auberge de jeunesse. Je pense que nous privilégierons ce type d’hébergements. On a déjà réservé nos quatre premières nuits via l’application. Je ne sais pas si c’est la seule que nous utiliserons, ni même si nous réserverons toujours à l’avance mais c’est une bonne base.

TravelSpend

Partir un an en vivant sur ses économies, c’est à la fois une chance et le fruit de sacrifices. La gestion du budget est primordiale. Ce ne sont pas des vacances pendant lesquelles nous allons nous faire plaisir au restaurant ou dans des hôtels multi-étoilés. Nous n’avons pas prévu de travailler donc il faut que nous suivions nos dépenses chaque jour, et au centime près ! Pour cela, nous allons enregistrer chacune d’entre elles sur l’application TravelSpend en indiquant la catégorie, la devise, le moyen de paiement, le pays. Le compte est partagé donc nous pouvons tous les deux ajouter des dépenses. Au fur et à mesure, l’application propose des graphiques pour connaître la répartition des dépenses selon un critère choisi. Il est également possible de renseigner le budget prévisionnel au début du voyage pour suivre la progression. J’ai pris la version payante pour un an avec un accès à plus de fonctionnalités sans publicités (nombre de voyages illimités, statistiques plus détaillées, possibilité de personnaliser les catégories, d’enregistrer les lieux des dépenses).

Nous l’avons testée pendant nos dernières vacances à Lisbonne. C’est une habitude à prendre, on oubliait parfois des dépenses mais une fois qu’on a le réflexe, ça peut sauver notre porte-monnaie. Ça sera aussi un bon moyen de faire le bilan après le voyage et des infos précieuses à partager avec d’autres voyageurs en préparation qui se posent des questions sur le budget d’une telle aventure ou le coût de la vie moyen dans un pays.

Polarsteps

Avant de pouvoir raconter les anecdotes de voyage en rentrant et de refaire notre itinéraire avec nos proches, on leur offre la possibilité de nous suivre en temps réel sur l’application Polarsteps. Grâce à la géolocalisation, notre itinéraire est enregistré avec différentes étapes qui enregistrent le jour, l’heure et la météo. Nous pouvons aussi en ajouter manuellement avec des photos personnelles et un petit texte. Nos abonnés peuvent interagir avec des « j’aime » ou des commentaires. Même chose, on a testé pendant nos dernières vacances, c’est vraiment bien fait ! A la fin d’un voyage, l’application suggère même un livre photo prêt à imprimer à partir des étapes enregistrées.

Il est possible de consulter les voyages sur le site internet ou sur l’application. Le mode de partage peut être public ou privé. J’ai choisi le mode privé car je ne voudrais pas qu’un inconnu me suive à la trace, je réserve cette fonctionnalité à mes proches. En revanche, je me ferai un plaisir de partager mon parcours ou de passer en mode public une fois rentrée.

Aperçu de l’application sur notre itinéraire à Lisbonne :

Orbitz

Si nous avons en tête une liste des pays que nous voulons visiter, nous n’avons pour le moment rien planifié ni réservé dans le détail. Nous partons simplement avec notre billet en aller simple direction Mexico et nous verrons où le vent nous mène. Ça permet de laisser la place à l’imprévu et de s’adapter en fonction des opportunités, ou même en fonction des restrictions dans ce contexte sanitaire particulier. Mais il ne sera pas toujours aisé de passer l’immigration avec un simple billet aller. En effet, de nombreux pays demandent une preuve de sortie à l’entrée sur le territoire, sous peine de ne pas passer la frontière ou de ne pas obtenir de visa. Cette application Orbitz permet d’être en règle tout en conservant une certaine flexibilité. Elle propose de réserver des billets d’avions, pour la plupart annulables sous 24 heures. Un grand nombre de voyageurs l’utilisent donc pour passer la frontière, en attendant de connaître leur parcours et leur date de sortie exacts. Bien sûr, il faut payer les billets car ce sont de vraies réservations, mais d’après les témoignages, en annulant dans les 24 heures, la somme n’est pas forcément débitée. Dans le cas contraire, le remboursement est a priori plutôt rapide.

Nous testerons ce fonctionnement dès demain pour notre embarquement à Madrid et je pourrai témoigner après notre arrivée à Mexico.


J’ai aussi vu passer Mapsme dans les recommandations pour consulter une carte et s’orienter hors connexion mais je ne l’ai pas encore téléchargée ni testée. Et toi, tu connais d’autres applications pratiques ou indispensables en voyage ?

J’espère que ça t’a plu de me suivre au fil de ma préparation ! Retrouve tous mes articles dans la catégorie Revues voyage.

Mes accessoires techniques de voyage

A J-3 du départ, la pression et l’excitation montent ! On a passé le week-end dernier à déménager, on a commencé les soirées d’au revoir et on finalise nos sacs. Après les vêtements et la trousse de toilette, aujourd’hui je te présente tous les petits accessoires techniques qui peuvent faciliter le quotidien en tant que nomade. Bien sûr, je me ferai un plaisir de faire un bilan pendant le voyage ou à mon retour sur ce qui m’aura été indispensable ou superflu.

Gérer son eau

Je commence par l’un des accessoires les plus importants, puisqu’il permet de préserver sa santé : le steripen. C’est la technique que j’ai choisie pour purifier mon eau. Il s’agit d’une petite lampe UV à insérer dans la gourde pendant environ une minute pour tuer les virus et les bactéries. En France et en Europe, on a la chance d’avoir accès facilement à l’eau potable mais ce n’est pas le cas partout. Il est fortement déconseillé de boire l’eau du robinet dans toute l’Amérique latine (sans parler de l’Afrique…). Au quotidien j’évite de boire de l’eau en bouteille et je suis habituée à boire de l’eau du robinet en remplissant ma gourde, pour réduire ma consommation de plastique. Je souhaite garder mes bonnes habitudes au maximum pendant le voyage. Au fil des témoignages que j’ai lus, c’est l’outil qui m’a paru le plus pratique. Mais de nombreux voyageurs choisissent plutôt la gourde filtrante ou le traitement chimique avec des pastilles. Si ça t’intéresse, tu peux consulter le dossier complet sur le sujet sur le site tourdumondiste.

Bien sûr, j’emporte aussi ma gourde. J’en ai eu une nouvelle à Noël, avec une attache sur le bouchon pour pouvoir facilement l’accrocher sur mon sac.

Rester connecté

Dans la catégorie électrique/électronique, j’emporte une batterie externe, une pochette pour ranger mes câbles, une multiprise, un adaptateur et une petite imprimante portable. J’aurai aussi avec moi mon téléphone, mon iPad et une liseuse.

