Pique-niquer à 10m de haut : j’ai testé la grimpe d’arbres

Après notre séjour à Lisbonne, nous avons fait un saut en Belgique pour rendre visite à mon beau-frère. Cordiste de profession et passionné par la nature, il nous a emmené découvrir sa nouvelle activité : la grimpe d’arbres. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre car pour moi grimper aux arbres, c’était un peu comme dans les films ou les dessins animés.

Mais peut-on vraiment grimper aux arbres à mains nues ?

En réalité, c’est tout un équipement et toute une technique pour monter à la corde. Cette pratique est respectueuse de l’arbre car elle ne laisse pas (ou peu) de trace, contrairement aux parcours d’accrobranches avec plateformes et constructions fixées aux arbres.

Équipement de l’arbre

La première étape est d’équiper l’arbre. C’est la partie immergée de l’iceberg. Habituellement, l’arbre est déjà équipé pour pouvoir démarrer directement l’activité de grimpe. Mais avant et après chaque animation, il faut compter environ deux heures d’installation et de désinstallation du matériel. Nous avons donc eu le privilège de voir les coulisses et d’aider un peu en ce qu’on pouvait. Je ne vais pas dévoiler tous les petits secrets mais j’ai trouvé ça très intéressant de voir Thomas évoluer dans l’arbre pour nous emmener petit à petit aux portes de son univers.

Quelques jours avant, nous avions aussi fait un parcours de reconnaissance des arbres en forêt. Identifier les feuilles, les fruits, la couleur et la texture de l’écorce, caractéristiques d’une essence. On parle d’espèces pour les animaux et d’essence pour les arbres. C’était à la fois ludique et instructif. Nous avons donc reconnu que nous allions grimper sur un grand hêtre. Encore aujourd’hui, quand je me balade en ville ou dans les parcs, j’arrive à reconnaître des arbres alors qu’avant je n’y prêtais pas du tout attention. C’est un bon moyen de se reconnecter un peu à la nature qui nous entoure.

La grimpe

Après avoir installé et sécurisé toutes les cordes, c’est l’heure de s’équiper avec le baudrier et de s’échauffer (car oui, ça reste une activité sportive, qu’il convient de ne pas démarrer à froid !). Nous avions prévu de quoi pique-niquer en haut de l’arbre et des hamacs pour s’installer.

Pour la montée, le baudrier est relié à la corde qui est attachée en haut de l’arbre et une petite boucle de corde au niveau des pieds nous sert de pédale pour se hisser. A chaque appui sur la pédale, il faut faire glisser son nœud de corde vers le haut pour remonter. Bien loin de l’univers des dessins animés, c’est assez physique. Il y a un coup de main à prendre. Je dirais même un bon coup de jambe ! Lorsqu’on atteint les premières branches en hauteur, on peut s’aider et prendre appui dessus. J’ai aussi testé mon équilibre en reculant en arrière sur la branche pour m’éloigner du tronc. Ça m’a clairement fait sortir de ma zone de confort. Même si on est bien attaché, entre la hauteur et la gestion de la corde, ça fait ressentir plein d’émotions ! Un peu de peur et d’hésitation, mais aussi de la fierté pour le dépassement de soi et de l’humilité car on prend conscience de la grandeur de la nature et de la petitesse de l’être humain. J’ai adoré les sensations en haut !

Vivre en hauteur

Ensuite, nous avons chacun attaché nos hamacs à des branches opposées tout autour de l’arbre pour pouvoir les tendre et nous nous sommes installés pour pique-niquer. Si une personne est restée en bas, elle peut attacher le sac avec les vivres ou les différents effets personnels à un mousqueton. Il suffira ensuite de le tirer d’en haut avec la corde pour le remonter.

Nous étions à environ 10m de hauteur sur cet arbre imposant qui en mesurait plus de 30. Une fois dans le hamac, j’étais plus à l’aise et plus détendue. Certains ont même retiré leurs chaussures : comme à la maison. Après le pique-nique, nous avons profité d’un temps calme pour bouquiner et discuter puis nous avons filmé notre nouvel espace de vie temporaire avec un drone. Si on a des souvenirs gravés plein la tête, j’ai trouvé ça aussi génial de pouvoir les immortaliser en vidéo !

Pour la descente, c’est un peu plus simple. Il suffit de s’assoir dans son baudrier et de faire glisser son nœud vers le bas. On peut aussi s’aider du tronc en mode rappel.

En tout cas, c’est une activité vraiment insolite à pratiquer en famille ou entre amis ! Il existe de nombreuses formules autour de la grimpe d’arbre : en groupe, en mode découverte ou sportif, avec tyrolienne, pour pique-niquer, écouter des contes ou même bivouaquer… Je ne connais pas de guide de grimpe d’arbres en France mais si tu es de passage en Belgique ou si tu veux plus de renseignements, tu peux consulter le site internet de Vagabond’Arbres ou la page Facebook. Thomas se fera un plaisir de t’accompagner à la découverte de la forêt en Wallonie !

J’espère que cet article t’a plu et t’aura permis de découvrir quelque chose de nouveau ! Et toi, quels sont tes moyens de te reconnecter à la nature ou tes activités préférées en extérieur ?

Coin Lecture : Filles de la mer

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de ce roman qui m’a accompagnée cet été : Filles de la mer, de Mary Lynn Bracht.

Corée, 1943. Hana a vécu toute sa vie sous l’occupation japonaise. En tant que haenyeo, femme plongeuse en mer, elle jouit sur l’île de Jeju d’une indépendance que peu d’autres Coréennes peuvent encore revendiquer.
Jusqu’au jour où Hana sauve sa sœur cadette, Emi, d’un soldat japonais et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie. Emi passera sa vie à chercher Hana et à essayer d’oublier le sacrifice que sa soeur a fait. Mais les haenyeo sont des femmes de pouvoir et de force…
Plus de soixante ans plus tard, Emi saura-t-elle affronter le passé et les horreurs de la guerre pour retrouver enfin la paix ?

Encore un roman découvert par hasard en déambulant sur le site de la Fnac. Une fiction historique autour de femmes fortes, il n’en fallait pas plus pour me convaincre. L’occasion aussi pour moi d’en apprendre plus sur la culture et l’histoire de Corée, que je ne connais pas du tout.

Entre 1943 et 2011, on suit le parcours de ces deux femmes — l’une jeune adolescente, l’autre confrontée aux douleurs de la vieillesse — et on tente de comprendre le lien qui les unit ainsi que les conséquences des choix et de la vie de l’une sur celle de l’autre.

Les contrastes dans le roman sont très intéressants. Au début, l’histoire d’Hana est très joyeuse et retranscrit un message fort de liberté et d’indépendance des femmes. Malheureusement, sa vie va devenir un véritable cauchemar aux mains des soldats japonais qui en font leur esclave sexuelle. Si certains passages sont assez difficiles à lire car très détaillés dans les horreurs que subit la jeune fille, l’auteure a veillé à semer quelques lueurs d’espoirs au fil des évènements. Cet équilibre donne du rythme à la lecture car les rebondissements sont forts, aussi bien dans les joies que dans les peines et nous donnent envie d’aller au bout. Le personnage d’Emi est un peu moins attachant au début car c’est une vieille femme, qui parait un peu aigrie et renfermée sur elle-même. Mais au fur et à mesure, on comprend le poids de la culpabilité qui pèse sur ses épaules et sans elle, le dénouement n’aurait pas eu la même intensité en émotions ni le même impact.

