Mercredi Séries : Innocent

Dans ce nouvel épisode de Mercredi Séries, j’avais envie de te parler de cette mini-série espagnole disponible sur Netflix qui est apparue dans mes recommandations. Un titre évocateur, un résumé dramatique et une adaptation prometteuse, qui finit de nous convaincre. En effet, cette mini-série est inspirée du roman primé du même titre d’Harlan Coben, une référence en matière de thriller.

Après avoir tué accidentellement un homme, il plonge dans une spirale tragique. Mais comme il retrouve enfin amour et liberté, un coup de fil vient raviver son cauchemar.

Sur les huit épisodes de 55 minutes, les deux premiers installent le contexte et l’intrigue de façon un peu déroutante car on a l’impression de découvrir deux histoires complètement différentes, sans lien entre elles. Mais la gymnastique est très bien faite. Pour chaque nouveau personnage introduit, l’épisode suivant retrace les faits marquants de sa vie, avant d’être mêlé à l’intrigue actuelle, ce qui nous permet de comprendre comment chacun en est arrivé là et de faire des hypothèses sur leur implication réelle. C’est un très bon moyen de maintenir le suspense car le spectateur est dérouté, surpris et enchaîne les théories.

A raison d’un ou deux épisodes par soir, nous avons terminé cette série en une semaine. Tenus en haleine, nous avions toujours envie de connaître la suite, jusqu’à la fin du dernier épisode, où tout bascule au moment où on pensait avoir compris le dénouement. Comme le titre l’indique, tout au long de la série, les personnages et le spectateur s’interrogent sur la culpabilité du personnage principal. Est-ce un piège ? Un coup monté ? Quel(s) secret(s) cache-t-il ? Quels sont ses liens avec d’autres personnages qui n’ont pas l’air très nets non plus ?

C’est une très bonne série policière, que je te conseille si tu aimes le suspense. Si l’histoire reprend des codes assez classiques des autres séries espagnoles et latino-américaines que j’ai vues, telles que le trafic de drogue, le sexe et la prostitution, elle reste originale dans la façon de relater les évènements car le narrateur change à chaque épisode. Attention néanmoins si tu es sensible car certaines scènes violentes ne sont pas censurées et l’intrigue traite d’abus sexuels sur mineurs.

Enfin, j’ai bien aimé le jeu d’acteurs et les acteurs eux-mêmes, malgré le rôle détestable tenu par certains. Les évolutions physiques à travers les époques étaient plutôt bien faites, à part celle du personnage principal, Mateo Vidal, interprété tout au long de sa vie par le même acteur, qui avait l’air d’avoir 40 ans en étant à la fac.

Tu as vu cette série ou lu le livre ? Je serais curieuse d’avoir un avis sur cette adaptation ! D’autant qu’une prochaine série Netflix adaptée d’un roman d’Harlan Coben sort au moins d’août, une production française cette fois, intitulée Disparu à Jamais. Je sais déjà que je vais la regarder ! J’avais lu le roman Intimidation avant que la série américaine ne soit disponible sur Netflix mais je ne l’ai pas regardée car mon copain n’était pas emballé par l’intrigue. Peut-être que je la regarderai un jour par curiosité et pour comparer, mais je ne sais pas si c’est très intéressant de regarder une série policière dont tu connais déjà le dénouement en ayant lu le roman. Dis-moi ce que t’en penses !

Brasseurs d’un jour : fabriquer sa bière artisanale avec Wecandoo

A Noël, j’ai offert à mon copain un bon cadeau shoppé sur le site de Wecandoo pour une activité originale à partager ensemble : fabriquer sa bière artisanale.

Retour sur notre atelier réalisé il y a quelques jours avec Charles, dans sa brasserie distillerie du Cabestan, à Sainte-Croix du Mont (à environ 1h de Bordeaux).

A notre arrivée, nous avons été très bien accueilli par Charles, notre brasseur professeur qui a su nous mettre à l’aise et nous expliquer son métier avec précision et pédagogie. Nous formions un groupe de cinq apprentis brasseurs pour ces 4h d’atelier. Nous avons chacun commencé par choisir notre recette : blonde, blanche, ambrée ou IPA. Étant plutôt amatrice des bières légères, c’est naturellement que je me suis orientée vers une recette de bière blanche. Les recettes sont écrites à l’avance, il ne s’agit pas là de fabriquer une bière sur mesure.

Nous avons commencé par aller récupérer notre matière première : le malt. On parle de malt lorsque la céréale a été récoltée, mise en condition pour commencer à éclore puis stoppée dans sa croissance. C’est une céréale à demi éclose. La bière blanche est composée de malt d’orge et de malt de froment.

Le malt est ensuite concassé grossièrement dans un moulin.

Sur le poste de travail, chacun a à sa disposition une cuve contenant environ 20L d’eau préalablement chauffée à plus de 70°C. La température idéale pour cette étape est de 67°C. C’est l’ajout du malt à température ambiante dans l’eau qui va faire baisser la température. On prépare la cuve à accueillir le malt concassé en y accrochant un sac pour filtrer. C’est la méthode BIAB, brew in a bag.

Petit à petit, on ajoute le malt dans l’eau et on mélange avec une grande baguette en plastique appelée fourquet pour casser les grumeaux. Cette étape est l’empâtage. Le mélange de malt et d’eau chaude s’appelle la mèche. Une fois toute la quantité de malt ajoutée, on referme le couvercle et on laisse chauffer pendant 45 minutes (temps variable selon la recette) en remuant toutes les 10 minutes. C’est en faisant le geste de remuer avec le fourquet que l’on fait l’action de brasser. Au bout des 45 minutes, on réalise un test à l’iode pour vérifier s’il reste de l’amidon. Si j’ai bien compris, lorsqu’il reste de l’amidon, cela signifie que tous les sucres n’ont pas encore été extraits du malt. Il faut alors laisser chauffer encore quelques temps. Les tests d’amidon étant OK pour nous, nous sommes passés à l’étape suivante : le dédrêchage.

La drêche est le malt imbibé d’eau. Pour la retirer, on soulève le sac et on le tourne sur lui-même pour le presser et ainsi extraire tout le liquide. Il faut s’armer de gants car tout est très chaud ! En plus à ce stade, le liquide est collant car il contient beaucoup de sucres.