On a pris des batteries externes assez puissantes (20 000 mAh — capables de recharger un Macbook). Elles ont la fonction charge rapide et deux prises (une prise USB et une prise USB-C), ce qui permet de recharger deux appareils en même temps. Leur autonomie est de quatre charges. Pour les avoir tester ces derniers mois, elles sont vraiment bien. C’est la marque Belkin, achetées sur Boulanger en promo.

J’ai aussi une pochette pour ranger mes différents chargeurs, ce qui évitera de les chercher au fin fond du sac. La multiprise permettra de recharger en même temps plusieurs appareils lorsque nous serons posés à un endroit, en ayant besoin que d’un seul adaptateur branché au bout. J’ai acheté l’adaptateur monde chez Decathlon mais au final, je ne sais pas si c’était le bon choix. Il couvre les USA, le UK et la Chine mais il est assez gros et je crois que je n’aurais besoin que des prises type USA en Amérique latine. Les prises en Afrique sont spécifiques. A mon avis, on devra en racheter un sur place.

J’ai décidé d’emporter mon imprimante portable pour immortaliser et coller des souvenirs dans mon carnet de voyage. Je trouve ça plus spontané de le faire au fur et à mesure plutôt qu’à la fin en rentrant. J’ai pris trois recharges de papier, soit 30 photos au total, je pense que ça suffira. C’est l’imprimante HP SProcket, elle est top !

Pour de jolis souvenirs vidéo, mon copain emporte un drone et une GoPro.

Concernant les livres, je ne me voyais pas en emporter version papier car ça prend de la place et il sera difficile d’en trouver en français à l’autre bout du monde. Je m’initie donc tout juste à la liseuse. Je pense faire un article revue dédié prochainement pour partager mon ressenti.

Organiser et compartimenter

Quand on voyage avec sa maison sur son dos, pas de tiroir ou de placard à disposition pour bien ranger ses affaires. Même si mon sac a plusieurs poches, je voulais pouvoir m’organiser et prévoir des compartiments à l’intérieur même d’une poche. J’ai acheté chez Decathlon deux organiseurs de sacs de 7L où j’ai prévu de mettre mes sous-vêtements (un avec les propres, un avec les sales).

Pour prendre l’avion, je me suis assurée que tout rentre dans mon sac. Mais j’ai aussi pris une paire de mousquetons au cas où j’ai besoin au fur et à mesure du voyage d’accrocher des choses dessus (comme les chaussures par exemple). Mon copain a aussi pris plusieurs sangles et une cordelette (qui pourra notamment être utile pour faire sécher notre linge).

Nous emmenons aussi des contenants hermétiques pliables, de la marque Sea to Summit, spécialisée en randonnée pour pouvoir transporter de la nourriture entre deux lieux de vies ou prévoir à manger dans les transports. Et quand nous n’en avons pas besoin, ils ne prennent pas de place ! Pour pouvoir les nettoyer de manière autonome, sans forcément avoir un évier à disposition, nous emportons un bloc de savon vaisselle et une éponge lavable, que nous transportons dans un sac congélation à zip. Nous en avons prévu plusieurs pour pouvoir y mettre les quelques produits liquides de ma trousse de toilette, ou encore transporter un maillot de bain ou vêtement mouillé.

Bien dormir

Au fil du voyage et des hébergements, nous ne sommes pas sûrs des conditions dans lesquelles nous pourrons dormir. Pour compenser les éventuelles mauvaises surprises, nous avons fait le choix d’emmener un drap de soie. C’est compact, léger et ça peut bien dépanner. J’ai aussi pris un masque pour les yeux pour dormir dans le noir car je suis très vite réveillée par la lumière du jour. Pour la nuit, mon copain a également pris une lampe frontale

Se soigner et se protéger

Enfin, nous avons constitué une trousse à pharmacie, qui contient des pansements, des compresses, des médicaments (paracétamol, traitements de prévention contre le paludisme ou la tourista), un thermomètre, des petits ciseaux et un tire-tique.

Pour sécuriser mon sac, j’ai prévu trois cadenas : deux avec codes pour fermer les attaches sur les côtés et un avec clé pour la poche centrale. J’ai aussi acheté une sacoche secrète à porter autour de la taille pour transporter des papiers importants ou de l’argent.


Voilà, tu sais tout ! Je me suis amusée à filmer une petite vidéo récap’ des principaux accessoires présentés dans cet article. Comme d’habitude, c’est disponible sur Instagram, n’hésite pas à me suivre. Je te mets un petit aperçu juste en-dessous. J’ai si hâte de vivre cette expérience unique et de la partager !

Quels produits emporter dans sa trousse de toilette quand on part un an en voyage ?

A moins de deux semaines du départ, les préparatifs avancent bien. J’avais préparé mon sac de vêtements largement à l’avance et je viens de boucler ma trousse de toilette.

J’ai acheté il y a quelques mois la trousse de voyage Forclaz chez Decathlon. C’est le grand format avec différentes poches, miroir et accroche. Je ne la trouvais pas hyper pratique au début car j’avais parfois du mal à y mettre tous mes produits quand je partais en déplacement. Finalement, j’ai réussi à m’organiser avec ce que j’emporte pour le voyage et je suis satisfaite du résultat. A voir sur le long terme en l’utilisant vraiment dans le contexte voyage au fil des salles de bains partagées et changements de logements fréquents. J’essayerai de faire un bilan d’ici quelques mois ou à mon retour.

J’emporte mes essentiels du quotidien et quelques réserves pour avoir le temps de voir venir. D’abord, je suis super contente d’être passée aux produits solides ces dernières années car c’est un avantage non négligeable quand on prend l’avion avec un bagage cabine : gain de place, moins de prise de tête sur les quantités (pas de limite de 100ml), pas besoin de les sortir du sac pour les mettre en pochette transparente, pas de risque de casse, de fuite, etc. Tous mes produits solides viennent des Savons de Joya. Je les ai déjà présentés en détail sur le blog l’année dernière, dans mon article Ma douche zéro déchet. On pourrait presque croire que je suis sponsorisée par la marque, mais non, j’adore tout simplement leurs produits ! J’ai beau en essayer d’autres, je reviens toujours à ceux-là.

Pour le corps, j’emmène un savon et sa pochette, mon déodorant en stick que j’utilise actuellement et un déodorant en baume neuf. Mon copain emporte aussi deux savons et leur pochette, soit trois savons au total, ce qui nous laisse largement le temps d’en retrouver sur place ensuite. Nous avons pris une boîte neuve de dentifrice solide au charbon ainsi qu’une recharge. Nos brosses à dents sont celles de la marque Caliquo avec tête interchangeable, nous avons prévu deux têtes neuves chacun.