Pour aller plus loin, l’auteure nous propose en fin de roman des dates clés sur cette période de l’histoire ainsi que la bibliographie ayant servie ses recherches. Elle-même d’origine sud-coréenne, j’imagine à quel point ce roman ait pu avoir de l’importance à ses yeux, d’une part pour comprendre sa propre histoire et de l’autre pour contribuer à la mise en lumière des cruautés de guerre trop souvent passées sous silence.

4 jours à Lisbonne

Quel bonheur de voyager à nouveau, après 2 ans entre confinements et déplacements limités… L’année dernière, j’ai quand même eu la chance de visiter les Gorges du Verdon et de faire un petit road trip dans le sud est de la France, mais prendre l’avion, être immergé dans un pays que tu ne connais pas, écouter les tons chantants d’une nouvelle langue et baigner dans une autre culture… C’est quand même autre chose ! 

C’est la première fois que je venais à Lisbonne et au Portugal en général. J’en avais entendu beaucoup de bien, autant sur l’ambiance que sur les choses à faire. Tout d’abord, d’un point de vue covid et restrictions sanitaires, il était demandé d’avoir un pass sanitaire valide pour prendre l’avion et de remplir un formulaire de suivi des voyageurs demandé par le gouvernement portugais. Rien de complexe, il suffisait d’indiquer d’où on venait, avec quelle compagnie, nos coordonnées et notre place assise dans l’avion (à remplir après l’enregistrement donc). En réalité, aucun document n’a été vérifié. J’ai téléchargé mon pass sanitaire sur l’application de la compagnie lorsque je me suis enregistrée en ligne mais il n’y a eu aucun contrôle, aussi bien au départ qu’à l’arrivée.

Le voyage a bien commencé, quand on s’est rendu compte en arrivant à l’aéroport qu’on avait oublié notre guide à la maison… J’avais acheté l’édition « Un grand week-end à », que j’aime beaucoup pour les voyages de moins d’une semaine. Je préfère toujours voyager avec un guide papier qui recense les éléments clés à ne pas manquer accompagnés de cartes pour pouvoir s’orienter sans être scotché sur son téléphone. Direction le magasin Relay pour en trouver un autre. Il n’y avait pas beaucoup de choix. Nous avons opté pour un guide Michelin, qui ressemble à ce qu’on a l’habitude d’utiliser. Il est assez bien fait, avec des conseils d’itinéraires, des explications et des cartes par quartier. Il propose aussi des adresses de bars et restaurants ainsi que des boutiques par quartier mais j’ai trouvé dommage que ce soit dans une rubrique à part et que toutes les bonnes adresses d’un quartier ne soient pas recensées au même endroit.

A mon tour de faire le guide et de te partager nos moments lisboètes ! Retour sur nos 4 jours dans la capitale de la faïence, ses façades colorées, ses rues pavées et son vieux tram jaune.

Nous sommes arrivés le vendredi soir vers 17h (heure locale — 1h de décalage avec la France). Il nous a fallu ensuite une petite heure pour rejoindre notre Airbnb situé dans le quartier historique d’Alfama en métro. On nous avait prévenu qu’il fallait venir avec des bonnes chaussures, ça n’a pas loupé. Ce quartier aux multiples ruelles et escaliers est bien pentu. Après avoir déposé nos affaires, nous nous sommes baladés jusqu’au quartier du Chiado pour manger et la Place du Commerce (Praça do Comércio) dans la Baixa (ville basse).

Jour 1 : découverte des quartiers typiques de Lisbonne

Pour notre premier jour, nous avons voulu visiter les quartiers typiques de Lisbonne à pied. Nous avons pris notre petit déjeuner sur les quais, non loin de la Praça do Comércio puis nous avons pris un peu de hauteur à bord de l’elevador de Santa Justa. Malheureusement, le point de vue tout en haut était fermé mais ça ne nous a pas empêché d’apprécier la vue sur les toits de tuiles orangés et les bâtisses colorées. Nous avons poursuivi notre marche jusqu’à Rossio et nous nous sommes arrêtés écouter un groupe de jeunes musiciens portugais jouer sur la place Pedro IV.

En continuant notre ascension, nous avons à nouveau profité de la vue sur la ville depuis le belvédère de Sao Pedro de Alcântara dans le Bairro Alto (ville haute) puis depuis le parc Eduardo VII après avoir remonté l’avenue de la liberté (Avenida da Libertade). Le parc était très animé car c’était la fête du livre : livres par milliers et séances de dédicaces, de quoi attirer les foules. Je ne m’y suis pas risquée à chercher des lectures en portugais, et de toute façon ma PAL est déjà bien remplie !

10km de marche plus tard, nous sommes redescendus en métro jusqu’à Alfama pour profiter tranquillement de notre soirée. 

Jour 2 : Cristo Rei et le quartier de Belém

Le lendemain matin, nous avons pris le bateau direction le village d’Almada de l’autre côté de la rive du Tage pour aller voir la statue du Christ-Roi (Cristo Rei), réplique réduite du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro. Depuis le débarcadère, un bus fait le trajet jusqu’en haut de la colline mais les horaires ne coïncidaient pas avec notre arrivée donc nous y sommes montés en tuk-tuk. Ils sont très nombreux à circuler dans la région de Lisbonne et à proposer des visites guidées. Ça peut être une solution pour épargner ses jambes lorsqu’il devient difficile de marcher dans les rues pentues. 

Une fois arrivé en au pied de la statue, le temps d’attente pour y monter est assez long car la jauge est réduite à cause des restrictions sanitaires (une dizaine de personnes seulement, tour à tour). De plus, nous avons dû passer dans une machine de désinfection avant de prendre l’ascenseur. La visite en elle-même est assez rapide mais la vue sur Lisbonne et le pont du 25 avril est appréciable, un tout nouvel angle sur la ville aux 7 collines. 

En redescendant dans le village d’Almada, au bord de la rive, il est possible de manger sur place de nombreuses spécialités de poissons, dans le bourg ou même sur un ponton au plus près du grand pont rouge, dans le restaurant Ponto Final. On me l’avait conseillé mais nous avons préféré reprendre la route pour profiter de notre après-midi dans le quartier de Belém.

Nous avons repris le bateau puis un train (env. 15min) pour y arriver. Nous avons profité d’un déjeuner au bord du Tage avec la vue opposée à celle du matin puis marché en direction de l’imposant Monument des Découvertes (Padrão dos descobrimentos), représentant la proue d’un navire et son équipage, en quête de nouvelles terres à conquérir.

J’ai beaucoup aimé ce quartier, chargé d’histoire et de culture : un peu plus loin sur le quai, la fameuse tour de Belém bâtie au XVIème siècle, le mémorial des combattants d’outre-mer, puis en revenant au cœur du quartier, le musée d’art moderne et le centre culturel, le monastère des Hyéronimites, son magnifique cloître et l’église Santa Maria.

Au retour, nous nous sommes arrêtés quelques stations plus tôt, à Alcântara-Mar pour profiter de notre soirée à LX Factory. C’est un mini quartier avec de nombreux bars, restaurants, boutiques de type concept stores ou produits de seconde main, du street art et de la musique. Pour les bordelais, ça ressemble beaucoup à Darwin. C’est comme ça qu’on me l’avait décrit et je trouve que ça correspond tout à fait. C’est un peu excentré de la ville mais je conseille vraiment d’y passer pour une soirée bonne ambiance, sans prise de tête entre copains. On est rentré en taxi (Freenow) pour moins de 5€ jusqu’à Alfama (25min).