Ensuite, le mélange liquide est porté à ébullition à 96°C pour être stérilisé puis chauffé à 67°C pendant 60 minutes. C’est à ce moment que l’on va ajouter le houblon et les différentes épices qui donneront son amertume et du goût à la bière. Je ne savais pas du tout à quoi ça ressemblait. Le houblon est une plante grimpante qui forme des cônes et dont une petite partie intérieure est récupérée pour être utilisée en brasserie (petits grains verts dans le saladier). Il peut se conserver au congélateur. Pour les épices, dans ma recette il y avait de l’écorce d’orange et de la coriandre en poudre. Ça dégageait de belles odeurs dans l’atelier !

A la fin des 60 minutes, il faut rapidement refroidir le liquide. Nous l’avons fait à l’aide de serpentins en métal et de tuyaux en faisant circuler de l’eau froide à l’intérieur. Une fois que le liquide atteint une température de 32°C, on peut retirer le serpentin. C’est l’heure du whirlpool. Il faut remuer très fort avec le fourquet jusqu’à créer un tourbillon puis le retirer d’un coup. Le mouvement va permettre aux particules dures de se déposer au fond au centre de la cuve. C’est pour éviter d’avoir trop de dépôt dans sa future bière.

Enfin, le liquide est versé dans un bac de fermentation dans lequel on ajoute les levures qui vont travailler pour transformer les sucres en alcool. Il faut bien fermer hermétiquement pour que l’air ne puisse pas passer. On insère un petit tube en plastique dans un trou, permettant de laisser sortir le CO2 sans rien laisser entrer.

Rendez-vous dans 4 semaines pour finir l’atelier et mettre notre bière en bouteille ! J’ai hâte de la goûter. Il faut encore que je lui trouve un nom. Des idées ? J’ai bien envie de créer mes propres petites étiquettes pour les coller dessus et avoir ma marque éphémère de bière.


J’ai adoré cette expérience, on a passé un super bon moment ! J’espère que ça t’a plu de la vivre en images et de la lire. Si ça t’intéresse, je te laisse les coordonnées de Charles. Il propose aussi des ateliers de distillerie pour fabriquer de l’eau de vie de bière ou du gin. Les matières premières sont de qualité et les produits sont certifiés bio.

Le site Wecandoo propose également plein d’autres ateliers pour découvrir différents métiers de l’artisanat dans plusieurs villes en France et dans différents domaines : travail du bois, du cuir, poteries, ateliers culinaires, création de bijoux, etc. C’est une idée de cadeau originale, pour ceux qu’on aime ou pour soi-même.

Mon code parrainage t’offre 10% de réduction sur l’atelier de ton choix : POTOA1OCM.

Faire du sport en s’amusant : j’ai testé Ring Fit Adventure sur Nintendo Switch

L’année dernière pendant le premier confinement, les programmes de lives fitness ont explosé sur YouTube et Instagram. J’ai essayé d’en suivre quelques uns mais au fil des séances, je me forçais à tenir le rythme et je prenais de moins en moins de plaisir.

Je me suis finalement laissée tenter par le jeu vidéo Ring Fit Adventure sur Nintendo Switch, pour des séances un peu plus ludiques et à la carte. Ayant déjà testé Wii Fit il y a quelques années, je n’avais aucun a priori sur le fait de faire du sport grâce à une console de jeux.

Pour le démarrage, il faut renseigner son poids et sa taille puis un test rapide permettra de définir l’intensité des exercices (modifiable à tout moment). Tu peux travailler en mode programme de fitness ciblé, sur une zone de ton corps par exemple, ou en mode aventure. C’est ce que j’ai privilégié donc c’est ce dont je vais parler le plus dans cet article. J’aime beaucoup car c’est très complet !

Principe du jeu

Chaque séance commence par une phase d’échauffement et se termine par une phase de récupération avec des étirements. Dans le mode aventure, on est accompagné par notre ami Ring sur les traces de Drago, le monstre musclé qui lui a volé ses pouvoirs et effraie les habitants. L’aventure est divisée en chapitres et en niveaux pour une montée progressive en difficulté. Niveau après niveau, on rencontre des nouveaux personnages et des nouveaux types de monstres qu’il faut affronter grâce à différentes techniques : squats, planche, lever de genoux, tirs à l’arc et j’en passe.

Les techniques sont regroupées par catégories et par couleurs :

  • Rouge pour les techniques permettant de travailler les bras et le haut du corps
  • Bleu pour les techniques permettant de travailler les jambes et le bas du corps
  • Jaune pour les techniques permettant de travailler les abdos et le buste
  • Vert pour les techniques un peu plus complètes reprenant des positions de yoga

Certains monstres sont plus ou moins sensibles à un type de techniques et certains niveaux sont plus ou moins ciblés. Plus tu avances dans le jeu, plus tu es incité à utiliser des techniques différentes pour travailler différentes zones. Par exemple, lors des combats, tu ne peux pas faire la même technique deux fois de suite. Tu dois alterner un tour sur deux voire un sur trois. C’est assez bien fait et équilibré, ce qui permet de tout travailler au sein d’un niveau ou lors de la séance.

Il existe différents types de niveaux : ceux qui font avancer l’intrigue et l’aventure, des niveaux de mini-jeux ciblés sur un mouvement et des niveaux de combats. Dans les niveaux aventure, tu alternes entre course sur place, obstacles et combats de monstres. Tu peux aussi récupérer des pièces et des objets pour acheter des vêtements, des nouvelles techniques, ou préparer des boissons pour récupérer des points de vie.

Le coaching

Le principal coach est notre ami Ring qui nous suit dans toutes les épreuves. Je le trouve très encourageant et motivant au fil des exercices.