Pour les cheveux, j’ai pris mon peigne en bois à grosses dents Avril, le shampoing solide pour tout type de cheveux des Savons de Joya (il sent si bon !), et mon shampoing sec avec sa recharge car il est actuellement à la moitié. Il est compatible avec l’avion car ce n’est pas un aérosol. J’ai aussi pris un spray protecteur de chaleur de la marque Cut By Fred, acheté sur la boutique La Belle Boucle. Je n’en ai jamais utilisé mais j’ai vraiment à coeur de faire attention à mes cheveux pendant ce voyage. Je ne veux pas revenir et devoir couper toutes mes longueurs car j’ai mis du temps à les faire pousser ! Seul point négatif, je n’avais pas vu avant d’acheter, le flacon est en verre donc j’espère ne pas le casser dans le transport. J’embarque aussi une petite bouteille de gel d’aloe vera bio que j’avais à la base pour fabriquer des cosmétiques maison. Ça pourra servir pour les cheveux mais aussi pour hydrater la peau ou soulager les coups de soleil.

Pour le visage, ma routine n’a pas beaucoup changé. J’emporte mon sérum Centifolia booster d’hydratation et ma crème prévention anti-âge Rasayana de chez Taaj. C’est un très bon combo qui convient parfaitement à ma peau. Par contre, je n’ai pas prévu de stock. Je verrai en cours de route comment adapter ma routine. Je n’ai volontairement pas pris de nettoyant visage non plus car je n’avais que des grands formats. Je me nettoierai principalement à l’eau et au savon puis je verrai sur place si j’ai envie d’acheter un produit spécifique.

Cette année sera probablement une année de no make-up pour moi mais j’avais quand même envie d’emmener le strict minimum pour pouvoir m’apprêter lors d’une soirée ou occasion particulière. J’ai pris mon mascara préféré de tous les temps, le Volume Up de Banana Beauty et mon rouge à lèvres préféré, un rouge orangé sans transfert de chez Sephora (teinte n°25, Coral sunset). Qui dit maquillage, dit démaquillant : toujours fidèle au démaquillant solide en stick Les Savons de Joya et cotons lavables Le Petit Carré Français.

J’ai aussi pris des petits essentiels comme la pince à épiler, le coupe ongle, un oriculi et les cotons-tiges réutilisables LastSwab (un pour les oreilles, un pour le maquillage), un chouchou en soie et un élastique en ressort pour les cheveux. Pour ce qui est du parfum, mon flacon est quasiment vide, j’en achèterai un petit au premier duty free ! En ce moment je porte Irrésistible de Givenchy.

J’ai rangé les produits que je n’utiliserai pas souvent et mes recharges dans la pochette rabattable intérieure et le reste dans la grande poche principale. Ça pèse un peu son poids tout ça : 1,7kg. C’est pile la marge que je m’étais laissée après les vêtements pour atteindre un poids maximal de 7kg. La bonne nouvelle, c’est que ça devrait s’alléger un peu au fur et à mesure.

Et toi, qu’est ce que tu emportes dans ta trousse de toilette quand tu voyages ?

D’ici mon départ, j’essayerai aussi de te préparer un article sur les accessoires techniques que j’emporte avec moi et ma trousse à pharmacie. En tout cas, n’hésite pas à t’abonner sur Instagram pour suivre mon aventure au quotidien !

Coin Lecture : Tous tes enfants dispersés

Dernier Coin Lecture de l’année et dernière lecture au format papier avant de passer à la liseuse pendant le voyage.

Tous Tes Enfants Dispersés est un roman de Beata Umubyeyi Mairesse, auteure rwandaise, exilée en France, comme son héroïne Blanche en 1994 après le génocide des Tutsi. Je l’ai trouvé lors du festival Africa Climax à Bordeaux en août dernier, où la Géolibri mettait en avant des auteurs africains.

Le thème de la quête d’identité résonnait fort en moi à ce moment, mais c’est vrai qu’il s’est écoulé du temps entre l’achat du livre et la lecture. Et plusieurs raisons ont fait que je n’ai pas pu apprécier le roman à sa juste valeur.

Tout d’abord, je crois que ça ne correspondait plus tout à fait à ce que j’avais envie de lire en cette période. J’aurai eu envie de lire quelque chose de plus léger, sans prise de tête et avec moins de réflexion. Mais je voulais vraiment le terminer avant de partir en voyage, sachant que je ne l’aurai pas emmené. Lire un livre par  « contrainte » plus que par envie nous met rarement en bonnes conditions pour accueillir un roman, ses personnages et son auteur. Ça amène plus facilement à remarquer les petits détails qui nous déplaisent.

En plus, je me suis quelque peu fait une fausse idée de l’histoire. Malgré le résumé, le titre m’a laissé croire à une multitude d’enfants, répartis aux quatre coins du monde et essayant de répondre à des questions sur leur identité, menant vers une réponse commune. En cela, je m’attendais à un récit dynamique. J’ai aussi cru, à tort, qu’on suivrait de près le cheminement de Stokely, troisième génération de cette famille prise entre plusieurs pays et origines. Ce n’est pas le cas. L’histoire de Blanche est au cœur du récit, ainsi que celle de sa mère Immaculata. Seuls quelques chapitres sont consacrés au fils, en narration à la troisième personne (contrairement aux femmes qui racontent leur point de vue à la première personne). J’ai trouvé ça dommage car ça aurait mérité d’être plus développé.

Peut-on rassembler ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d’exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.

Ode aux femmes persévérantes et la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui.

Objectivement en revanche, le roman est extrêmement bien écrit et les mots choisis sont percutants. Mais les nombreuses descriptions et formules de phrase à rallonge rendaient parfois la lecture un peu lourde… Le récit d’Immaculata est poignant mais fait stagner le récit au début. J’ai beaucoup plus apprécié cette lecture dans sa deuxième partie car le message de fond est fort, même si j’ai moins aimé la forme. Il y a aussi des passages très intéressants sur l’histoire du Rwanda et la colonisation de l’Afrique, vues de l’autre côté, racontées par les populations locales. Une bonne façon de remettre ses croyances et son savoir en perspective, en tant qu’européen habitué à entendre le point de vue européen. Je connaissais déjà quelques éléments de contexte sur la guerre au Rwanda et le génocide des Tutsi dans les années 1990 grâce au roman Petit Pays de Gaël Faye, puis le film, une adaptation très fidèle, que j’avais adorés ! Au final, je suis contente d’avoir lu ces deux romans (et dans cet ordre) car je les trouve complémentaires.

Enfin, j’avais envie de clore cet article avec cette magnifique chanson de Gaël Faye, qui me donne des frissons, sur son petit pays, le Burundi, frontalier du Rwanda.