Jour 3 : dans les hauteurs de Sintra

Après avoir bien arpenté les quartiers historiques de Lisbonne, nous nous sommes un peu éloignés pour découvrir d’autres adresses typiques de la région. Nous avons pris le train de la gare de Rossio direction Sintra et ses multiples palais d’antan dans les hauteurs, joyaux colorés témoins d’une autre époque et vues imprenables. 

Les trains partent toutes les 10 minutes, pour un trajet d’environ 35 minutes. A l’arrivée, on peut prendre directement un bus depuis la gare pour un circuit vers les différents palais. Nous sommes d’abord montés vers le château des Maures (Castelo dos Mouros) mais nous avons finalement décidé de commencer par la visite du Palácio Nacional da Pena car il est impossible de tout voir en une seule journée et c’est un incontournable avec ses dômes, ses façades jaunes, bleues carrelées et sa tour rouge. Nous avons mangé à la cafétéria sur place juste avant la visite. Il faut compter au moins 1h30 pour faire le tour du palais mais il est possible d’y passer la journée entière en s’y perdant dans ses jardins (Parque da Pena). 

Pour notre deuxième visite, nous nous sommes fiés aux avis des locaux qui nous conseillaient de ne pas manquer la Quinta da Regaleira, palais du XXème siècle, construit par un riche homme d’affaires portugais et végétation luxuriante. Le parc est immense, c’est très agréable de s’y balader. Nous avons assisté à un petit spectacle d’humour sur place (en anglais), dans un décor exotique qui nous plonge dans une autre époque.

J’ai beaucoup aimé cette journée. Si tu as plus de temps, je te conseille de faire au moins deux jours autour de Sintra. Par contre, chaque visite coûte environ 10€ par personne, ce qui peut vite revenir cher. Il me semble qu’en réservant sur internet plusieurs visites en même temps, des réductions sont proposées mais ça peut être risqué car difficile de prévoir à l’avance le temps passé sur chaque lieu.

A notre retour, nous sommes allés manger dans un petit restaurant bistronomique typique portugais dans notre quartier d’Alfama. Ça faisait deux jours que nous passions devant en rentrant chez nous en fin de soirée. J’avais gardé en tête de tester cette adresse avant la fin du séjour car le décor soigné et la carte me donnaient très envie. Je ne me suis pas trompée ! Nous avons super bien mangé. Les plats sont vraiment typiques et très bien travaillés. En plus de ça, les serveurs étaient adorables ! Une adresse découverte par hasard que je recommande vraiment, qui ne figurait pas du tout dans notre guide mais le mériterait largement : le restaurant Santa, cozinha portuguesa contemporânea (cuisine portugaise contemporaine).

Jour 4 : le château São Jorge, Benfica et Cascais

Pour notre dernier jour, nous nous sommes laissés porter, pas de programme particulier et pas de réveil au petit matin. Après tout, c’était les vacances ! Nous avons commencé la journée par la visite du château de São Jorge en fin de matinée, offrant une vue imprenable du haut d’Alfama sur les toits de Lisbonne jusqu’à la Praça do Comércio, où entre remparts et jardins, plusieurs familles de paons majestueux se baladent librement.

Nous nous sommes ensuite rendus dans le quartier de Benfica en métro (les footeux en ont sûrement déjà entendu parler) pour visiter le Palácio dos Marqueses de Fronteira (Palais des marquis de Fronteira), réputé pour ses azulejos du XVIIème siècle et ses jardins. Les azulejos sont les carreaux de faïence décorés typiques du Portugal que l’on retrouve sur de nombreuses façades de maison. Ils peuvent représenter des formes géométriques ou des décors et personnages dans un ensemble. 

Malheureusement, nous n’avons pas pu visiter l’intérieur du Palais car il n’y a que deux horaires de visites guidées par jour au matin et nous sommes arrivés trop tard mais le jardin était en libre accès (pour 5€ par personne). Contrairement à la plupart des autres visites, nous avons pu profiter seuls du décor. Ce palais est assez excentré de Lisbonne, dans un quartier plutôt de banlieue et donc peut-être à première vue moins attirant. Mais il n’en était pas moins agréable de prendre le temps et profiter de ce décor à deux dans le calme.

Dans ce quartier, notre guide conseillait également de visiter le Jardim Zoológico (grand zoo) et le Parque Florestal de Monsanto, parc de 900 hectares, considéré comme le poumon de la ville où il est possible de faire un parcours de randonnée balisée sur 14km à la découverte de la faune et la flore. Nous n’avons pas poursuivi les visites en ce sens. A la dernière minute, nous avons décidé de nous rendre à Cascais pour découvrir les plages autour de Lisbonne. Nous avons commandé un taxi pour gagner du temps (19€ pour 25min de route). La visite étant imprévue, nous n’avions pas nos maillots de bain mais nous avons mangé dans le petit village et nous sommes baladés le long des quais, de la forteresse et jusqu’au parc municipal. Nous sommes rentrés en train jusqu’à Cais do Sodré et avons achevé notre séjour en flânant dans les rues colorées de cette magnifique capitale et montant enfin à bord de la fameuse ligne 28 du tram jaune.

Obrigada Lisboa : mon bilan

J’ai adoré ces quelques jours à Lisbonne, qui nous ont permis de bien déconnecter ! Les moments que j’ai préférés sont la journée à Belém et le quartier Alfama où nous vivions. Nous avons quasiment tout fait à pied. C’est sportif mais très agréable de se perdre dans les ruelles colorées. J’étais très étonnée de croiser autant de Français et de locaux qui parlaient français. Dans de nombreux restaurants, les serveurs nous parlaient en français. D’un sens, c’est plus simple mais pour moi, essayer de s’exprimer dans une nouvelle langue et faire des recherches pour comprendre fait aussi partie du voyage et de l’expérience. Enfin, nous avons eu la chance de faire beaucoup de visites mais cela représente un certain budget car il faut compter en moyenne 10€ par personne par visite.

Et toi, tu connais Lisbonne ? Des recommandations à ajouter ?

J’espère que tes vacances d’été (ou en décalé comme moi) se sont bien passées ! N’hésite pas à m’écrire si tu as envie de partager ces moments. Il ne me reste plus qu’à te souhaiter une bonne rentrée !

Coin Lecture : Ma PAL de rentrée

Aujourd’hui j’avais envie de rédiger un coin lecture un peu spécial et de te parler des livres qui m’attendent sur l’étagère. Je pense que nous sommes beaucoup dans ce cas mais difficile pour moi d’entrer dans une librairie sans en ressortir les mains vides… J’ai fait mon petit stock, avec cinq livres dans ma pile à lire (PAL).

Au soleil redouté

Les pieds dans le sable, le bikini encore humide, le corps crémé, j’ai profité de ce weekend à la météo très estivale pour commencer Au soleil redouté de Michel Bussi. J’aime beaucoup cet auteur de thrillers qui font voyager ! Une intrigue qui se déroule encore une fois au bout du monde et qui permet de prolonger un peu notre été. Dès les premières pages, le contexte est posé : paysages paradisiaques pour éveiller l’inspiration de cinq jeunes femmes réunies pour un atelier d’écriture intensif et un peu spécial.

Résumé :
Elles étaient cinq…
Cinq lectrices fidèles et auteures en herbe qu’un concours expédie, pour une semaine, au paradis du Pacifique, les îles Marquises. Au programme, atelier d’écriture sous la baguette du grand écrivain Pierre-Yves- François, et puis… tout le reste, bien sûr : découverte de l’île — ce joyau fauve cher à Gauguin et chanté par Brel —, sable noir, folklore local, tatouages raffinés, disparitions mystérieuses et meurtres en série… Sous l’œil placide des grands tiroirs, quelqu’un tue au soleil. Qui sera la prochaine victime ?

