La meilleure alternative pour remplacer les cotons-tiges

Il y a quelques semaines, je te présentais les cotons-tiges réutilisables Last Swab sur Instagram. En réalité, cela fait déjà 2 ans que je n’utilise plus du tout de cotons-tiges jetables. J’ai commencé à les remplacer, un peu par hasard, par l’oriculi.

Je débutais ma transition vers un mode de consommation plus responsable et orienté zéro déchet quand j’ai acheté un démaquillant solide et des cotons lavables sur le site Le Petit Carré Français. Malheureusement, le démaquillant est arrivé tout fondu dans le colis (sûrement à cause d’un problème d’exposition à la chaleur). Pour s’excuser, la marque m’en a renvoyé un nouveau et m’a offert un oriculi en cadeau. J’étais très contente, c’était l’occasion de sauter le pas ! Je ne sais pas si j’en aurai acheté un moi-même. J’en avais déjà entendu parlé mais pour être honnête, au début je trouvais ça un peu bizarre de se mettre un petit bout de bois dans l’oreille. Avec le recul, je trouve que cet outil est très bien fait et très pratique !

Je voulais rappeler dès le début de cette revue que la nature et le corps humain sont des choses bien faites. Le cérumen a une raison d’exister, puisqu’il forme une protection pour l’intérieur de l’oreille. On peut retirer le surplus mais il faut faire attention à ne pas tout retirer en nettoyant ses oreilles avec acharnement ou trop souvent. Un médecin m’avait même dit que passer un peu d’eau sur ses oreilles pendant la douche et frotter l’extérieur avec du savon suffisait amplement, pour ne pas risquer d’endommager l’intérieur avec un coton-tige.

C’est pour ça que j’ai toujours fait attention avec les cotons-tiges et que j’en ai naturellement fait de même en testant l’oriculi pour la première fois. Son embout recourbé permet de récolter facilement le surplus de cérumen dans l’oreille, pas besoin de l’enfoncer très loin. Maintenant je suis habituée et j’ai vraiment la sensation d’avoir les oreilles propres après utilisation. Cette alternative me convient parfaitement car ça m’a aussi permis de diminuer les déchets dans ma salle de bains. Je l’utilise une à deux fois par semaine (pas plus), en général après un shampoing. Après chaque passage dans l’oreille, je nettoie l’oriculi en le passant sous l’eau et je le range dans une petite pochette, où j’y mets aussi mes cotons démaquillants lavables, pour le garder dans un endroit bien propre.

Mon copain, lui, a eu plus de mal. Il trouvait la sensation dans l’oreille désagréable par rapport aux cotons-tiges classiques. C’est pour ça que j’ai commencé à m’intéresser aux autres alternatives. Je voulais trouver une solution pour qu’on puisse tous les deux réduire nos déchets à la maison.

J’ai découvert la marque Last Swab sur le e-shop Cracotte de Léa (alias Jenesuispasjolie) mais j’ai préféré passer commande directement sur le site de la marque pour réduire le nombre d’intermédiaires — c’est d’ailleurs une astuce que je peux te donner pour consommer mieux.

Last Swab propose des cotons-tiges, certes en plastique, mais réutilisables à l’infini, rangés dans un boîtier hygiénique et coloré. Il en existe deux types : une version classique avec des petits picots sur les embouts arrondis pour se nettoyer les oreilles et une version beauté avec des embouts à surface mi-lisse mi-rugueuse, dont un en forme de pointe. C’est vrai qu’en me maquillant, il m’arrivait souvent de corriger des petits détails avec un coton-tige et c’est quelque chose qui me manquait depuis que je suis passée à l’oriculi. Cette version est très pratique, voire même plus pratique qu’un coton-tige classique grâce à l’embout pointu qui permet de gagner en précision. Je suis totalement conquise ! Quant au coton-tige pour les oreilles, j’ai beaucoup alterné ces derniers temps avec l’oriculi pour essayer de savoir ce que je préférais. La version Last Swab est beaucoup plus proche du coton-tige classique et agréable dans l’oreille. Ce sont les petits picots qui permettent de récolter le surplus de cérumen. Comme l’oriculi, un simple rinçage à l’eau permet de le garder propre. Il a en plus l’avantage d’être vendu avec son étui, ce qui est assez hygiénique.