Il y a aussi Posie, dont le rôle est de nous montrer les bonnes positions pour réaliser les mouvements. Comment ça marche ? Concrètement, pendant la séance, tu es équipé d’une ceinture autour de la cuisse gauche dans laquelle tu insères l’une des manettes (joy-con). La deuxième manette est insérée dans le ring-con, l’anneau grâce auquel tu effectues les mouvements. La sensibilité des manettes permet de détecter leur position dans l’espace et par rapport à ton corps afin d’indiquer si tu es bien positionné ou non. Si tu ne fais pas bien le mouvement, tu verras des indications s’afficher à l’écran. Bien sûr, ce n’est pas aussi précis que si un vrai coach te regardait faire. Mais c’est une très bonne base ! Pour chaque mouvement, tu vois aussi quels sont les muscles sollicités. Ça m’a permis de mieux connaître mon corps et de comprendre mes ressentis.

A la fin de chaque séance, tu accèdes à un récap du temps passé en mouvement, de tous les exercices réalisés et le nombre de répétitions. Plus tu fais des exercices, plus tu débloques des récompenses et autres techniques. C’est un bon moyen de se dépasser et de se motiver à faire mieux à chaque séance.

Entre les différents niveaux, on te rappelle de bien rester hydraté et de ne pas aller au-delà de ce que ton corps te permet. Tu vas être encouragé plusieurs fois à mettre fin à la séance pour te préserver. Tu peux également mesurer ton pouls pour évaluer l’intensité de tes efforts. Évidemment, tout ça est avant tout prévu pour éviter les risques de blessure et d’attaque contre le jeu mais ça a le mérite d’exister et je trouve que ce sont des très bonnes précautions.

Le bilan

Tu te demandes peut-être : est-ce qu’on transpire vraiment ? La réponse est OUI ! Je te conseille vraiment d’être en tenue de sport et pas comme Denis Brogniart en jean dans la pub. C’est une vraie séance de sport qui peut t’apporter de vraies courbatures. Je n’ai pas encore été assez régulière pour constater des résultats sur le long terme (prise de masse musculaire, affinage de la silhouette) mais j’ai déjà noté des progrès au niveau du cardio. Pour moi, une bonne séance dure environ 1h dont 30 minutes en mouvement. N’hésite pas à aller checker la petite vidéo de ma séance sur mon Instagram !

Et toi, tu fais du sport ? Quel est ton moyen pour te maintenir en forme tout en t’amusant ?

Coin Lecture : À même la peau

La photo d’une maison dans la nuit, un résumé à base de tueurs en série et des critiques à faire froid dans le dos : j’ai craqué sur ce livre en rayon pour m’essayer à un style de thriller un peu différent. Habituée aux histoires tordues de Michel Bussi dans des décors paradisiaques, je suis rarement attirée par les récits policiers plus profonds et plus glauques. C’était l’occasion de tester.

Dès les premières pages, tous les éléments étaient réunis pour ce qui me semblait être un bon thriller psychologique : scène de crime glauque, suspense et récits croisés. J’ai trouvé la première partie de la lecture à la hauteur de la promesse, un peu flippante, avec des personnages très intrigants et peu attachants hormis l’inspectrice, prête à risquer sa vie pour son travail.

Au fil des pages, les liens se font et se défont entre les situations et nos suspicions évoluent. En revanche, j’ai trouvé la deuxième partie un peu plus plate, jusqu’à un dénouement à la fois surprenant et décevant. Je ne m’attendais pas du tout à cette fin ! Mais je ne sais pas si on peut pour autant dire que le pari est 100% réussi…

De Vannes à Saint Brieuc : une semaine pour faire le tour de la Bretagne en camping-car

Je suis si heureuse d’enfin écrire une revue voyage sur le blog car j’adore voyager et explorer notre belle planète ! Avant le covid, je passais rarement une année entière sans partir à l’étranger. Depuis le premier confinement, je ne compte plus les billets d’avion décalés puis annulés… Et j’ai si hâte de pouvoir partir à nouveau.

En attendant, il a fallu improviser et faire preuve d’ingéniosité pour s’aérer la tête, découvrir de nouveaux endroits dans un rayon limité et profiter des vacances autrement. Pour une semaine de vacances en France au mois de mai, on a opté pour une solution de facilité. Mon copain est breton, ses parents ont un camping-car, nous voilà partis faire le tour de la Bretagne dans notre petite maison ambulante. Mets ta ceinture, je t’emmène avec nous en détail et en photos sur les étapes de notre périple. J’espère que ça te plaira !

Nous sommes partis du sud de la Bretagne, près de Redon où vit ma belle-famille, direction Vannes. Notre objectif : longer la côte pour remonter jusqu’à Saint-Brieuc.

Bretagne sud et golfe du Morbihan

Nous avons commencé notre première journée par une rapide balade dans le golfe du Morbihan, à la pointe du Bill puis à Arradon. Cette partie de la Bretagne est vraiment magnifique avec toutes ses petites îles mais nous avons fait le choix de ne pas nous y attarder car nous avons l’occasion d’y revenir plus souvent par rapport à la longue route et toutes les autres étapes qui nous attendaient. D’ailleurs, nous avions déjà fait le tour de l’île aux Moines il y a 2 ans lors d’un week-end entre copains. L’idéal pour visiter cette zone, c’est d’avoir un petit bateau pour atteindre les différentes îles et petites criques en été ou lors des beaux jours.

Niveau météo, on était un peu juste en température (entre 10 et 15°C) mais on a eu de la chance car malgré la pluie annoncée toute la semaine, nous avons eu des éclaircies chaque jour. Le dicton « en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour » est totalement vrai !

Nous avons ensuite repris la route vers Concarneau et cherché un endroit où stationner pour notre première nuit. Globalement, nous n’avons pas eu de problème pour circuler ou nous garer avec le camping-car. Quelques parkings sont limités aux véhicules inférieurs à 2m avec des barrières à l’entrée mais nous avons toujours réussi à trouver un endroit où nous arrêter, sans avoir besoin d’aller sur une aire réservée aux campings-cars (avec accès payant).

Les côtes du Finistère

Pour notre première nuit, nous nous sommes arrêtés à Pont-Aven, petit village d’artistes plein de charme. Nous avons dormi dans une rue d’un lotissement calme, non loin du port où nous avons pu profité de la luminosité du soleil couchant. C’était très agréable. Après un repas sur le pouce, nous sommes descendus nous balader jusqu’au port.