A suivre dans la liste, d’autres romans qui m’ont attirée pour deux raisons bien différentes : une promo sur les livres de poche et mon envie de découvrir l’Afrique et ses auteurs.

La tresse

J’avais déjà entendu parler de ce roman de Laëtitia Colombani mais aussi bête que cela puisse paraître, c’est une promo sur les livres de poche qui m’a fait craquer. J’avais droit à un livre offert à un moment où je n’étais pas très inspirée et où je ne savais pas vers quel type de lecture me tourner. Un roman aux trois histoires entremêlées, qui promet pourtant de susciter beaucoup d’émotions autour du cancer du sein..

Résumé :
Inde. Soit à est une intouchable. Elle r^ve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre.
Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

L’enfant Noir

L’enfant Noir, signé Camara Laye, est un livre que j’avais complètement oublié sur mon étagère pour être honnête… Je l’ai retrouvé en faisant l’inventaire de ma PAL. Je l’ai acheté il y a un petit moment, en ayant à cœur de lire des histoires qui se déroulent en Afrique, témoignent des multiples cultures sur ce continent et éveillent les consciences sur les atrocités du passé. Je l’ai acheté en même temps que La Case de l’Oncle Tom, No Home et Washington Black. J’en parle dans mon tout premier coin lecture.

Résumé :
L’enfant noir grandit dans un village de Haute-Guinée où le merveilleux côtoie quotidiennement la réalité. Son père, forgeron, travaille l’or au rythme de la harpe des griots et des incantations aux génies du feu et du vent. Respectée de tous, sa mère jouit de mystérieux pouvoirs sur les êtres et les choses. Elle sait détourner les sortilèges et tenir à l’écart les crocodiles du fleuve Niger. Aîné de la famille, le petit garçon est destiné à prendre la relève de son père à l’atelier et, surtout, à perpétuer l’esprit de sa caste au sein du village. Mais son puissant désir d’apprendre l’entraînera inéluctablement vers d’autres horizons, loin des traditions et des coutumes de son peuple.

L’élixir du bonheur

La magie des réseaux sociaux… J’ai découvert le roman d’Estelle Lequette dans une story Instagram de Flora Coquerel, ex-miss France et une femme que j’admire. Nous avons le même âge et les mêmes origines du Bénin (à un degré d’écart), qu’elle a la chance de connaître et de partager car elle s’est rendue plusieurs fois sur place, par le biais de son association Kelina, avec laquelle elle a financé la construction d’une maternité, ou encore pour son documentaire Wax in the City. Ce premier roman de l’auteure, qui s’articule autour de la quête de sens et du retour aux origines entre la France et le Bénin ne pouvait que résonner en moi. J’ai si hâte de le lire !

Résumé :
Stella rase les murs lorsqu’elle quitte le bureau à… 19 heure, par crainte de subir les réprimandes de sa chef tyrannique. Elle est responsable marketing d’un magazine de décoration en vogue et a un rythme de travail effréné. Sa famille, ses amis lui reprochent son manque de disponibilité et ses désistements récurrents.
A la suite d’un évènement tragique, Stella prend conscience que son métier occupe une place centrale dans sa vie et procède à des réajustements. Mais est-elle réellement prête à sortir de cet engrenage et à enfin écouter son corps ?
En parallèle, Mamie-Fi, sa grand-mère d’origine béninoise, tente de trouver les ingrédients qui permettraient à Stella de goûter pleinement au bonheur.

Tous tes enfants dispersés

Enfin, toujours sur le thème de l’Afrique et la compréhension de ses origines, j’ai acheté Tous tes enfants dispersés de Beata Umubyeyi Mairesse, pas plus tard que le week-end dernier à la Géolibri de Darwin à Bordeaux, lors du festival Africa Climax. Pendant 3 jours, l’Afrique était à l’honneur à travers des conférences, tables rondes, projections et concerts pour mettre en avant les enjeux et les opportunités sur ce continent, défendre son environnement, le futur de ses peuples et de ses richesses.

Résumé :
Peut-on rassembler ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d’exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.
Ode aux femmes persévérantes et à la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui.


Et toi, quelles sont tes lectures pour cette rentrée ? Qu’y a-t-il dans ta PAL du moment ?

Voyager à travers les époques le temps d’un week-end : 2 jours au Puy du Fou

Que dis-tu d’un bond dans le passé le temps d’un article ? Je ne vais pas me risquer à écrire dans un vocabulaire ancien mais je vais essayer de faire au mieux pour te donner l’impression de (re)vivre avec moi cette expérience à travers les époques.

J’avais déjà entendu parler du Puy du Fou autour de moi mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressée. C’est ma maman qui m’a fait part il y a quelques années de son envie d’y passer un week-end en famille. J’avais tenté plusieurs fois de faire une réservation mais à chaque fois il n’y avait plus de place pour la Cinéscénie, l’évènement à ne pas manquer le samedi soir. Premier conseil : s’y prendre bien à l’avance pour obtenir des places pour le parc et la Cinéscénie. Cette fois-ci, c’était la bonne. J’ai fait la réservation au mois de novembre pour un séjour en juillet. En plus, j’ai pu offrir les places en cadeau à Noël pour ma maman ! Au départ, j’avais pris des billets pour une journée et la Cinéscénie mais de nombreuses personnes autour de moi m’ont conseillé de rester 2 jours pour avoir le temps de tout voir. Après coup, je suis bien contente d’avoir changé ma réservation. C’est mon deuxième conseil : prendre le temps de visiter sur 2 jours.

A mi-chemin entre Bordeaux et la Normandie, nous nous sommes rejoints devant l’entrée du parc le samedi matin après 3h de route. Nous avons récupéré un plan et nous nous sommes dirigés vers un premier spectacle. En temps de covid, le masque était obligatoire dans tout le parc mais le pass sanitaire n’était demandé que pour accéder à la Cinéscénie (test négatif de moins de 48h ou preuve de vaccination complète de plus de 15 jours).

Je suis habituée aux parcs d’attraction comme Disneyland et le Parc Astérix mais c’est la première fois que je venais dans un parc à spectacles. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. La plus grande différence réside dans le fait qu’il y ait des horaires à respecter pour chacun des spectacles. La journée doit être programmée, on ne peut pas vraiment se laisser porter et faire les attractions quand on en a envie ou quand elles se trouvent à côté sur notre chemin. Il est donc important de bien regarder les horaires en arrivant et de choisir l’ordre des spectacles. Le parc compte une quinzaine de spectacles, dont 6 grands spectacles et 4 « musées animés » accessibles en continu. Les tribunes des grands spectacles sont accessibles 30 minutes avant l’horaire de début affiché. Il faut donc prendre en compte ce délai pour assister à un spectacle. En arrivant moins de 15 minutes avant, c’est généralement trop tard.

Déroulement de la journée

Nous avons commencé par le grand spectacle Les Vikings à 11h. Village en bois du Xème siècle, animaux sauvages, cascades et combats à l’épée… Un décor réaliste qui nous plonge tout de suite dans l’univers et un spectacle impressionnant. J’ai beaucoup aimé mais pour être honnête, n’étant pas une grande fan d’Histoire, au début j’ai eu peur que la journée soit longue et répétitive à enchaîner des spectacles de vikings… Cette impression s’est vite dissipée avec les spectacles suivants. D’autant plus que le parc est divisé en plusieurs univers, du Ier au XXème siècle, donc les décors évoluent.