Aujourd’hui, je pense que je préfère l’oriculi mais je vais continuer d’utiliser les deux jusqu’à ce que mon avis soit tranché (ou en fonction de mon humeur). Si tu es à la recherche d’une alternative écoresponsable pour remplacer les cotons-tiges classiques, je te conseille de commencer par la version de Last Swab, qui sera plus proche de ce que tu connais déjà. D’ailleurs, mon copain l’a totalement adoptée et je crois qu’il a laissé tomber l’oriculi. Si en revanche tu préfères complètement éradiquer le plastique de ta salle de bains, l’oriculi est un bon choix. Enfin, comme je le disais plus haut, tu peux aussi choisir de rincer tes oreilles simplement à l’eau lorsque tu prends ta douche.

Alors, quelle solution te convient le mieux ? Si tu connais d’autres alternatives que je n’ai pas évoquées ici, n’hésite pas à me le dire en commentaire !

Savon ou gel douche solide ? J’ai testé Unbottled

Je t’en ai parlé récemment dans un article sur ma douche zéro déchet, depuis deux ans, je n’utilise plus que des savons solides et naturels sous la douche.

Il y a quelques mois, j’ai découvert la marque Unbottled sur le compte de Transition Green. C’est un compte plein de bonne humeur et de bonnes vibes que j’adore, tenu par mon amie Margaux, pour une transition écologique en douceur et adaptée à chacun.

Au début, j’étais vraiment intriguée par cette marque qui présentait son produit comme un « gel douche sans bouteille ». Je ne comprenais pas cette appellation alors que le produit ressemblait tout simplement à un savon solide classique. Comme je n’aime pas rester sans réponse à mes interrogations, j’ai sauté le pas pour tester et me faire mon propre avis. J’ai acheté le « gel douche sans bouteille » pour le corps à l’avoine et à l’amande douce (dispo ici). La compo est hyper clean, à base d’huile d’amande douce bio, d’huile et de son d’avoine et d’un parfum 100% naturel. Il ne contient pas d’huile de palme, d’huile essentielle ni d’allergène et est certifié vegan.

Sur les réseaux, je voyais aussi que son odeur en avait conquis plus d’un.e.s ! En effet, j’ai reçu un colis embaumé. Mais au départ, je ne savais pas trop quoi en penser… Ça me rappelait l’odeur de pâte à modeler de quand on était petit… Est-ce que j’avais vraiment envie de me laver à la pâte à modeler ?

En tout cas, j’ai adoré le colis avec ses petits jeux de mots et de manière générale, j’aime beaucoup la communication décalée de la marque. N’oublie pas de me suivre sur Instagram si tu veux suivre mes unboxings en temps réel 😉

J’ai attendu de terminer le savon que j’avais déjà avant d’utiliser celui-ci. Quand je l’ai ressorti, l’odeur m’est revenue tout de suite au nez et j’ai commencé à l’apprécier. Lors de la première douche, j’ai tout de suite été bluffée par la mousse. Il mousse directement au contact de l’eau et de la peau. C’est là que j’ai compris tout le sens de le nommer gel douche et non savon. D’ailleurs, c’est aussi parce qu’en réalité, il ne contient pas de savon (comme un véritable gel douche) !

Douche après douche, je suis de plus en plus fan de ce produit et de son odeur qui reste sur la peau tout au long de la journée. En plus, il laisse la peau vraiment douce et exfolie en douceur grâce aux petits grains de son d’avoine. Bye-bye l’effet rêche des savons habituels. Si tu es encore sceptique sur le fait de passer au savon, je pense que c’est vraiment une bonne alternative. Et évidemment, c’est made in France !

Pour ma part, quand j’aurai terminé celui-ci, je sais que j’en rachèterai ! Soit un bloc de trois, soit je me laisserai tenter par l’odeur abricot et karité… J’aime beaucoup le concept de vendre les produits en barre et de pouvoir les séparer à l’unité. Encore une idée originale !

Crédits photo : unbottled.co

Update : le seul hic, c’est que le savon ne dure vraiment pas longtemps… (environ 2 semaines pour 2 personnes chez nous alors que mes savons habituels durent bien plus d’un mois)

Alors, convaincu.e par la douche zéro déchet ? Quelles sont tes marques naturelles préférées ?

Ma première expérience en cosmétique maison

Aujourd’hui, je t’emmène dans les coulisses de ma petite vidéo Instagram sur la réalisation d’une crème hydratante maison.

Tu l’as peut-être remarqué, je suis en pleine transition écologique. J’essaye de réduire ma consommation en générale mais aussi ma consommation de plastique en choisissant des alternatives, notamment les cosmétiques naturels et solides. Mes proches l’ont bien compris ! J’ai reçu deux kits de fabrication de produits maison à Noël : la lessive et les cosmétiques.