Coin Lecture : L’élixir du bonheur

Quand l’ex Miss France d’origine béninoise, Flora Coquerel, a fait la promotion de cette fabuleuse histoire entre la France et le Bénin, je n’ai pas pu résister. J’avais déjà une belle pile à lire quand je l’ai reçu donc je ne l’ai pas lu tout de suite, j’ai laissé le bon moment venir à moi. Et comme j’en parle dans mon dernier Coin Lecture, le bon moment c’était sans le savoir le mois de novembre, période à laquelle débute l’histoire de Stella.

Avec une quatrième de couverture prometteuse, j’attendais beaucoup de ce roman. C’est le premier de l’auteure mais le thème de la quête de sens et du retour aux origines fait écho en moi, surtout au Bénin. Si tu ne le sais pas encore, mon grand-père paternel est béninois mais je ne l’ai pas connu. Mon père non plus n’a pas eu cette chance. Dans la famille, on ne s’est jamais posé trop de questions. Mais plus je grandissais, voyageais et plus je rencontrais du monde, plus on me demandait les origines de mes yeux rieurs et de mes longs cheveux épais et bruns. Je commençais à ressentir un manque et le besoin grandissant de découvrir cette partie de moi, de mon histoire. Cette quête, je vais l’entreprendre l’année prochaine lors de notre voyage d’un an autour du monde. Alors ce roman, c’était en quelque sorte un point de départ, l’occasion d’y trouver des premières pistes.

Stella rase les murs lorsqu’elle quitte le bureau à… 19h, par crainte de subir les réprimandes de sa chef tyrannique. Elle est responsable marketing d’un magazine de décoration en vogue et a un rythme de travail effrené. Sa famille, ses amis lui reprochent son manque de disponiblité et ses désistements récurrents.
A la suite d’un évènement tragique, Stella prend conscience que son métier occupe une place centrale dans sa vie et procède à des réajustements. Mais est-elle réellement prête à sortir de cet engrenage et à enfin écouter son corps ?
En parallèle, Mamie-Fi, sa grand-mère d’origine béninoise, tente de trouver les ingrédients qui permettraient à Stella de goûter pleinement au bonheur.

Dès les premières pages, j’ai été troublée. Pour comprendre, je te propose de bien lire l’extrait ci-dessous.

Si de mon côté, je n’ai pas vécu exactement ces situations, pour la première fois de ma vie, en lisant ce passage, je me suis tout de même sentie comprise et représentée. J’ai enfin ressenti que ça pouvait être normal d’être blanche avec un quart de sang africain. J’aimerais faire passer le message à tous ceux qui me connaissent bien et oublient parfois « d’où je viens », et à tous ceux qui veulent me connaître et sont surpris (voire carrément sceptiques) face à ma réponse sur la question des origines. Je crois que c’est encore moins facile quand on en connaît si peu et qu’on n’a pas d’attache à proprement parler dans le pays d’origine… En tout cas, un grand merci à l’auteure pour ces mots qui m’ont grandement réchauffé le coeur.

Pour revenir à la lecture dans son ensemble, j’ai trouvé l’histoire très fluide et agréable à lire. Je l’ai terminée en quelques jours alors que je lis en moyenne un livre par mois. J’ai trouvé la première partie un peu longue, avant le voyage au Bénin, mais je doute grandement de mon objectivité sur ce sujet car j’avais surtout hâte d’en lire plus sur ce pays que je ne demande qu’à connaître ! Et l’auteure n’a pas écrit ce roman que pour ça. C’est normal de poser le contexte.

Je ne m’attendais pas du tout à cet évènement tragique comme déclic pour Stella mais c’est un moment fort en émotion, à la fois pour elle et pour nous, lecteurs, car il s’agit de faits réels qui ont fait la une de l’actualité il y a quelques années. En revanche, j’ai été moins surprise de l’histoire d’amour, je l’ai vu venir toute de suite. On pardonne pour un premier roman et on salue le travail de l’auteure, Estelle Lequette, qui concrétise un rêve d’ado en auto-édition.

Les accessoires de téléphone écoresponsables

Qui dit nouveau téléphone, dit nouvelle coque de protection.

Avec mon ancien modèle, j’étais passée sur les coques Kroma, conseillées par les influenceurs ayant réussi à me convaincre avec l’argument « sans BPA ». Un premier pas dans ma démarche de consommation responsable, pour sa santé et pour la planète. Après 2 ans d’utilisation, je n’ai rien à redire sur la coque en elle-même. Les designs proposés sont sympas, le concept de pouvoir interchanger la vitre arrière est original et c’est une très bonne protection. Aujourd’hui, le site a fermé pour fusionner avec Rinoshield mais je recommande pour les personnes qui cherchent une coque de protection de bonne qualité.

Pourquoi choisir une coque de téléphone écoresponsable ?

Cette fois-ci, j’avais envie de quelque chose de différent. Pour aller plus loin dans ma démarche de consommation responsable, je voulais trouver une coque plus respectueuse de l’environnement : moins de plastique, moins de codes promo pour pousser à la consommation, un mode de fabrication plus éthique, des prix plus justes. Et bien honnêtement, ce n’était pas une mince affaire.

J’avais déjà rencontré des difficultés il y a quelques mois quand je recherchais un étui pour Airpods écoresponsable. Je ne sais pas si c’est l’idéal mais j’ai finalement opté pour un modèle sans plastique et biodégradable trouvé chez The Kase.

Aujourd’hui, les marques ont compris les nouveaux enjeux et les nouvelles préoccupations des consommateurs et en jouent un maximum sans toujours respecter de vraies valeurs. C’est l’apogée du greenwashing : faire croire au consommateur qu’on est une marque responsable grâce au marketing alors qu’il n’en est rien en réalité sur la chaîne de production. D’ailleurs, si ces sujets t’intéressent, je te recommande fortement de suivre Céline du blog Iznowgood car elle met en avant des marques éthiques sur toute leur chaîne et fait beaucoup de décryptages pour ne plus se faire avoir par le greenwashing.

Alors, qu’est-ce qu’une coque de téléphone écoresponsable pour moi ? Une coque de téléphone produite avec des matériaux plus naturels et autres que le plastique, idéalement fabriquée en France ou en Europe, pour limiter l’emprunte carbone, mettre en avant l’artisanat local et où les conditions de travail des ouvriers sont encadrées. J’avais aussi envie de faire attention au site sur lequel j’achetais car je suis tombée sur plusieurs articles recommandant des marques de coques écoresponsables et redirigeant vers Amazon…

Comparatif des différentes marques

L’américaine compostable Pela

D’après mes recherches, le leader sur le marché est la marque américaine Pela qui propose des coques de téléphone et autres accessoires compostables. Elle revendique une production plus responsable avec moins d’émissions de CO2, moins d’utilisation d’eau et moins de production de déchets. La comparaison n’est cependant pas très claire, moins par rapport à qui ? ou à quoi ? De ce que j’ai compris, ça serait par rapport aux acteurs « classiques » qui fabriquent des accessoires de téléphone à base de plastique. Leurs coques sont super jolies, il y a beaucoup de modèles mais un de mes critères manque à l’appel. Ce n’était pas forcément cohérent pour moi de faire venir une coque de téléphone depuis les Etats-Unis. Ils ont un entrepôt en Allemagne pour leur site européen mais ne garantissent pas que toutes les expéditions partent d’Europe.