Certains spectacles sont en intérieur mais la plupart se déroulent à ciel ouvert et sont maintenus en cas de pluie. Je te conseille de bien regarder la météo avant de venir et de prévoir un bon kway si le temps est incertain. Nous avons eu de la pluie tout l’après-midi lors de la première journée. J’étais bien équipée mais ma maman n’avait pas prévu. Heureusement, elle a pu se procurer un poncho de pluie dans une boutique.

Les spectacles

Nous avons vu 8 spectacles sur la première journée, dans l’ordre :

  • Les Vikings (grand spectacle)
  • Le Bal des Oiseaux Fantômes (grand spectacle), une volière à ciel ouvert avec de nombreux rapaces volant au-dessus de nos têtes
  • Le Signe du Triomphe (grand spectacle), course de char au sein de l’arène de Jules César
  • Les Chevaliers de la Table Ronde, un décor enchanteur pour Excalibur et son rocher, témoins du sacre d’Arthur engagé dans la quête du Graal
  • Mousquetaire de Richelieu (grand spectacle), danses espagnoles et ballet équestre entre Cyrano et Dartagnan
  • Le Secret de la Lance (grand spectacle), flûte enchantée, voix imaginaires et figures de voltige à l’époque de Jeanne d’Arc
  • Le Mystère de la Pérouse (musée animé), traversée de l’Atlantique
  • Le Premier royaume (musée animé),

Si tous véhiculent un peu de magie en nous faisant voyager à travers les époques, celui que j’ai préféré est Mousquetaire de Richelieu. Il se déroule au sein d’un théâtre ancien, digne de son époque (XVIIème siècle). Les décors, les costumes et les jeux de lumière sont magnifiques. La scène est en fait une carrière où des chevaux majestueux œuvrent, ne faisant qu’un avec leur cavalier ou leur dresseur.

Le Secret de la Lance et Le Signe du Triomphe entrent également dans mon Top 3, sûrement aussi pour les prouesses avec les chevaux mais les décors et les effets spéciaux sont remarquables !

Pour la deuxième journée, il nous restait un grand spectacle à voir, des petites animations et des musées animés. C’était beaucoup plus tranquille, nous étions moins pressés. Dans l’ordre, nous avons vu :

  • Le Dernier Panache (grand spectacle), une vue 360 à bord d’un galion retraçant le parcours d’un officier de la Marine française du XVIIIème siècle
  • Le Grand Carillon et ses techniciens acrobates
  • Les Grandes Eaux et ses fontaines dansantes

Nous nous sommes aussi baladé dans le Monde Imaginaire de La Fontaine et ses animaux et avons découverts les différents ateliers d’artisans aux méthodes ancestrales comme le tailleur de pierre et le souffleur de verre. Le dimanche après-midi, nous avons terminé notre visite vers 16h. Nous étions assez fatigués de notre intense journée du samedi ! Nous nous sommes levés à 5h du matin pour faire la route et avons profité du parc jusqu’à plus de minuit à la fin de la Cinéscénie. Nous avons aussi beaucoup marché, avec plus de 11km au compteur.

En restant jusqu’à la fin de la journée du dimanche, nous aurions pu voir 4 animations et spectacles supplémentaires :

  • Les Automates Musiciens
  • La Renaissance du Château (musée animé)
  • Les Amoureux de Verdun (musée animé)
  • Les Noces de Feu (spectacle du dimanche soir)

Nous étions quand même très contents de notre séjour car nous avons pu voir les principaux spectacles et les plus impressionnants je pense.

La Cinéscénie

La Cinéscénie débute à 22h30 (il est conseillé d’arriver une heure avant). Les gradins sont situés dans une autre partie du parc avec entrée dédiée. C’est en extérieur et non abrité donc il faut être bien couvert. Il y avait pas mal de vent. Certains avaient prévu le plaid, nous n’y avions pas pensé mais c’est vrai qu’une couverture aurait été la bienvenue !

Le spectacle dure 1h30, c’est un peu un résumé du parc et de ses époques puisqu’on y suit l’histoire d’un petit garçon et de sa famille, du Moyen-Âge jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les décors et les effets sont spectaculaires ! Personnages costumés et animaux évoluent autour d’un grand bassin, sous nos étoiles, jeux de lumière artificielles et feux d’artifice. Plus de 1000 acteurs jouent ce spectacle et près de 5000 bénévoles participent à sa création, de la direction artistique à la mise en place des effets techniques.

Malheureusement, j’étais si fatiguée de ma journée que je n’ai pas vu le spectacle en entier… Je me suis endormie dans les gradins (oups). J’ai ressenti quelques moments de creux mais je ne sais pas si c’était dû à la fatigue ou si le rythme ralentissait vraiment parfois…

Il est vrai que c’est un incontournable, comme on me l’avait décrit mais un séjour au Puy du Fou sans voir la Cinéscénie vaut quand même tout à fait le détour selon moi !

La restauration

Nous avions prévu un pique-nique pour le samedi midi et voulions manger sur place pour les autres repas. Il est possible de réserver une table au restaurant au moment de la réservation des billets mais je pensais voir ça sur le moment. C’est une erreur car beaucoup de personnes le font et les restaurants sont vite complets. Nous n’avions pas vu non plus qu’il est indiqué sur le plan que la plupart des restaurants nécessitent une réservation, soit par téléphone pendant la journée, soit au point d’informations dédié à l’entrée du parc. Nous avons quand même pu dîner sur place, à un stand de restauration rapide mais c’est vrai que j’aurai aimé l’expérience d’un restaurant dans un décor d’époque.

C’est pourquoi le dimanche matin dès notre arrivée, nous nous sommes arrêtés au point d’informations sur les restaurants. Il ne restait de la place que dans un seul restaurant avec service à table, ce qui confirme qu’il faut également s’organiser à l’avance pour manger. Il s’agissait du restaurant animé Le Relais de la Poste au sein du village du XVIIIème. Nous avons saisi l’opportunité.

Il existe 2 restaurants animés avec menu unique pour une trentaine d’euros par personne (boissons comprises dont le vin). C’est un peu cher pour ce que c’est en soi mais les quantités étaient très généreuses. Je me rends compte d’ailleurs en rédigeant cet article qu’il est possible d’économiser jusqu’à 20% par repas en les réservant en ligne avant la visite !

Notre menu : terrine de Rillaud, salade du Cocher (salade, émincé de volaille, croûtons, œufs durs), Brigandin Vendéen (manchon de canard, saucisse brigandine, lard, mogettes de Vendée Label Rouge) et dessert à base de pommes caramélisées, brioche façon pain perdu, crème anglaise.

Entre chaque plat, des chanteurs habillés en tenus d’époques venaient nous chanter des comptines. C’était plutôt enfantin mais nous avons passé un bon moment. C’était l’anniversaire de mon frère donc nous avons demandé aux chanteurs de lui dédier une chanson. Il ne s’attendait pas à cette surprise, il était un peu gêné mais on a bien rigolé !

Si c’était à refaire, je réserverais des places au restaurant à l’avance. J’aurai beaucoup aimé dîner au Café de la Madelon, restaurant en mode café théâtre avec une scène, acteurs et danseurs dans une ambiance de mariage des années 1900 !

Pour information, les titres restaurants ne sont acceptés dans aucun service de restauration sur place.

Le logement

Nous avons passé la nuit du samedi chez Annie, notre hôte Airbnb qui propose 2 chambres annexes à sa maison à moins de 10 minutes du parc, à Saint-Malô-du-Bois. La nôtre, intitulé L’Etape, permettait d’accueillir 6 personnes, avec trois lits deux places (dont un en hauteur) et une salle de bains. C’était très confortable pour nous à 4. La sortie temporaire du parc étant autorisée, nous sommes allés déposer nos affaires pendant un moment de creux entre le dîner et le début de la Cinéscénie, ce qui nous a permis de rentrer directement nous coucher après le spectacle, sans déranger et sans avoir besoin de faire la visite.