La semaine dernière, je me suis lancée pour fabriquer une crème douceur pour peaux fragiles. C’est mon copain qui m’a demandé de lui fabriquer cette crème. Il n’est pas du genre à acheter des cosmétiques mais il aime tout ce qui est fait maison et naturel. Il a choisi une recette pour hydrater les couches supérieures de l’épiderme et atténuer les éventuelles rougeurs.

La crème est à base de macérât huileux de calendula et d’hydrolat de camomille romaine. Les autres ingrédients qui la composent sont un émulsifiant, une fragrance naturelle et un conservateur. Je pensais pouvoir trouver tous ces éléments en boutique bio, notamment au Biocoop près de chez moi, mais pas du tout… J’ai donc décidé de tout commander sur le site d’Aroma Zone dont j’avais déjà entendu beaucoup de bien il y a des années (notamment pour les huiles naturelles et bio pour les cheveux).

Étant donné que c’était une grande première pour moi, je me suis beaucoup fiée aux avis et aux conseils sur le site pour choisir au mieux les ingrédients. Il est très bien fait et très complet. Les fiches produits sont bien détaillées avec des explications sur la provenance et l’utilisation des ingrédients mais aussi des exemples de recettes. Je sais que pour les prochaines fois, je pourrais trouver des idées recettes directement sur le site.

J’ai opté pour la cire émulsifiante n°1 (aussi connu sous le nom de Polawax) car elle permet de faire des crèmes onctueuses et plutôt épaisses, c’est ce que je recherchais. Ça se présente sous la forme de petites pastilles dure à faire fondre. Pour le conservateur, j’ai pris un conservateur naturel obtenu à base de fermentation de radis qui s’appelle le leucidal, car il est adapté à la conservation de produits destinés aux peaux sensibles. Enfin, j’ai choisi une fragrance naturelle miel et cire d’abeilles car je voulais quelque chose d’assez neutre et j’aime bien les odeurs sucrées.

Une fois tous les ingrédients réunis, c’est parti pour commencer la recette ! Première étape : faire chauffer séparément les ingrédients aqueux (hydrolat de camomille) et huileux (macérât huileux de calendula). Mais… N’est pas chimiste qui veut ! Je me suis trompée dans les premières doses et j’ai dû m’y reprendre à 3 fois car je n’arrivais pas à faire fondre la cire émulsifiante dans le macérât huileux. J’ai confondu les ml et les cl… Heureusement que j’avais pris des grands flacons pour pouvoir refaire plusieurs fois la recette.

Une fois l’émulsifiant fondu, il faut mélanger ensemble les deux préparations tout en les faisant refroidir, puis remuer. Remuer, remuer et encore remuer, jusqu’à obtenir une texture crème. J’adore faire la cuisine mais j’ai l’habitude du batteur électrique. Là, je peux te dire qu’à la main avec le mini fouet, ça fait les bras ! Je n’ai pas réussi à obtenir une texture crème blanche comme indiqué sur la recette. J’avais beau mélanger et fouetter, ma crème restait jaune même après avoir obtenu une texture onctueuse. Une fois que la texture me plaisait, j’ai ajouté quelques gouttes de conservateur et de fragrance. Enfin, j’ai versé la crème dans des petits pots en verre pour la conserver. Trois petits pots étaient fournis avec mon kit. Je pensais qu’une recette équivalait à un pot mais en réalité j’ai réussi à remplir les trois… Un avec mon deuxième essai que je pensais raté et qu’on a finalement pu rattraper et les deux autres avec mon troisième essai réussi.

Ma commande d’ingrédients m’a couté 26€70, sachant que je peux tous les réutiliser pour au moins une autre préparation. Je pense que la cire émulsifiante, le conservateur et la fragrance naturelle peuvent me servir encore pour une dizaine de recettes. Je trouve que le rapport qualité/prix est très correct. En plus, avec trois petits pots, je pense qu’il y en a pour plusieurs mois avant de tout écouler.

Pour le moment, nous n’avons pas remarqué une nette atténuation des rougeurs ou amélioration de la qualité de la peau mais ça ne fait qu’une semaine. Je pourrais éventuellement faire un édit de cet article pour te tenir au courant. Ce que je peux te dire en revanche, c’est que l’odeur n’est pas géniale… Même avec quelques gouttes, elle est assez forte et elle reste bien sur la peau. Elle n’est pas aussi miellée et sucrée que ce à quoi je m’attendais, je pense que les notes de cire d’abeille sont dominantes. A l’avenir, je m’orienterai plutôt vers une odeur florale ou fruitée, plus douce, et je doserai avec plus de parcimonie.