Le lendemain matin, nous avons pris notre petit déjeuner sur la place centrale du village avant de visiter le bourg, le long des rues aux nombreuses galeries d’art et de l’ancien moulin jusqu’à l’autre côté du port. Nous nous sommes arrêtés là par hasard mais j’ai beaucoup aimé, c’est très mignon. Je pense que c’est assez touristique mais nous n’avons croisé que des locaux en pleine semaine hors saison. J’ai été assez étonnée de voir des galeries d’art à chaque coin de rue dans un si petit village. Nous en avons croisé une dizaine ! A croire que ce lieu si paisible est une belle source d’inspiration. Le charme aurait été encore plus grand si nous avions pu les visiter et si les petits restaurants et leurs terrasses avaient été ouverts.

Direction Concarneau, nous n’avons pas pris le chemin le plus court car nous avons choisi de longer la côte au maximum pendant tout notre périple. Sur les conseils d’une amie originaire du coin, nous nous sommes arrêtés à Port-Manech pour une rapide balade, avec une magnifique vue de hauteur près du phare.

Nos deux prochaines étapes nous ont aussi été conseillées par notre amie. Nous sommes très contents de nous y être arrêtés. Ça valait le détour et sans ces conseils, nous les aurions peut-être manquées ! Alors à mon tour aujourd’hui de te les conseiller si tu passes par-là.

D’abord, nous sommes allés voir les chaumières de Kerascoët. Nous avons fait une bonne balade autour de ce petit village aux airs d’antan jusqu’à une petite chapelle. Nous avons croisé un habitant qui a gentiment proposé de nous offrir du basilic frais de son jardin. C’est si agréable de retrouver un contact humain, un peu de générosité et du bonheur dans les choses simples.

Ensuite, nous nous sommes envolés vers la plage de Tahiti, eaux turquoises et sable blanc. Si cette tournure est pour la blague, c’est bien le vrai nom de cette plage à Névez. On ne voulait pas rater cette étape, juste pour pouvoir dire qu’on est allé à Tahiti. Comme quoi, pas besoin d’aller très loin pour faire rêver ! Peut-être qu’un jour, j’aurai l’occasion de comparer…

Autour de Quimper : de Concarneau à Douarnenez

Enfin, nous voilà de retour à la civilisation à Concarneau. Après un déjeuner face au port, nous avons visité la ville close. Rues pavées, maisons en pierre, à colombages et remparts, tout un charme dans l’ancien. Confinement oblige, tous les magasins étaient fermés. Aucun doute que des boutiques ouvertes auraient donné un peu plus de vie et accentué le charme de cette ancienne ville. Ce n’est pas très loin de là où vit ma belle-famille (à peine 2h) donc j’aurai plaisir à y retourner à la belle saison ! En plus, il y a des départs vers les îles de Glénan. Ça sera l’occasion car c’est un archipel magnifique, que nombre de mes amis bretons m’ont conseillé !

Fin de notre deuxième journée, nous nous sommes arrêtés à Bénodet pour la nuit avant de reprendre la route le lendemain matin sur le sentier côtier jusqu’à Audierne puis direction Plogoff et la Pointe du Raz. C’est un peu bateau de dire ça mais j’ai eu la preuve que dans un périple, le trajet peut compter autant que la destination. Si on avait pris la route principale, on aurait peut-être gagner du temps mais on se serait privé de magnifiques vues sur l’océan.

J’ai bien aimé le petit village de Plogoff. Nous nous sommes arrêtés pour y manger face au port puis nous avons visité la biscuiterie de la Pointe du Raz. C’était ouvert malgré le contexte et nous avons pu visiter l’atelier avec un masque derrière des verrières. Malheureusement, nous sommes arrivés un peu tard et la fabrication pour la journée était terminée mais le parcours est bien fait et les explications sont très claires. Grâce aux illustrations, nous avons pu voir comment étaient fabriqués les galettes et les palets bretons. On s’est laissé tenter et on a ramené pas mal de souvenirs gourmands pour nous et pour nos familles. Si tu veux voir la fabrication des biscuits, je te conseille de faire cette étape le matin.

Nous avons enchaîné avec les paysages à couper le souffle lors d’une petite randonnée à la Pointe du Raz, dignes d’un décor de cascades pour le cinéma ou de la côte sauvage d’un pays exotique. Magnifique vue sur les eaux bleues de l’océan du haut des rochers et promenade sur les sentiers rendue agréable grâce à ces petites fleurs jaunes à l’odeur de noix de coco. Pour l’anecdote, pendant plusieurs jours, lors de nos balades je me demandais quelle était cette odeur que je semblais connaître mais sur laquelle je n’arrivais pas à mettre un nom. La curiosité étant trop forte, me voilà en train de rechercher « fleurs jaunes Bretagne » sur Google. C’est comme ça que j’ai découvert que ces fleurs jaunes que l’on croisait partout, les ajoncs, étaient un emblème de la Bretagne et dégageaient une subtile odeur de noix de coco. L’impression en pleine nature d’être en train d’appliquer un soin à l’huile de coco sur mes cheveux, c’est assez perturbant mais pas désagréable.

Enfin, nous avons passé la nuit à la Pointe du Millier, où nous avons admiré un magnifique coucher de soleil, bien que les vêtements d’hiver eussent été de rigueur (manteau, cache-oreilles et gants) !

Nous sommes arrivés à Douarnenez le quatrième jour, ambiance petit village et maisons colorées et balade sur le port.

Les pointes du Cap de La Chèvre

Sur la route vers Crozon et le Cap de la Chèvre, nous nous sommes arrêtés dans le village historique de Locronan. Net contraste avec les maisons colorées de Douarnenez, bâtiments en pierre et temps grisonnant, l’impression d’être plongés dans une autre époque.

Nous avons ensuite repris la route vers Crozon, où nous avons mangé avant d’aller se balader sur le Cap de la Chèvre. En regardant la carte et avec un peu d’imagination, c’est assez facile de comprendre pourquoi ce nom et je trouve ça plutôt rigolo. Nous n’avons pas pris le temps de faire les 3 pointes principales. Nous nous sommes surtout baladé autour de Camaret-Sur-Mer et de la Pointe du Pen-Hir, dans un décor tout aussi impressionnant qu’à la Pointe du Raz. Nous avons aussi croisé quelques menhirs, signes de rites celtes anciens et très intrigants.