Source : pelacase.com

Les filets de pêche recyclés pour iPhone Popsicase

Les coques de téléphone Popsicase sont fabriquées à Barcelone à partir de filets de pêche et d’aluminium. La marque promet le recyclage de ses produits à l’infini. Je ne sais pas si c’est possible en réalité… Mais la démarche est encourageante. L’originalité de la marque est aussi de proposer des coques avec poignée pour les anciens modèles d’iPhones (jusqu’au 8 plus), pour tenir son téléphone en mode bâtonnet glacé ou mini perche à selfie. De manière générale, la gamme de la marque est assez limitée puisqu’elle propose des coques uniquement pour iPhone, non compatibles avec les derniers modèles puisque la collection s’arrête à l’iPhone 11 Pro Max.

Source : popsicase.com

La française qui « aym » sa planète

Jaym est une marque française proposant une large gamme d’accessoires de téléphone : coques, étuis, chargeurs, écouteurs, verres trempés. Sa nouvelle collection de coques intitulée « Jaym ma planète » promet une coque de téléphone 100% compostable, recyclé et recyclable, avec 0% d’agent chimique. Plus précisément, la coque est fabriquée à partir de 30% de paille de blé et de 70% de TPU (polyuréthane thermoplastique) recyclé et recyclable. En revanche, la marque parle de l’importation de ses coques en Europe par le train pour un bilan carbone responsable. Les coques sont donc fabriquées en dehors de l’Europe, un critère manquant pour que je saute le pas avec cette marque. De plus, je préfère me tourner vers une marque dans une démarche 100% responsable, qui ne fabrique pas d’autres produits « classiques ».

Source : jaym.shop

La lilloise biodégradable Just Green

Just Green est aussi une marque française qui fabrique des coques biodégradables et recyclables ainsi que des chargeurs recyclables. La marque propose également sur son site des téléphones reconditionnés. Elle fait bien la différence entre coques biodégradables (fabriquées à partir de matières organiques végétales biosourcées) et coques recyclables composées à 100% de TPU. En revanche, s’il est indiqué que les produits sont « imaginés et designés » en France, il n’est pas précisé où ils sont fabriqués. Je n’ai pas trouvé cette information mais en cherchant un peu, j’ai découvert que Just Green est une filiale de l’entreprise lilloise Bigben Connected qui propose une large gamme d’accessoires connectés (téléphones, montres, écouteurs). Comme pour la précédente, j’ai préféré poursuivre mes recherches pour trouver une marque entièrement engagée dans cette démarche.

Source : just-green.fr

Le sur-mesure La Coquerie

La Coquerie est une marque française qui propose de nombreux modèles de coques à motifs et personnalisables, fabriquées en France, à la commande. La marque n’accepte donc pas les retours et la plupart des envois se font sans plastique. Je trouve que le style ressemble beaucoup à ce qu’on peut trouver sur Rinoshield (ou anciennement Kroma). Il y en a vraiment pour tous les goûts. En revanche, je ne sais pas si la fabrication fait uniquement référence à l’impression du motif choisi sur la coque ou à la fabrication de la coque en elle-même car on retrouve plusieurs fois sur le site la mention « impression en France ». De plus, toutes les coques sont en silicone. C’est une matière que je voulais éviter car même si c’est mieux que le plastique en terme d’impact environnemental ou sur la santé, elle n’est pas biodégradable et difficilement recyclable.

Le projet de la coque infinie Ekoïa

J’avais vu passer la campagne de financement participatif sur Ulule il y a quelques temps déjà et je suis retombée sur le projet Ekoïa, porté par deux entrepreneurs français, en faisant mes recherches. Leur ambition est de créer une coque consignée et recyclable à l’infini à partir de matière biosourcée et recyclée. Les délais étant assez longs et sachant que j’aurai eu besoin de changer de téléphone avant de partir en voyage, je n’ai pas participé au financement mais ça m’aurait beaucoup plu ! J’adore les designs, ce sont parmi les plus jolies coques écoresponsables que j’ai vues en faisant mes recherches. Les modèles proposés sont uniquement pour iPhone (du 6 au 12). Il me semble que les précommandes seront expédiées prochainement et la boutique ouvrira courant décembre.

L’allemande qui plante des arbres Woodcessories

Woodcessories est une start-up allemande qui propose de nombreux accessoires écoresponsables pour appareils connectés (iPhone, Samsung, Huawei, MacBook, Apple Watch…). La marque s’engage à planter un arbre pour chaque produit vendu avec l’association Trees for the Future et a pour objectif la neutralité carbone en compensant au maximum ses émissions. On trouve beaucoup d’informations sur l’association et sur les actions entreprises sur le site, comme une vidéo de rencontre avec des petits agriculteurs au Sénégal ou le nombre d’arbres plantés. La marque présente aussi ses employés et leur rôle dans l’entreprise. Les produits sont fabriqués à la main dans leurs ateliers en Allemagne avec des matériaux tels que du bois issu de forêt gérées durablement, de la pierre, des résidus de blé, du cuir de tannage végétal, du coton bio et du plastique recyclé. Tous les emballages sont également fabriqués à partir de matériaux recyclés (papier et carton). Le site n’est pas toujours très bien traduit mais reste compréhensible dans son ensemble.

Source : woodcessories.com

Mon choix

Est-ce que, comme moi, tu as ressenti au fil de l’article que le choix n’était pas si évident ? C’est génial qu’il y ait de plus en plus d’alternatives mais toutes ne se valent pas et je trouve qu’on s’y perd facilement.

J’ai essayé d’être la plus transparente et la plus complète possible mais en ayant déjà fait mon choix au moment où j’écris ces lignes, il est possible que l’article soit un peu orienté. C’est pourquoi je tenais également à citer d’autres sources qui m’ont aidées dans mes recherches :

https://www.beeco.green/fr/coques-telephone-ecologiques/
http://www.jemerecycle.fr/8-marques-de-coques-ecologiques-pour-telephones-portables/
https://www.thegoodgoods.fr/tech/5-coques-de-telephones-eco-responsables/

J’ai donc choisi de planter un arbre avec la marque allemande Woodcessories et sa bio case ! C’est celle qui remplissait au mieux mes critères : matériaux naturels et biosourcés, produits fabriqués en Europe, travail encadré dans des ateliers et engagement auprès d’associations. J’ai reçu la coque rapidement, livrée par DHL dans un emballage en carton avec une petite carte explicative. J’adore le petit logo en croix de haches, qui renvoie bien au nom de la marque et son univers du bois mais qui est aussi un petit paradoxe puisqu’elle ne coupe pas des arbres mais en plante ! La coque est rigide et encadre bien tout le téléphone avec des rebords en reliefs tout autour et au niveau des objectifs d’appareil photo pour éviter les impacts en cas de chute.