Prochaine recette prévue : un baume à lèvres au beurre de karité.

N’hésite pas à me dire si tu aimes ce format et si ça t’intéresse d’échanger sur la cosmétique maison ! Tu as déjà essayé de fabriquer tes propres produits de beauté ?

Ma douche zéro déchet

Je te présente aujourd’hui la marque qui m’a initié au zéro déchet, j’ai nommée Les Savons de Joya, que j’ai testée et adoptée depuis l’été 2019 ! L’entreprise a été créée par la famille de mon amie Marine. Tous les produits sont bio et fabriqués de manière artisanale à côté de Caen, ma ville d’origine.

Ce sont des produits qui ont complètement intégré notre quotidien à la maison. Tous les contenants sont rechargeables.

De gauche à droite, découvre :

🌿 Le shampoing sec, aux huiles essentielles de pamplemousse. Il est plutôt léger mais très efficace entre 2 lavages pour espacer les shampoings. L’odeur est plus agréable que les odeurs chimiques qu’ont connaît habituellement sur ce type de produits. J’ai une recharge mais je ne l’ai pas encore utilisée car il se vide moins vite que ce que je pensais !

🌿 Le dentifrice solide, menthe ou charbon, dans sa boîte en métal. Nous utilisons les deux. Ils ont chacun leur effet. J’ai une préférence pour celui à la menthe pour une haleine fraîche car celui au charbon est très neutre. Mais il laisse une sensation agréable de dents vraiment propres après le brossage. Une fois que la boîte est terminée, il suffit de racheter une recharge. Je n’ai pas fait le calcul exact, mais je dirai que ce format dure au moins 2 fois plus longtemps qu’un tube de dentifrice classique.

🌿 Le démaquillant solide, au format stick. Je trouve ce format très innovant par rapport aux démaquillants solides qu’on peut trouver sur le marché et plus pratique à utiliser. Il est à appliquer sur peau mouillée. En général, j’humidifie mon visage mais je le passe aussi directement sous l’eau chaude, pour qu’il fonde plus facilement. Il laisse une sensation agréable de peau douce et non grasse, bien qu’il soit composé de nombreuses huiles et matières grasses naturelles (huile de coco, huile de jojoba, huile de noisette, huile de ricin, beurre de cacao, cire d’amande douce et de jojoba).

🌿 Le déodorant, en deux formats rechargeables. Personnellement, j’utilise le déodorant en stick. Parmi les différentes senteurs proposées, j’ai opté pour l’odeur boisée cèdre vétiver, pas commun pour un déo mais ça me plaît. Mon copain a choisi celui sans huiles essentielles, très neutre mais il est très efficace contre les odeurs de transpiration. Il peut laisser des traces blanches sur les vêtements mais j’ai l’impression que ça dépend de la texture car c’est un produit très sensible à la chaleur. L’été dernier, il avait un peu fondu et était devenu très mou car j’avais laissé ma trousse de toilette dans le coffre de la voiture en plein soleil… Il existe aussi en format mini (pratique à mettre dans le sac) ou en baume à appliquer avec les doigts. Je n’ai pas encore testé cette version, je pense tester quand mon stick sera terminé avant d’acheter une recharge.

🌿 Le savon, ici c’est celui au miel et au lait de chèvre : il laisse la peau très douce. J’aime aussi beaucoup celui avec des graines de pavot, adapté pour un gommage quotidien. Je ne me lave plus qu’avec ça, adieu les gels douche !

🌿 Le shampoing solide stimulant, mon préféré. Depuis que je l’utilise, mes boucles sont beaucoup plus définies et souples. J’aime aussi beaucoup l’odeur de celui pour tout type de cheveux. Et le prochain à tester sera celui pour cheveux frisés et indisciplinés !

🌿 L’après-shampoing pour cheveux secs et abîmés : je l’utilise de temps en temps en soin. J’avoue que j’ai un peu de mal pour ce format. J’ai l’impression de ne pas savoir l’appliquer ni le rincer correctement… Je suis preneuse de tes conseils.

Mon copain a aussi adopté le zéro déchet avec ces produits, qu’il utilise autant que moi (sauf le démaquillant bien sûr !).

La petite info : pas de panique, même si les emballages de shampoing et des recharges peuvent ressembler à du plastique, en réalité, ils sont en cellulose de bois, bio et compostables. Tu peux également ramener les contenants abimés en boutique, ils seront recyclés (on adore quand la boucle est bouclée !).