De Kerlouan à la baie de Morlaix

Cette dernière étape du Finistère est l’une de mes préférées. Sur les conseils d’un collègue breton, nous nous sommes arrêtés à Kerlouan où nous avons passé la nuit. Encore une fois, nous ne nous serions jamais arrêtés ici par hasard… Comme quoi, il faut toujours écouter les locaux ! Que de bons conseils. J’ai adoré cette plage et tous ces rochers échoués. J’ai trouvé le décor un peu mystique, c’est bizarre à expliquer mais j’ai ressenti quelque chose de particulier.

Nous nous sommes enfoncés un peu plus dans les rochers en visitant le site classé de Meneham, ancien village de pêcheurs aujourd’hui à l’abandon, entre toits de chaumes et rochers impressionnants. Pour la petite anecdote, c’est un lieu très spécial pour le collègue qui nous a recommandé la visite car son grand-père faisait partie des derniers habitants du village avant qu’il ne soit classé et réservé au tourisme de mémoire suite à sa disparition. Il y a passé son enfance et nous a raconté ses souvenirs. Ça a donné une autre valeur à notre excursion, comme si nous faisions partie d’un cercle restreint de chanceux qui connaissent les secrets et les histoires de vie qu’une majorité de visiteurs ne soupçonne pas.

Après une pause déjeuner à Roscoff, nous avons de nouveau apprécié le trajet, sur la route de la Corniche entre Carantec et Morlaix pour nos derniers moments dans le Finistère.

Côtes d’Armor : de la côte de granit rose à Saint-Brieuc

Le meilleur pour la fin… Comme si c’était écrit. Notre passage dans les Côtes d’Armor a été assez bref par manque de temps puisque nous étions déjà à notre avant-dernier jour de voyage. Mais nous n’avons pas moins apprécié ces étapes, au contraire ! Nous nous sommes principalement baladé sur la côte de granit rose, entre Trébeurden et Perros-Guirec. Nous nous sommes installés pour la nuit sur la Pointe du Bihit, où nous avons admiré un splendide coucher de soleil dans les hauteurs. Il faisait encore un peu froid mais armés de nos manteaux d’hiver, nous n’avons pas pu résister à faire un pique-nique devant ce spectacle de la nature.

Le lendemain, nous sommes descendus sur le port de Trébeurden et nous avons fait une petite balade autour du rocher du Père Trébeurden, face à l’Île Milliau, accessible à pied en fonction des marées (mais attention à ne pas se laisser piéger !). Pour être honnête, à cette étape du parcours, on avait déjà près de 40km de marche au compteur et nous commencions à fatiguer. C’est pourquoi nous avons fini tranquillement et n’avons plus fait de grandes randonnées. Mais si ça t’intéresse, il y en a une de 19km au départ du rocher du Père de Trébeurden.

Ensuite pour notre dernier jour, nous avons fait un petit tour de l’île Grande, accessible par voie terrestre via un pont, avant de passer rapidement près de Trégastel. Enfin, nous voulions visiter Ploumanac’h, classé parmi les plus beaux villages de France mais les lieux étaient inaccessibles en camping-car. Il fallait se garer sur un parking payant situé à une quinzaine de minutes à pied. Nos jambes nous ont dit non et nous avons passé notre chemin puis repris la route jusqu’à Saint-Brieuc pour notre dernière nuit. Nous avons dormi dans les hauteurs de Saint-Laurent-Sur-Mer, avec une jolie vue sur la baie de Saint-Brieuc. Le lendemain matin, nous avons visité le centre historique et parcouru le grand marché matinal de produits frais avant de reprendre la route vers notre point de départ.


La Bretagne regorge de paysages magnifiques et de côtes aux eaux turquoises. Nous avons adoré cette semaine de découverte et ne pouvons que conseiller ce type de parcours ! Bien sûr, chaque périple sera différent car il y a des pointes, des criques et des plages par millier. Même si nous avons vu beaucoup de choses et fait beaucoup d’étapes en une semaine, nous avons eu le sentiment que c’était un peu court. Nous aurons plaisir à réitérer l’expérience ! Nous avons aussi grandement apprécié le calme dû à la période (une semaine en plein mois de mai, hors vacances scolaires).

J’espère que ça t’a plu de (re)vivre ce voyage avec moi. Reste connecté.e, une vidéo arrive bientôt sur mon Instagram pour encore plus d’images !

Tu as déjà visité la Bretagne ? Quelles étapes conseillerais-tu ?

Coin lecture : Né sous une bonne étoile

Après un thriller et une rapide découverte de l’Afrique, au mois d’avril je me suis aussi laissée tenter par une lecture annoncée pleine d’espoir par un bandeau et une couverture brillants de jaune : Né sous une bonne étoile, l’un des derniers romans d’Aurélie Valognes.

Je connaissais l’auteure de nom, notamment pour Mémé dans les orties et j’avais déjà croisé ses couvertures colorées et good vibes dans les rayons des librairies mais je n’avais encore jamais lu son travail. J’ai beaucoup aimé son style d’écriture, que j’ai trouvé très naturel et fluide. Ce roman m’a profondément touché, je ne m’attendais pas à être aussi émue et à porter autant de réflexion sur un tel sujet.

On suit le parcours scolaire de Gustave, jeune élève de cité et de sa petite famille modeste. A l’opposé de sa grande sœur un peu surdouée, l’école n’est pas son fort et il rencontrera bien des obstacles pour trouver sa place dans cette société et ce modèle d’éducation formatés.

J’ai toujours été plutôt bonne élève et j’aimais beaucoup l’école. Depuis que je l’ai quittée, j’ai entendu par-ci par-là quelques changements et nouveautés (réformes, nouvelles méthodes d’éducation, etc.) mais fondamentalement j’ai l’impression que l’école reste la même. Apprendre était assez facile pour moi et souvent un plaisir mais à travers l’histoire de Gustave, j’ai compris que c’était aussi un système plein de failles. On a tous connu dans nos classes ces élèves qui travaillent d’arrache pied mais qui n’y arrivent pas, ces intellos pointés du doigt, ces rivalités entre groupes, ces professeurs un peu sadiques qui aiment pointer les faiblesses des uns devant les autres, les passionnés qui nous paraissent un peu perchés et ceux qu’on a envie d’impressionner.