Je garde dans un coin de ma tête le projet Ekoïa, qui coche aussi toutes les cases, sauf pour le moment la compatibilité avec mon téléphone.

Enfin, je voulais préciser qu’il n’y a aucun jugement sur les autres marques. Bien entendu, mes critères ne sont pas forcément les tiens. L’important est d’être en phase avec ses valeurs et de pouvoir faire son choix de la manière la plus éclairée possible.

J’espère que cet article aura pu t’aider. Si tu connais d’autres marques écoresponsables qui ne sont pas citées ici, je serais très intéressée de les découvrir !

Coin Lecture : La tresse

Il y a quelque chose qui m’épate de plus en plus dans mon rapport aux livres. Alors, c’est avec un peu de retard que j’écris cette revue mais j’y vois tout un symbole d’avoir été accompagnée pendant ce mois d’octobre du roman de Laetitia Colombani, La tresse, acheté il y a plusieurs mois de cela.

Ce n’est pas la première fois que les livres que je lis sont liés d’une certaine façon au présent que je vis. J’en avais notamment parlé dans ma revue sur Ne Lâche pas ma Main de Bussi, et encore aujourd’hui, je suis en train de lire un roman qui débute au mois de novembre. Si tu me suis sur Instagram, tu sais déjà duquel il s’agit mais pas de panique pour mes chers lecteurs du blog, la revue arrive aussi prochainement !

Cet été, j’avais perdu un peu le rythme et j’ai mis une éternité à finir des romans de 400 pages. Ça me faisait donc plaisir de repasser sur un petit format, puisque La tresse en fait la moitié. Mais pourquoi ce symbole du mois d’octobre ? Dans ce roman, l’auteure raconte l’histoire de trois femmes vivant chacune sur un continent dont les destins vont s’entremêler. Si toutes mènent un combat pour s’en sortir dans la vie, l’une d’entre elle va apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein et les deux autres vont, sans le savoir, adoucir son quotidien de malade en lui redonnant force à travers sa féminité. Le mois d’octobre est un moment clé dans la lutte contre le cancer du sein, mais il est important de rappeler que c’est toute l’année qu’une femme sur huit doit y faire face.

Sans grande surprise si l’on s’en fie au titre, l’élément liant sont les cheveux puisque c’est grâce à un don de cheveux dans un temple d’Inde que l’italienne Giulia va confectionner la perruque qui viendra habiller la tête de Sarah au Canada. Bien sûr, l’histoire est belle et forte mais c’est une revue plutôt mitigée…

J’ai trouvé la mise en contexte assez longue sachant que le roman est plutôt court. Le cœur du sujet arrive à la fin et je trouve qu’il a été largement survolé et traité de manière superficielle. Il n’y a pas de réel dénouement. Non seulement, on ne connaît pas le sort des personnages après leur combat mais il y a aussi un déséquilibre sur les rôles de chacun.

En Inde, on suit l’histoire de Smita, une Intouchable* qui rêve d’un avenir meilleur pour sa fille. Elle finira par s’enfuir pour l’emmener jusqu’au temple de Tirupati, où elles feront toutes les deux offrande de leur cheveux à une divinité dans l’espoir d’échapper à leur condition. J’aurai aimé que l’auteure se concentre davantage sur le ressenti et l’avenir de Lalita, petite fille de 6 ans qui se retrouve contrainte à donner ses cheveux sans comprendre pourquoi, plutôt que sur l’histoire de sa mère, puisque ce sont ces jeunes cheveux qui serviront à fabriquer la perruque clé de l’intrigue. Aussi, je trouve cela dommage de n’avoir évoqué ces pratiques qu’en surface alors que le roman se prêtait tout à fait à les dénoncer. Je n’ai pas du tout réussi à me réjouir de la fin heureuse pour Giulia, qui réussit à sauver son atelier de fabrication de perruques grâce à l’importation de cheveux indiens. J’y vois ici surtout le fait de gagner de l’argent sur le dos des plus démunis. J’avais déjà entendu parler de cette tradition indienne détournée pour faire du profit et ça m’avait déjà révolté à l’époque. Ceux qui n’ont rien n’ont que leurs cheveux car c’est ce qu’ils ont de plus précieux. Leur foi est en réalité exploitée pour un business qui rapporte des millions alors que les premiers concernés continuent de vivre dans la misère…

*Pour plus d’informations, quelques articles sur les sujets en Inde :
Inde : les « Intouchables », toujours victimes du système de castes (France Info)
Inde : les cheveux versés en offrande aux dieux revendus en France (France Info)
En Inde, le business discret de cheveux humains explose (8ème étage)

Je comprendrais que l’auteure n’ait pas voulu tout mélanger pour que son roman ne soit pas trop lourd à lire. En effet, elle y aborde des thèmes suffisamment difficiles. En revanche, elle réussit très bien à ponctuer avec des pointes de légèreté, ce qui en fait quand même une lecture agréable.

Le contenu de mon sac à dos pour un an de voyage

Ce n’est pas la première fois que je pars un an loin de chez moi pour un voyage, mais c’est la première fois que je vais voyager si longtemps en sac à dos.

Quand je suis partie m’expatrier en Russie pendant un an, j’avais une place en résidence universitaire. Je savais que je pouvais emmener deux grosses valises et m’installer convenablement sur place.

Cette fois, on part à l’aventure avec un mode de vie itinérant. Alors pas question de porter toute sa maison sur son dos. Il fallait faire des choix et rester raisonnable. J’ai choisi de prévoir des vêtements pour une quinzaine de jours dans un sac de 40L pouvant passer en bagage cabine. C’est une option plus économique pour les étapes en avion et un gain de temps (pas d’enregistrement de bagage à l’aller et pas d’attente au tapis roulant à la descente).

Contrairement à la Russie, nous allons visiter des régions du monde où les températures seront plutôt estivales, quel que soit le moment de l’année. C’est un avantage pour alléger nos sacs car nous prenons en majorité des vêtements d’été, qui sont plus légers et moins encombrants. Au besoin, nous achèterons d’autres vêtements sur place si nous avons vraiment froid mais j’aimerais éviter donc j’ai essayé de prévoir au maximum.