Le petit-déjeuner, proposé en supplément le lendemain matin, était servi chez Annie et son mari, autour d’une grande table. Nous avons apprécié car c’était frais et complet (pain, viennoiseries, céréales, fruits, yaourt, boissons chaudes et froides).

C’est un logement d’un très bon rapport qualité/prix avec des hôtes sympathiques, que je te recommande pour un séjour au Puy du Fou.

Mes conseils

Pour résumer, mon premier conseil est de réserver bien à l’avance pour obtenir des billets pour la Cinéscénie. Je te conseille également de réserver un restaurant avec service à table au moment de la réservation si tu veux tenter l’expérience pour être sûr d’avoir de la place et payer moins cher.

Renseigne-toi bien sur la météo et prévois ton équipement en fonction : un kway si pluie, chapeau et crème solaire s’il y a du soleil car il peut faire vite très chaud pendant les spectacles en plein air (ce n’est pas abrité), un bon pull voire des couvertures si tu as prévu d’assister à la Cinéscénie.

Même si la journée était bien rythmée par les horaires des spectacles, nous avons pris du temps pour nous balader et je n’ai pas eu l’impression d’avoir à me presser tout le temps. Deux jours suffisent largement pour assister à tous les spectacles et explorer tous les recoins du parc.

Si c’était à refaire, je prévoirais peut-être de loger dans la région dès le vendredi soir ou même d’arriver le samedi en début d’après-midi pour être en forme pour la Cinéscénie et faire un deuxième jour complet. Si tu n’as pas la possibilité d’y aller sur 2 jours, tu peux même y aller le samedi uniquement pour la Cinéscénie et passer la journée du dimanche. La fatigue sera mieux répartie ! Dans ce cas, privilégie les grands spectacles et les animations en dehors des musées.

Bilan

J’ai beaucoup aimé cette expérience ! Nous avons passé un excellent weekend en famille à travers les époques. Les décors sont magnifiques, réalistes et les spectacles en mettent vraiment plein la vue. Tous les petits détails sont très travaillés.

Seul bémol selon moi, je n’ai pas trouvé d’explication sur place sur l’origine du lieu. J’aurai aimé découvrir pourquoi le parc s’appelle le Puy du Fou et les liens spécifiques avec la région vendéenne, s’il y en a. J’ai également trouvé dommage qu’il n’y ait pas de chronologie dans la traversée des époques ni de points d’Histoire. Au-delà des légendes racontées dans les spectacles, j’aurai aimé en apprendre plus sur les périodes de l’Histoire présentées.


J’espère que cet article t’a plu et que ça t’a fait voyager un peu dans le temps ! J’ai essayé d’être la plus complète possible mais n’hésite pas à me dire en commentaires si j’ai oublié des choses ou si tu as eu une expérience différente.

Quels seraient tes conseils pour les futurs voyageurs à travers les époques ?

Coin Lecture : Les enfants sont rois

Ces derniers temps, les beaux jours sont arrivés la vie a repris. Je n’ai pas pris beaucoup de temps pour lire mais j’avais hâte de découvrir ce roman de Delphine de Vigan. Je l’ai vu sur les réseaux, entendu quelques critiques et je voulais le lire pour me faire ma propre idée. Il m’attendait même sagement au chevet de mon lit car j’avais commencé la lecture d’une dizaine de pages. Je l’ai repris il y a peu, pour enfin découvrir cette histoire au sujet des enfants exposés sur internet et qui a fait tant parler au moment de sa sortie.

Honnêtement, je ne m’attendais pas du tout à une affaire policière, ce n’est pas mentionné ni même suggéré dans le résumé de quatrième de couverture mais j’ai beaucoup aimé. Ça apportait une dimension à l’intrigue, qui aurait été un peu plate sans ça. D’ailleurs, c’est ce qui selon moi constitue le fondement des réflexions vers lesquelles veut nous emmener l’auteure.

Pour une petite remise en contexte, dans son roman, Delphine de Vigan nous fait rencontrer deux jeunes femmes quelque peu opposées : Clara, une policière reconnue dans sa brigade vivant seule loin d’internet, et Mélanie, jeune maman surconnectée vivant son rêve de célébrité à travers ses enfants qu’elle met en scène dans des vidéos sur les réseaux sociaux. Les deux femmes se rencontrent lorsque Clara est amenée à enquêter sur un drame survenu au sein de la famille de Mélanie. Au fil des témoignages demandés pour l’enquête, on découvre le quotidien effréné de ces petits enfants stars, gâtés à souhait par leurs parents et marques en tout genre (jouets, nourriture, parcs d’attraction) ainsi que les joies et les vices déclenchés chez leur public.

J’ai eu envie d’acheter ce livre parce que j’avais entendu des critiques sur les réseaux venant justement de parents influenceurs. N’étant ni parent, ni influenceur mais étant concernée par l’exposition de notre vie sur les réseaux sociaux, j’ai voulu me faire ma propre opinion. Et je peux dire aujourd’hui que je ne suis pas d’accord avec eux. Je n’ai pas trouvé que les scènes décrites étaient trop stéréotypées car je suis sûre que cela existe, même si cela ne concerne pas tout le monde. Je n’ai pas non plus trouvé que l’intrigue était plate ou trainait en longueur, au contraire. Ça m’amène plutôt à penser que les critiques émises sont négatives car le roman est lui-même une critique de leur mode de vie. Je trouve d’ailleurs dommage qu’ils n’en aient pas profité pour ouvrir le débat avec leurs abonnés afin d’éveiller les consciences. Enfin, je ne jette pas la pierre car il est parfois difficile de réaliser et de se remettre en question. Je suppose que chacun fait de son mieux tout en s’adaptant à son époque.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé ouvrir mon esprit sur ces questions : quel est le risque d’exposer ses enfants sur les réseaux sociaux aux yeux de tous ? Nous laisseraient-ils faire s’ils en étaient conscients ? Quel genre d’adulte sera l’enfant qui a grandi sous le regard des autres et possédant bien plus que ce qu’il ne peut utiliser ?

J’ai aussi particulièrement apprécié lire un livre ancré dans mon époque, mentionnant Loft Story et autres émissions de télé-réalité fictives ainsi que les vidéos YouTube et contenus Instagram ou encore le confinement et le Covid. J’ai un peu moins aimée la dernière partie (environ 80 pages sur les 350), qui aux allures de prévisions futuristes se déroulant en 2031, présente un peu trop d’extrapolations. Même si c’est bien là que nous pouvons prendre conscience des éventuelles conséquences à long terme d’une exposition sur internet dès le plus jeune âge, certains éléments sont un peu trop poussés. Je serai curieuse de relire cette partie en 2031 et de comparer ce qui existe réellement et ce qui n’est que fiction. La fin était également un peu trop ouverte à mon goût. J’aurai aimé une conclusion ou un dénouement plus clair pour l’ensemble des personnages.

Tu avais vu passer ce livre sur les réseaux ?

Mercredi Séries : Innocent

Dans ce nouvel épisode de Mercredi Séries, j’avais envie de te parler de cette mini-série espagnole disponible sur Netflix qui est apparue dans mes recommandations. Un titre évocateur, un résumé dramatique et une adaptation prometteuse, qui finit de nous convaincre. En effet, cette mini-série est inspirée du roman primé du même titre d’Harlan Coben, une référence en matière de thriller.