L’école, c’est la fondation de la société. C’est l’institution qui aide à construire les générations de demain. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point c’était un parcours difficile pour certains. Autant du côté des professeurs, qui ne peuvent pas toujours exercé leur métier correctement, que des élèves, qui sont souvent rapidement rangés dans des cases.

Aurélie Valognes a naïvement fait germer une petite graine qui sommeillait en moi depuis quelques temps et ouvert une grande réflexion. Je l’en remercie. Je n’ai pas d’enfant mais plus je grandis, plus je suis intéressée par les sujets d’éducation. Je sais que je m’y pencherai d’autant plus attentivement quand je serai directement concernée. Je trouve ça vraiment appréciable que des romans et des fictions simples puissent nous faire ouvrir les yeux sur des sujets importants et des grandes questions de la vie.

Pour conclure, je dirais que si tu aimes lire juste pour te détendre et que tu ne veux pas forcément traverser ce parcours de réflexion, je te conseille quand même le roman car il fait sourire avec quelques situations cocasses et les personnages sont très attachants. Que tu aies aimé ou non l’école, je suis sûre qu’il te rappellera à tes souvenirs positifs pour un peu de nostalgie !

Je note sur ma liste de relire un roman d’Aurélie Valognes pour passer un bon moment. Lesquels me conseilles-tu ?

Mercredi Séries : Le Serpent

J’ai aimé cette série, autant que j’ai détesté le personnage et autant qu’elle m’a angoissée…

Curieusement, je n’avais jamais entendu parler de cette histoire… Alors que d’autres tueurs en séries ont déjà vu leurs méfaits retracés à la télévision et au cinéma. Je pense notamment à Jacques Mesrine, à peu près à la même époque, popularisé par une production dans les années 2000 avec deux films sortis en salles.

C’est toujours un peu bizarre de mettre en avant des tueurs en série, ça peut générer une sorte de curiosité malsaine. Mais d’un sens, je trouve ça très bien de mettre en garde sur certains dangers, de mettre en lumière ce qui a pu arriver aux victimes et parfois de rétablir la vérité. Pour moi, c’est aussi un hommage à la mémoire des victimes, pour ne pas oublier comment et pourquoi leur vie s’est arrêtée de manière aussi brutale que prématurée. Bien sûr, c’est une fiction donc c’est toujours à prendre avec du recul. Netflix a d’ailleurs choisi d’avertir son public à chaque début d’épisode avec ce message :

Cette série s’inspire de faits réels. Certains noms et faits ont été modifiés pour le besoin du récit et par respect pour les familles des victimes. Les dialogues sont pures fictions.

Pour te remettre un peu dans le contexte, la série retrace l’histoire de Charles Sobrahj, un homme franco-vietnamien installé en Thaïlande et commettant des meurtres dans toute l’Asie dans les années 1970. Habitué à droguer les jeunes voyageurs en quête de découverte et d’aventure pour leur soutirer argent et objets de valeur, il était accompagné de deux complices, une québécoise du nom de Marie-Andrée Leclerc et un jeune indien prénommé Ajay. Tous trois utilisaient des pseudonymes et se servaient des papiers d’identité volés pour se déplacer librement.

Leur traque commence quand un diplomate néerlandais recherche des informations sur un couple de concitoyens venu en vacances et ne donnant plus signe de vie à leurs familles. Épisode après épisode, Herman et sa femme Angela sont confrontés au manque de moyens et d’intérêt de la police thaïlandaise à lancer une enquête sur un couple d’européens disparus. Leurs soupçons n’étant pas pris au sérieux, ils commencent eux-mêmes à investiguer et rencontrent Nadine et Rémi, un couple de français, voisins et amis de l’escroc meurtrier.

Cette série se déroulent en 8 épisodes d’environ une heure chacun. Encore une fois, cela prouve l’intérêt du public pour les mini-séries et leur succès ! Les épisodes s’enchaînent sans lassitude d’attendre indéfiniment le dénouement dans la prochaine saison. Le téléspectateur trouve les réponses à ses questions mais cela n’empêche pas de bien doser le suspense ni de proposer un fin ouverte pour envisager une suite.

Les épisodes s’articulent entre les différents lieux et périodes de vie des personnages, de Paris à Bangkok en passant par le Népal et autres petits pays d’Asie. Au fur et à mesure, la découverte d’évènements antérieurs nous permet d’établir des liens avec leur présent et de mieux comprendre certaines situations, notamment comment Marie-Andrée Leclerc est devenue Monique, femme d’Alain Gautier, vendeur de pierres précieuses.

En avançant dans la saison, j’étais partagée entre poursuivre pour connaître le sort des personnages mais aussi une certaine angoisse car l’intrigue est de plus en plus sombre. Peu de séries m’ont autant secouée… En termes de violence dans les images, c’est supportable car généralement plus suggéré que montré.

J’ai été fascinée par la ténacité du diplomate Herman Knippenberg qui veut prouver envers et contre tous la présence d’un tueur en série dans sa ville. Mais les rôles qui m’ont le plus marqués sont ceux de deux femmes. D’abord, j’ai beaucoup aimé le caractère d’Angela, femme du diplomate, aussi déterminée mais plus entêtée et avec sa façon bien franche de dire les choses. Elle fait aussi preuve d’un soutien sans faille pour son mari jusqu’au bout et le porte parfois. Ensuite, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Monique alias Marie-Andrée. Bien qu’elle soit impliquée dans les crasses de son compagnon, elle est prise au piège et sa personnalité complexe à la limite de la schizophrénie l’aide à se forger une carapace.

Jenna Coleman est d’ailleurs magnifique dans ce rôle, elle faisait passer beaucoup d’émotions dans le regard. Avec mon copain, on a tous les deux trouvé au début qu’elle avait un faux air de ressemblance avec Selena Gomez. En réalité, elle ressemble encore plus à la véritable Marie-Andrée Leclerc, c’est glaçant… J’ai été bluffée en voyant les photos à la fin du dernier épisode ! T’en penses quoi ?