Dans cet article, je vais te détailler les vêtements que j’ai prévu d’emmener et te partager mes réflexions autour du choix de sac à dos. Je ferai probablement des articles dédiés par la suite sur les autres types d’équipements, tels que les accessoires plus techniques, l’électronique ou encore ma trousse de toilette.

Ma liste de vêtements

Pour bien choisir mes vêtements, après mes vacances de septembre j’ai fait un tri et mis de côté ceux que j’ai préféré porter et dans lesquels j’étais la plus à l’aise. Oui, j’ai déjà fait mon sac et ça peut paraître un peu précoce. Mais en réalité, je trouvais cela beaucoup plus simple de le faire juste après l’été plutôt que d’essayer de me rappeler en plein hiver quels sont les vêtements d’été que je préfère. Quand on n’a pas porté un vêtement depuis longtemps, on peut en garder une image erronée (le choisir parce qu’il est joli en oubliant qu’il n’est pas pratique par exemple, ou pas des plus agréables à porter).

Bas : shorts et pantalons

Pour les bas, je n’ai prévu que des pantalons ou shorts. J’ai écarté les jupes car je trouve que c’est moins pratique ou du moins pas forcément adapté à ce type de voyage, même si j’en ai beaucoup portées cet été. J’ai quand même pris une robe pour avoir une tenue un peu plus habillée pour sortir.

En termes de pantalons, j’emmène mon jean Levi’s préféré. C’est un 501 bleu clair troué. Je suis hyper à l’aise dedans et je me dis que c’est un bon compromis pour un pantalon chaud mais pas trop. J’adore le porter l’été. J’ai aussi pris un pantalon large en toile et un jogging. Je n’en porte jamais (j’en ai acheté un) mais je me suis dit que j’apprécierai pour être à l’aise, comme quand je traîne à la maison en pyjama le week-end.

Pour les shorts, j’ai aussi pris un Levi’s. J’aime bien cette marque. C’est un coût mais ce sont des vêtements solides, que j’ai depuis au moins 3 ans. A côté, j’ai aussi prévu deux shorts en toile, plus légers, pour être un peu plus à l’aise.

Hauts : débardeurs et pulls

J’ai privilégié les débardeurs aux t-shirts car c’est la forme de hauts que je préfère pour l’été. En plus, ils sont plus fins et prennent donc moins de place dans le sac. J’en ai pris une dizaine ainsi qu’un petit haut bohème à manches longues, au cas où certaines visites demandent à être plus couverte (notamment au niveau des épaules), c’est courant dans les lieux sacrés ou spirituels.

Je n’ai prévu qu’un seul pull « classique », assez fin car j’ai aussi pris quelques vêtements techniques en cas de froid.

Vêtements techniques

J’ai beaucoup flâné dans les rayons de Decathlon ces derniers temps. J’aime cette enseigne autant pour leurs équipements que pour la marque en tant que telle, française et engagée, qui pratique des prix justes (pas de soldes) et accessibles.

J’ai notamment pris des vêtements en laine mérinos, fibre naturelle qui aide à réguler la température du corps. Je n’ai jamais testé mais a priori, elle maintient bien au chaud s’il fait froid tout en étant une matière respirante quand il fait chaud. J’ai pris un T-shirt, un caleçon long (que je peux porter sous mon jean ou mon jogging) et un haut à manches longues. J’ai aussi pris un T-shirt en coton, trouvé au rayon randonnée car je pense que c’est plus respirant qu’un T-shirt provenant d’une enseigne de mode classique.

Je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça un vêtement technique mais pour la serviette de bain, j’ai pris ma serviette microfibre de chez Decathlon. Je pense m’en servir aussi bien pour la douche que pour la plage, ce que je ne fais pas habituellement mais gain de place oblige. D’ailleurs, pour la baignade j’emmène deux maillots de bain deux pièces pour pouvoir alterner.

Enfin, j’ai pris une polaire zippée avec capuche et un coupe vent imperméable. C’est le seul « manteau » que j’ai prévu. J’espère que ça ira. Sinon, vive la technique de l’oignon, je multiplierai les couches.

Chaussures

Pour ma paire de chaussures principale, je me suis laissée guider par mon copain qui avait déjà eu besoin de chaussures techniques lorsqu’il a passé un an en Australie. Nous avons tous les deux pris le modèle XA Pro 3D de la marque Salomon, que j’avais aussi beaucoup vu dans les conseils de voyageurs. Ce sont des chaussures de trail censées pouvoir bien s’adapter aux différents types de sols.

A côté, j’ai prévu une paire de sandales à scratch et des tongs. Achetées cet été chez Pimkie, je ne suis pas sûre que les sandales me durent toute l’année mais elles sont assez confortables pour pouvoir marcher toute la journée ou faire une petite rando. Pour les tongs, même raisonnement : je voulais qu’elles soient assez confortables pour pouvoir marcher sur des petites distances. J’ai opté pour une paire de la marque Crocs (que je n’aurai pas forcément achetée en temps normal).

Le choix du sac à dos

Pour le sac à dos, le premier critère était le volume : 40L maximum pour pouvoir le faire passer en bagage cabine.

Mon sac à dos de voyage actuel est un 30L de la marque Forclaz (Decathlon). Il est très bien mais je voulais un sac un peu plus technique, avec plus de poches. Le modèle Forclaz Travel 100 40L est pas mal utilisé par les voyageurs comme nous, qui souhaitent un bagage adapté à la taille cabine. Mais je ne le trouvais pas très pratique au niveau de l’ouverture, ni même du nombre de poches.

Finalement, je me suis rendue compte que je n’étais pas fan de l’ouverture valise pour un sac à dos car ça oblige à le poser à plat sur le sol pour l’ouvrir et prendre des affaires. A l’instar de mon Forclaz, je préférais un sac qui s’ouvrait par en haut et par en bas pour pouvoir attraper rapidement un vêtement ou un objet. J’ai comparé beaucoup de modèles, ce n’était pas évident d’en trouver un qui cochait tous mes critères.

J’ai choisi le Lafuma Access 40W (modèle adapté à la morphologie féminine). Je l’ai commandé directement sur le site de Lafuma car je n’ai pas trouvé ce modèle femme en magasin. C’est un bon compromis car il s’ouvre par en haut avec un cordon et par en bas, jusqu’à la moitié du sac. Seul bémol, les dimensions ne sont pas exactement celles d’un bagage cabine standard. Il est un peu plus haut et moins large. Mais j’ai lu des témoignages de voyageurs qui n’avaient rencontré aucun problème donc j’ai décidé de prendre le risque. Je croise les doigts ! Le petit plus : Lafuma est une marque française, membre du mouvement « 1% for the Planet », soucieuse des matériaux utilisés. Ce sont des valeurs importantes à mes yeux qui peuvent faire la différence lors d’un achat.