Après avoir tué accidentellement un homme, il plonge dans une spirale tragique. Mais comme il retrouve enfin amour et liberté, un coup de fil vient raviver son cauchemar.

Sur les huit épisodes de 55 minutes, les deux premiers installent le contexte et l’intrigue de façon un peu déroutante car on a l’impression de découvrir deux histoires complètement différentes, sans lien entre elles. Mais la gymnastique est très bien faite. Pour chaque nouveau personnage introduit, l’épisode suivant retrace les faits marquants de sa vie, avant d’être mêlé à l’intrigue actuelle, ce qui nous permet de comprendre comment chacun en est arrivé là et de faire des hypothèses sur leur implication réelle. C’est un très bon moyen de maintenir le suspense car le spectateur est dérouté, surpris et enchaîne les théories.

A raison d’un ou deux épisodes par soir, nous avons terminé cette série en une semaine. Tenus en haleine, nous avions toujours envie de connaître la suite, jusqu’à la fin du dernier épisode, où tout bascule au moment où on pensait avoir compris le dénouement. Comme le titre l’indique, tout au long de la série, les personnages et le spectateur s’interrogent sur la culpabilité du personnage principal. Est-ce un piège ? Un coup monté ? Quel(s) secret(s) cache-t-il ? Quels sont ses liens avec d’autres personnages qui n’ont pas l’air très nets non plus ?

C’est une très bonne série policière, que je te conseille si tu aimes le suspense. Si l’histoire reprend des codes assez classiques des autres séries espagnoles et latino-américaines que j’ai vues, telles que le trafic de drogue, le sexe et la prostitution, elle reste originale dans la façon de relater les évènements car le narrateur change à chaque épisode. Attention néanmoins si tu es sensible car certaines scènes violentes ne sont pas censurées et l’intrigue traite d’abus sexuels sur mineurs.

Enfin, j’ai bien aimé le jeu d’acteurs et les acteurs eux-mêmes, malgré le rôle détestable tenu par certains. Les évolutions physiques à travers les époques étaient plutôt bien faites, à part celle du personnage principal, Mateo Vidal, interprété tout au long de sa vie par le même acteur, qui avait l’air d’avoir 40 ans en étant à la fac.

Tu as vu cette série ou lu le livre ? Je serais curieuse d’avoir un avis sur cette adaptation ! D’autant qu’une prochaine série Netflix adaptée d’un roman d’Harlan Coben sort au moins d’août, une production française cette fois, intitulée Disparu à Jamais. Je sais déjà que je vais la regarder ! J’avais lu le roman Intimidation avant que la série américaine ne soit disponible sur Netflix mais je ne l’ai pas regardée car mon copain n’était pas emballé par l’intrigue. Peut-être que je la regarderai un jour par curiosité et pour comparer, mais je ne sais pas si c’est très intéressant de regarder une série policière dont tu connais déjà le dénouement en ayant lu le roman. Dis-moi ce que t’en penses !

Brasseurs d’un jour : fabriquer sa bière artisanale avec Wecandoo

A Noël, j’ai offert à mon copain un bon cadeau shoppé sur le site de Wecandoo pour une activité originale à partager ensemble : fabriquer sa bière artisanale.

Retour sur notre atelier réalisé il y a quelques jours avec Charles, dans sa brasserie distillerie du Cabestan, à Sainte-Croix du Mont (à environ 1h de Bordeaux).

A notre arrivée, nous avons été très bien accueilli par Charles, notre brasseur professeur qui a su nous mettre à l’aise et nous expliquer son métier avec précision et pédagogie. Nous formions un groupe de cinq apprentis brasseurs pour ces 4h d’atelier. Nous avons chacun commencé par choisir notre recette : blonde, blanche, ambrée ou IPA. Étant plutôt amatrice des bières légères, c’est naturellement que je me suis orientée vers une recette de bière blanche. Les recettes sont écrites à l’avance, il ne s’agit pas là de fabriquer une bière sur mesure.

Nous avons commencé par aller récupérer notre matière première : le malt. On parle de malt lorsque la céréale a été récoltée, mise en condition pour commencer à éclore puis stoppée dans sa croissance. C’est une céréale à demi éclose. La bière blanche est composée de malt d’orge et de malt de froment.

Le malt est ensuite concassé grossièrement dans un moulin.

Sur le poste de travail, chacun a à sa disposition une cuve contenant environ 20L d’eau préalablement chauffée à plus de 70°C. La température idéale pour cette étape est de 67°C. C’est l’ajout du malt à température ambiante dans l’eau qui va faire baisser la température. On prépare la cuve à accueillir le malt concassé en y accrochant un sac pour filtrer. C’est la méthode BIAB, brew in a bag.

Petit à petit, on ajoute le malt dans l’eau et on mélange avec une grande baguette en plastique appelée fourquet pour casser les grumeaux. Cette étape est l’empâtage. Le mélange de malt et d’eau chaude s’appelle la mèche. Une fois toute la quantité de malt ajoutée, on referme le couvercle et on laisse chauffer pendant 45 minutes (temps variable selon la recette) en remuant toutes les 10 minutes. C’est en faisant le geste de remuer avec le fourquet que l’on fait l’action de brasser. Au bout des 45 minutes, on réalise un test à l’iode pour vérifier s’il reste de l’amidon. Si j’ai bien compris, lorsqu’il reste de l’amidon, cela signifie que tous les sucres n’ont pas encore été extraits du malt. Il faut alors laisser chauffer encore quelques temps. Les tests d’amidon étant OK pour nous, nous sommes passés à l’étape suivante : le dédrêchage.

La drêche est le malt imbibé d’eau. Pour la retirer, on soulève le sac et on le tourne sur lui-même pour le presser et ainsi extraire tout le liquide. Il faut s’armer de gants car tout est très chaud ! En plus à ce stade, le liquide est collant car il contient beaucoup de sucres.

Ensuite, le mélange liquide est porté à ébullition à 96°C pour être stérilisé puis chauffé à 67°C pendant 60 minutes. C’est à ce moment que l’on va ajouter le houblon et les différentes épices qui donneront son amertume et du goût à la bière. Je ne savais pas du tout à quoi ça ressemblait. Le houblon est une plante grimpante qui forme des cônes et dont une petite partie intérieure est récupérée pour être utilisée en brasserie (petits grains verts dans le saladier). Il peut se conserver au congélateur. Pour les épices, dans ma recette il y avait de l’écorce d’orange et de la coriandre en poudre. Ça dégageait de belles odeurs dans l’atelier !

A la fin des 60 minutes, il faut rapidement refroidir le liquide. Nous l’avons fait à l’aide de serpentins en métal et de tuyaux en faisant circuler de l’eau froide à l’intérieur. Une fois que le liquide atteint une température de 32°C, on peut retirer le serpentin. C’est l’heure du whirlpool. Il faut remuer très fort avec le fourquet jusqu’à créer un tourbillon puis le retirer d’un coup. Le mouvement va permettre aux particules dures de se déposer au fond au centre de la cuve. C’est pour éviter d’avoir trop de dépôt dans sa future bière.

Enfin, le liquide est versé dans un bac de fermentation dans lequel on ajoute les levures qui vont travailler pour transformer les sucres en alcool. Il faut bien fermer hermétiquement pour que l’air ne puisse pas passer. On insère un petit tube en plastique dans un trou, permettant de laisser sortir le CO2 sans rien laisser entrer.