A gauche, Marie-Andrée Leclerc ; à droite, Jenna Coleman dans le rôle de Marie-Andrée Leclerc

Avec Tahar Rahim dans le premier rôle, acteur français retraçant l’histoire d’un français, je pensais vraiment que la série était une production française. Mais en fait, elle est produite par la BBC et mélange acteurs français et britanniques. Par exemple, Mathilde Warnier et Grégoire Isvarine qui jouent le couple de Nadine et Rémi sont aussi français, mais le couple Knippenberg ou encore les personnages d’Ajay et de Monique sont interprétés par des acteurs britanniques.

Par contre, il n’y a pas d’explication claire ni de référence à l’intitulé « Le Serpent ». Je pensais qu’on aurait su pourquoi le tueur en séries était surnommé ainsi. Après quelques recherches, il semblerait qu’il doit son surnom à sa capacité de manipulation, de s’immiscer dans différents rôles et d’échapper à la police.

J’ai été pas mal inspirée pour cette revue ! J’ai essayé de ne pas trop en dire tout de même pour te laisser le plaisir de regarder. En résumé, j’ai beaucoup aimé et je te conseille vraiment la série. N’hésite pas à me donner ton avis en commentaire si tu l’as vue 😉

La meilleure alternative pour remplacer les cotons-tiges

Il y a quelques semaines, je te présentais les cotons-tiges réutilisables Last Swab sur Instagram. En réalité, cela fait déjà 2 ans que je n’utilise plus du tout de cotons-tiges jetables. J’ai commencé à les remplacer, un peu par hasard, par l’oriculi.

Je débutais ma transition vers un mode de consommation plus responsable et orienté zéro déchet quand j’ai acheté un démaquillant solide et des cotons lavables sur le site Le Petit Carré Français. Malheureusement, le démaquillant est arrivé tout fondu dans le colis (sûrement à cause d’un problème d’exposition à la chaleur). Pour s’excuser, la marque m’en a renvoyé un nouveau et m’a offert un oriculi en cadeau. J’étais très contente, c’était l’occasion de sauter le pas ! Je ne sais pas si j’en aurai acheté un moi-même. J’en avais déjà entendu parlé mais pour être honnête, au début je trouvais ça un peu bizarre de se mettre un petit bout de bois dans l’oreille. Avec le recul, je trouve que cet outil est très bien fait et très pratique !

Je voulais rappeler dès le début de cette revue que la nature et le corps humain sont des choses bien faites. Le cérumen a une raison d’exister, puisqu’il forme une protection pour l’intérieur de l’oreille. On peut retirer le surplus mais il faut faire attention à ne pas tout retirer en nettoyant ses oreilles avec acharnement ou trop souvent. Un médecin m’avait même dit que passer un peu d’eau sur ses oreilles pendant la douche et frotter l’extérieur avec du savon suffisait amplement, pour ne pas risquer d’endommager l’intérieur avec un coton-tige.

C’est pour ça que j’ai toujours fait attention avec les cotons-tiges et que j’en ai naturellement fait de même en testant l’oriculi pour la première fois. Son embout recourbé permet de récolter facilement le surplus de cérumen dans l’oreille, pas besoin de l’enfoncer très loin. Maintenant je suis habituée et j’ai vraiment la sensation d’avoir les oreilles propres après utilisation. Cette alternative me convient parfaitement car ça m’a aussi permis de diminuer les déchets dans ma salle de bains. Je l’utilise une à deux fois par semaine (pas plus), en général après un shampoing. Après chaque passage dans l’oreille, je nettoie l’oriculi en le passant sous l’eau et je le range dans une petite pochette, où j’y mets aussi mes cotons démaquillants lavables, pour le garder dans un endroit bien propre.

Mon copain, lui, a eu plus de mal. Il trouvait la sensation dans l’oreille désagréable par rapport aux cotons-tiges classiques. C’est pour ça que j’ai commencé à m’intéresser aux autres alternatives. Je voulais trouver une solution pour qu’on puisse tous les deux réduire nos déchets à la maison.

J’ai découvert la marque Last Swab sur le e-shop Cracotte de Léa (alias Jenesuispasjolie) mais j’ai préféré passer commande directement sur le site de la marque pour réduire le nombre d’intermédiaires — c’est d’ailleurs une astuce que je peux te donner pour consommer mieux.

Last Swab propose des cotons-tiges, certes en plastique, mais réutilisables à l’infini, rangés dans un boîtier hygiénique et coloré. Il en existe deux types : une version classique avec des petits picots sur les embouts arrondis pour se nettoyer les oreilles et une version beauté avec des embouts à surface mi-lisse mi-rugueuse, dont un en forme de pointe. C’est vrai qu’en me maquillant, il m’arrivait souvent de corriger des petits détails avec un coton-tige et c’est quelque chose qui me manquait depuis que je suis passée à l’oriculi. Cette version est très pratique, voire même plus pratique qu’un coton-tige classique grâce à l’embout pointu qui permet de gagner en précision. Je suis totalement conquise ! Quant au coton-tige pour les oreilles, j’ai beaucoup alterné ces derniers temps avec l’oriculi pour essayer de savoir ce que je préférais. La version Last Swab est beaucoup plus proche du coton-tige classique et agréable dans l’oreille. Ce sont les petits picots qui permettent de récolter le surplus de cérumen. Comme l’oriculi, un simple rinçage à l’eau permet de le garder propre. Il a en plus l’avantage d’être vendu avec son étui, ce qui est assez hygiénique.

Aujourd’hui, je pense que je préfère l’oriculi mais je vais continuer d’utiliser les deux jusqu’à ce que mon avis soit tranché (ou en fonction de mon humeur). Si tu es à la recherche d’une alternative écoresponsable pour remplacer les cotons-tiges classiques, je te conseille de commencer par la version de Last Swab, qui sera plus proche de ce que tu connais déjà. D’ailleurs, mon copain l’a totalement adoptée et je crois qu’il a laissé tomber l’oriculi. Si en revanche tu préfères complètement éradiquer le plastique de ta salle de bains, l’oriculi est un bon choix. Enfin, comme je le disais plus haut, tu peux aussi choisir de rincer tes oreilles simplement à l’eau lorsque tu prends ta douche.