Mon copain a opté pour le Osprey Fairpoint, très compact, multi-poches avec une ouverture valise. Comme quoi, c’est vraiment une question de feeling et d’organisation, propre à chacun !


Voilà, je ne sais pas si c’est la version définitive de mon sac avant de partir mais je suis assez contente de mes choix. J’ai déjà une idée du poids de mon sac avec tout ça par rapport à l’objectif que je me suis fixée et je suis plutôt bien partie pour le tenir ! A ton avis, il pèse combien ?

Coin Lecture : Au soleil redouté

Premier roman de ma PAL de rentrée que j’ai terminé : Au soleil redouté, d’un auteur dont je lis souvent les thrillers et romans policiers à suspense, Michel Bussi. Encore une fois, un décor paradisiaque témoin de petits meurtres en série, qui nous fait voyager malgré tout. 

Elles étaient cinq…
Cinq lectrices fidèles et auteures en herbe qu’un concours expédie, pour une semaine, au paradis du Pacifique, les îles Marquises. Au programme, atelier d’écriture sous la baguette du grand écrivain Pierre-Yves François, et puis… tout le reste, bien sûr : découverte de l’île — ce joyau fauve cher à Gauguin et chanté par Brel —, sable noir, folklore local, tatouages raffinés, disparitions mystérieuses et meurtres en série… Sous l’œil placide des grands titis, quelqu’un tue au soleil. Qui sera la prochaine victime ?

Le Soleil Redouté est une petite pension sur l’île d’Hiva Oa, tenue par Tanaé, une maîtresse de maison respectueuse et respectée, aux petits soins pour ses résidents. C’est aussi le théâtre de l’enquête, où tout le monde se soupçonne à tour de rôle.

Si j’ai trouvé le concept hyper original et bien pensé, j’ai eu parfois du mal à me plonger dedans car certains passages manquaient de rythme. En effet, les cinq lauréates du concours sont là pour s’essayer à l’écriture et saisir la chance de publier leur premier ouvrage. Ainsi, chacune écrit un morceau de l’histoire de son point de vue dans son carnet de bord. Quand on pense comprendre le déroulé d’un évènement pour avancer dans l’intrigue, on change de carnet de bord et de point de vue pour revenir quelques heures en arrière. Si ce procédé nous permet d’obtenir plus d’indices ou de reformuler nos hypothèses, il m’a aussi donné l’impression de stagner dans l’histoire (surtout en première partie).

Comme à son habitude, une chute plus qu’inattendue mais que je n’ai pas forcément appréciée. Je n’ai pas compris pourquoi ce dénouement et ce personnage… Je pense qu’il y avait mille autres façons possibles de conclure, de manière plus cohérente tout en gardant la surprise.

Même si j’ai bien aimé voyagé encore une fois sous la plume de Michel Bussi, ce roman est plutôt en bas de classement pour moi. 

Je serais ravie d’avoir ton avis si tu l’as lu ! Sinon, quelle est ta lecture du moment ? Moi, j’enchaîne avec La tresse, de Laëtitia Colombani.

Bricks sucrés salés : poulet, pommes, chèvre

Pour ce week-end, je te propose une nouvelle revue recette. C’est une recette que ma cousine m’avait fait découvrir il y a quelques années et que j’aime bien revisiter depuis.

Si tu ne connais pas la feuille de brick, c’est une feuille très fine qui permet de faire des recettes croustillantes. Elles sont souvent utilisées comme enveloppant avec une farce/garniture à l’intérieur. Je crois qu’on peut aussi l’appeler pâte filo (ou phyllo). C’est le type de pâte utilisée pour les nems ou encore les samoussas.

De mon côté, lorsque je réalise cette recette, je donne à ma pâte soit une forme carrée, soit une forme de samoussa (triangulaire). Pour les ingrédients, c’est assez libre en terme de quantités, suivant le nombre de samoussas à réaliser car cela dépend de la forme donnée et de la taille des samoussas. Pour un plat principal, je fais des bricks plus garnie et plus grosse. Elles peuvent aussi être plus petites pour être servies à l’apéro par exemple.

J’aime beaucoup cette recette car elle est rapide à réaliser et personnalisable à l’infini selon les goûts, l’occasion, les envies du moment et même les saisons !

Retrouve la vidéo pas à pas sur mon Instagram.

Ingrédients

Pour 2 personnes, je prends :

  • 2 filets de poulet
  • 2 pommes
  • 1 buche de fromage de chèvre

Préparation

Je commence par éplucher les pommes et les découper en petits dés. Pour cette fois, j’ai pris des pommes rouges (type royal gala/pink lady) mais j’aime bien aussi la pomme granny smith dans les recettes salées pour son acidité. Je les fais revenir dans une poêle bien beurrée pour les faire caraméliser. Je les laisse sur feu moyen pendant une quinzaine de minutes.

Pendant ce temps-là, je découpe les filets de poulet en petits morceaux. Quand les pommes sont bien dorées, je les réserve dans une assiette et je fais cuire le poulet dans la même poêle, sans rajouter de matière grasse. Le poulet doit être juste cuit mais pas trop coloré, car il va cuire de nouveau dans le four. S’il est trop cuit, il sera un peu dur à mâcher et la brick sera sèche.

Pendant la cuisson du poulet, je découpe la buche de fromage de chèvre en tranches.

Quand tous mes éléments sont prêts, c’est l’heure de l’assemblage et du pliage. D’abord, je veille à bien décoller la feuille du papier car ce sera plus difficile une fois la farce déposée. Je n’ai pas de technique particulière pour le pliage, j’y vais un peu au feeling en fonction du type de feuilles de bricks et s’il y a des instructions sur l’emballage. Pour cette fois, j’avais des feuilles rondes individuelles et il n’y avait pas d’explications sur l’emballage donc j’ai fait au plus simple. Je dispose chacun des ingrédients au milieu de la feuille et je replis les bords tour à tour. Je retourne ma brick garnie et la dépose dans un plat allant au four.

Avant, je badigeonnais les feuilles de beurre fondu avant d’enfourner mais maintenant je saute cette étape car je trouve que la feuille est bien plus croustillante sans (le beurre a tendance à la ramollir) et ça permet d’avoir une recette plus allégée, un peu moins calorique mais pas moins gourmande pour autant !

Après une vingtaine de minutes à 200°C, je vérifie la cuisson et je sors mes bricks lorsqu’elles me paraissent bien dorées et croustillantes. A servir seules ou accompagnées de salade. Bon appétit !

Variante végétarienne

Je fais parfois cette recette version végétarienne, avec uniquement les pommes et le fromage de chèvre. C’est tout aussi délicieux !