Rendez-vous dans 4 semaines pour finir l’atelier et mettre notre bière en bouteille ! J’ai hâte de la goûter. Il faut encore que je lui trouve un nom. Des idées ? J’ai bien envie de créer mes propres petites étiquettes pour les coller dessus et avoir ma marque éphémère de bière.


J’ai adoré cette expérience, on a passé un super bon moment ! J’espère que ça t’a plu de la vivre en images et de la lire. Si ça t’intéresse, je te laisse les coordonnées de Charles. Il propose aussi des ateliers de distillerie pour fabriquer de l’eau de vie de bière ou du gin. Les matières premières sont de qualité et les produits sont certifiés bio.

Le site Wecandoo propose également plein d’autres ateliers pour découvrir différents métiers de l’artisanat dans plusieurs villes en France et dans différents domaines : travail du bois, du cuir, poteries, ateliers culinaires, création de bijoux, etc. C’est une idée de cadeau originale, pour ceux qu’on aime ou pour soi-même.

Mon code parrainage t’offre 10% de réduction sur l’atelier de ton choix : POTOA1OCM.

Faire du sport en s’amusant : j’ai testé Ring Fit Adventure sur Nintendo Switch

L’année dernière pendant le premier confinement, les programmes de lives fitness ont explosé sur YouTube et Instagram. J’ai essayé d’en suivre quelques uns mais au fil des séances, je me forçais à tenir le rythme et je prenais de moins en moins de plaisir.

Je me suis finalement laissée tenter par le jeu vidéo Ring Fit Adventure sur Nintendo Switch, pour des séances un peu plus ludiques et à la carte. Ayant déjà testé Wii Fit il y a quelques années, je n’avais aucun a priori sur le fait de faire du sport grâce à une console de jeux.

Pour le démarrage, il faut renseigner son poids et sa taille puis un test rapide permettra de définir l’intensité des exercices (modifiable à tout moment). Tu peux travailler en mode programme de fitness ciblé, sur une zone de ton corps par exemple, ou en mode aventure. C’est ce que j’ai privilégié donc c’est ce dont je vais parler le plus dans cet article. J’aime beaucoup car c’est très complet !

Principe du jeu

Chaque séance commence par une phase d’échauffement et se termine par une phase de récupération avec des étirements. Dans le mode aventure, on est accompagné par notre ami Ring sur les traces de Drago, le monstre musclé qui lui a volé ses pouvoirs et effraie les habitants. L’aventure est divisée en chapitres et en niveaux pour une montée progressive en difficulté. Niveau après niveau, on rencontre des nouveaux personnages et des nouveaux types de monstres qu’il faut affronter grâce à différentes techniques : squats, planche, lever de genoux, tirs à l’arc et j’en passe.

Les techniques sont regroupées par catégories et par couleurs :

  • Rouge pour les techniques permettant de travailler les bras et le haut du corps
  • Bleu pour les techniques permettant de travailler les jambes et le bas du corps
  • Jaune pour les techniques permettant de travailler les abdos et le buste
  • Vert pour les techniques un peu plus complètes reprenant des positions de yoga

Certains monstres sont plus ou moins sensibles à un type de techniques et certains niveaux sont plus ou moins ciblés. Plus tu avances dans le jeu, plus tu es incité à utiliser des techniques différentes pour travailler différentes zones. Par exemple, lors des combats, tu ne peux pas faire la même technique deux fois de suite. Tu dois alterner un tour sur deux voire un sur trois. C’est assez bien fait et équilibré, ce qui permet de tout travailler au sein d’un niveau ou lors de la séance.

Il existe différents types de niveaux : ceux qui font avancer l’intrigue et l’aventure, des niveaux de mini-jeux ciblés sur un mouvement et des niveaux de combats. Dans les niveaux aventure, tu alternes entre course sur place, obstacles et combats de monstres. Tu peux aussi récupérer des pièces et des objets pour acheter des vêtements, des nouvelles techniques, ou préparer des boissons pour récupérer des points de vie.

Le coaching

Le principal coach est notre ami Ring qui nous suit dans toutes les épreuves. Je le trouve très encourageant et motivant au fil des exercices.

Il y a aussi Posie, dont le rôle est de nous montrer les bonnes positions pour réaliser les mouvements. Comment ça marche ? Concrètement, pendant la séance, tu es équipé d’une ceinture autour de la cuisse gauche dans laquelle tu insères l’une des manettes (joy-con). La deuxième manette est insérée dans le ring-con, l’anneau grâce auquel tu effectues les mouvements. La sensibilité des manettes permet de détecter leur position dans l’espace et par rapport à ton corps afin d’indiquer si tu es bien positionné ou non. Si tu ne fais pas bien le mouvement, tu verras des indications s’afficher à l’écran. Bien sûr, ce n’est pas aussi précis que si un vrai coach te regardait faire. Mais c’est une très bonne base ! Pour chaque mouvement, tu vois aussi quels sont les muscles sollicités. Ça m’a permis de mieux connaître mon corps et de comprendre mes ressentis.

A la fin de chaque séance, tu accèdes à un récap du temps passé en mouvement, de tous les exercices réalisés et le nombre de répétitions. Plus tu fais des exercices, plus tu débloques des récompenses et autres techniques. C’est un bon moyen de se dépasser et de se motiver à faire mieux à chaque séance.

Entre les différents niveaux, on te rappelle de bien rester hydraté et de ne pas aller au-delà de ce que ton corps te permet. Tu vas être encouragé plusieurs fois à mettre fin à la séance pour te préserver. Tu peux également mesurer ton pouls pour évaluer l’intensité de tes efforts. Évidemment, tout ça est avant tout prévu pour éviter les risques de blessure et d’attaque contre le jeu mais ça a le mérite d’exister et je trouve que ce sont des très bonnes précautions.

Le bilan

Tu te demandes peut-être : est-ce qu’on transpire vraiment ? La réponse est OUI ! Je te conseille vraiment d’être en tenue de sport et pas comme Denis Brogniart en jean dans la pub. C’est une vraie séance de sport qui peut t’apporter de vraies courbatures. Je n’ai pas encore été assez régulière pour constater des résultats sur le long terme (prise de masse musculaire, affinage de la silhouette) mais j’ai déjà noté des progrès au niveau du cardio. Pour moi, une bonne séance dure environ 1h dont 30 minutes en mouvement. N’hésite pas à aller checker la petite vidéo de ma séance sur mon Instagram !

Et toi, tu fais du sport ? Quel est ton moyen pour te maintenir en forme tout en t’amusant ?

Coin Lecture : À même la peau

La photo d’une maison dans la nuit, un résumé à base de tueurs en série et des critiques à faire froid dans le dos : j’ai craqué sur ce livre en rayon pour m’essayer à un style de thriller un peu différent. Habituée aux histoires tordues de Michel Bussi dans des décors paradisiaques, je suis rarement attirée par les récits policiers plus profonds et plus glauques. C’était l’occasion de tester.

Dès les premières pages, tous les éléments étaient réunis pour ce qui me semblait être un bon thriller psychologique : scène de crime glauque, suspense et récits croisés. J’ai trouvé la première partie de la lecture à la hauteur de la promesse, un peu flippante, avec des personnages très intrigants et peu attachants hormis l’inspectrice, prête à risquer sa vie pour son travail.

Au fil des pages, les liens se font et se défont entre les situations et nos suspicions évoluent. En revanche, j’ai trouvé la deuxième partie un peu plus plate, jusqu’à un dénouement à la fois surprenant et décevant. Je ne m’attendais pas du tout à cette fin ! Mais je ne sais pas si on peut pour autant dire que le pari est 100% réussi…