Alors, quelle solution te convient le mieux ? Si tu connais d’autres alternatives que je n’ai pas évoquées ici, n’hésite pas à me le dire en commentaire !

Mercredi Séries : Qui a tué Sara ?

Qui a tué Sara ? — c’est LA nouvelle série latino-américaine à suivre sur Netflix ! J’avais envie de t’en parler aujourd’hui parce qu’avec mon copain, on a dévoré les épisodes en deux soirées et globalement je trouve que les séries espagnoles et latino-américaines sont assez bien faites ! Bien entendu, je ne parle pas des telenovelas

A l’instar de La Disparition de Soledad, Qui a tué Sara ? est une série à suspense mélangeant le présent et le passé et dont l’intrigue s’articule autour de la recherche d’une vérité (le titre est assez explicite pour le coup). Un à un, on découvre l’implication des différents personnages et leurs rôles passés et présents. C’est vrai que le contexte des deux séries se ressemble beaucoup mais en réalité, chacune a sa propre histoire et je n’ai pas du tout eu l’impression de voir un copié/collé.

D’ailleurs, cette série m’a plutôt fait penser à une autre saga netflixienne (oui j’avais envie d’inventer ce mot) mais américaine : Ozark. Dans ces deux séries, la famille au cœur de l’intrigue est propriétaire d’un casino dans lequel on ne fait pas que jouer à des jeux d’argent…


J’ai bien aimé les mises en scènes des flashbacks tout au long de la saison mais j’ai surtout été bluffée par la ressemblance entre les acteurs dans les rôles adolescents et à l’âge adulte ! C’est d’ailleurs beaucoup ressorti dans les commentaires sur les réseaux. Je te laisse te faire ta propre idée avec ce post Instagram de Netflix France (attention, je te conseille que ne regarder que les photos car les commentaires peuvent contenir des spoilers) :

La saison 1 compte 10 épisodes d’environ 45 minutes mais ils passent vraiment très vite. Après les deux premiers épisodes, j’ai même vérifié la durée car je pensais que c’était des mini-épisodes de 20 minutes ! La deuxième saison est déjà prête, sa sortie est prévue le 19 mai. Il est encore temps d’être à jour, si le résumé (et ma revue) te donnent envie de regarder :

Bien décidé à se venger et à prouver son innocence dans le meurtre de sa sœur, Alex entreprend d’exhumer bien plus que le véritable coupable du crime.

Si à certains moments la suite des évènements paraissait évidente, j’ai été surprise plus d’une fois. A la fin de cette première saison, je ne sais toujours pas qui a tué Sara ! Tu as regardé cette série ? Tu as des pistes ?

Coin lecture : Nina Kariké

J’ai découvert ce roman sur le compte Instagram lesinspirationsdangelique, qui en fait une très belle présentation. Les deux éléments qu’elle a mis en avant et qui m’ont donné envie de le lire sont le message fort sur le handicap et le lieu de l’intrigue, l’Afrique.

Je te le disais dans mon dernier coin lecture (Ne lâche pas ma main de Michel Bussi), j’adore voyager dans les livres, découvrir de nouvelles cultures et imaginer des paysages exotiques. Mais j’ai une attache toute particulière à l’Afrique car c’est un continent que je rêve de visiter ! J’ai des origines africaines mais je ne connais pas cette partie de ma famille. J’espère un jour avoir l’occasion d’aller sur place pour découvrir la culture de mes ancêtres et en connaître un peu plus sur mes racines. C’est un cheminement très personnel mais très important pour moi. Peut-être qu’un jour, je te parlerai de mon ressenti et de mon vécu à ce sujet dans un article mais il me faudra du temps…

En tout cas, c’est l’une des raisons qui me poussent à m’intéresser aux auteurs africains. Stéphane Babo Yoro est né à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se déroulent les évènements. C’est son pays, il en connaît les paysages et les coutumes. Je trouve cela important d’écouter et de s’imprégner du point de vue des personnes qui parlent de ce qu’elles connaissent. Cela ne peut rendre le récit que plus authentique.

C’est son premier roman et je ne sais pas si c’est un choix ou si c’est le fait de débuter, mais j’ai eu du mal à adhérer au style d’écriture. Dans l’absolu, ça se lit très vite car il n’y a que 100 pages et c’est écrit assez gros mais il est vrai que j’ai plus de mal avec l’écriture à la troisième personne quand la majorité des dialogues sont sous forme de discours rapporté. Je me projette plus facilement dans les récits avec des dialogues directs car ça m’aide à faire le film dans ma tête, si tu vois ce que je veux dire.

J’ai été un peu déçue du format car c’est un grand livre, fin, avec des grosses écritures. J’avais l’impression de me revoir à l’école. En plus, il coûte quand même assez cher, 14,50€ — ce n’est pas donné pour une « si petite histoire ». Bien sûr, je mets des guillemets car on n’a pas tous la même sensibilité. D’ailleurs, je ne dirais pas qu’Angélique l’a survendu, c’est simplement que ce roman ne m’a trop parlé. Beaucoup de faits sont relatés sans forcément susciter des émotions. L’auteur aurait pu aussi aborder certains thèmes avec beaucoup plus de profondeur. Globalement, je trouve que tout est décrit en surface. J’ai trouvé cette histoire et la fin aux airs de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » assez bateau.

Je te propose le résumé de 4ème de couverture pour te faire ton propre avis. Dis-moi si ça te donne envie de le lire.

Rayonnante de beauté, aimée de tous, Nina est l’une des jeunes filles les plus épanouies de sa région. Personne n’en doute, un avenir brillant lui est promis. Jusqu’à ce que de récurrentes céphalées commencent à la faire souffrir, menaçant de lui faire perdre la vue…
Au cœur des magnifiques paysages de Côte d’Ivoire, Stéphane Babo Yoro conte l’histoire d’une courageuse jeune fille qui, malgré la maladie et les épreuves de la vie, trouve la force de continuer à se battre pour atteindre le bonheur qu’elle mérite.

J’espère que cette revue t’as plu. Tu as l’habitude de lire des romans d’auteurs étrangers ? As-tu d’autres auteurs africains à me conseiller ?