La boutique propose également de nombreux accessoires zéro déchet et pour la salle de bains ! On utilise par exemple les pochettes à savon et les boîtes à shampoings pour les déplacements ou les portes savons à la maison.

Si tu me lis près de Caen, la boutique familiale est située à Douvres-la-Délivrande, sinon la livraison est disponible partout en France depuis leur site (et même à l’étranger). Tu peux également retrouver la gamme dans des boutiques bio ou zéro déchet, notamment chez Wan à Bordeaux.

Tu connais cette marque ? Tu as déjà testé les cosmétiques solides ? J’espère que cette revue t’a plu ! N’hésite pas à m’écrire si tu aimerais plus de détails sur les cosmétiques naturels.

Un an sans acheter de vêtements : c’est possible ?

Je te propose de revenir quelques années en arrière pour comprendre mon cheminement de pensée.

J’ai toujours été une grande consommatrice de vêtements. Quand j’étais ado, j’aimais faire les magasins avec ma mère. Même si on n’avait pas beaucoup de moyens, elle m’achetait de temps en temps ces pièces que j’avais repérées ou sur lesquelles je craquais. Après le bac, j’ai commencé à travailler l’été puis j’ai trouvé un boulot d’étudiant à l’année. Ça m’a beaucoup aidé à subvenir à mes besoins ; j’ai passé mon permis, je me suis acheté une voiture et un ordinateur pour la fac. Même si je mettais beaucoup d’argent de côté, ça me tenait à cœur de pouvoir me faire plaisir et de m’offrir ce dont j’avais envie. J’ai commencé à m’acheter régulièrement des vêtements, sur internet et en magasin. Je recevais quasiment un colis par mois. J’ai fait des razzia sur Asos et Forever 21 et j’ai complètement renouvelé ma garde-robe.

Quand j’étais en master, j’ai commencé à faire plus attention car j’avais un budget plus serré. J’ai pris mon indépendance, j’ai dû équiper mon appart, payer le loyer, les courses, les factures… Puis j’ai dû quitter mon job étudiant pour partir faire un stage à l’étranger (non rémunéré). Pas évident de joindre les deux bouts et de payer toutes ses factures quand on travaille gratuitement. Heureusement, j’avais un banquier compréhensif qui a proposé des solutions pour m’aider (un crédit). De retour en France pour ma deuxième année, j’ai retrouvé un boulot pendant le premier semestre, que j’ai à nouveau quitter pour faire un stage. C’est la fin des études, on commence à voir le bout et à se dire qu’on va enfin rentrer dans la vie active et gagner notre vie. Les planètes se sont alignées et j’ai décroché mon premier CDI quelques semaines après la fin de mon dernier stage. Je redécouvre ce que c’est d’avoir un vrai salaire à la fin du mois et tout de suite j’ai envie de me faire plaisir à nouveau. Retour dans les magasins, retour à la consommation, ma boîte aux lettres à nouveau pleine de colis. A l’affût des codes promo sur les réseaux sociaux (Bohoo, Naked…), en 2 ans, mon dressing a doublé de volume. D’ailleurs, je prépare un article sur les produits que les influenceurs m’ont fait acheter (ça arrive bientôt !).

Et puis, l’année dernière au mois de novembre, j’ai dévalisé la collection automne/hiver de Pimkie (mon magasin préféré depuis des années). Une dizaine de nouvelles pièces. J’étais super contente de mes achats mais arrivée chez moi, j’ai regardé ma penderie, ma commode et je me suis demandé où j’allais ranger tout ça. J’ai eu un sentiment de trop plein et l’impression que même mes placards disaient stop. Il fallait que je prenne une décision. « C’est fini, je n’achète plus de vêtements pendant 1 an » : peut-être un peu radical tu me diras, mais c’était vraiment ce dont j’avais besoin sur le moment. J’allais apprendre à redécouvrir d’anciennes pièces de mon dressing, tenter des nouvelles associations pour « fabriquer » des nouvelles tenues, faire un peu de tri. Jusqu’à la fin de l’année ça s’est très bien passé, je profitais de mes dernières acquisitions, que j’associais avec des plus anciennes. Au début de l’année 2020, je continuais de jeter un œil aux vitrines quand je passais à côté, j’avais envie de découvrir les nouvelles collections mais je m’efforçais de ne pas entrer dans les boutiques. Puis le confinement est arrivé, alors ça a peut-être grandement facilité les choses de ne pas sortir, de se recentrer sur soi et la santé. Dans tous les cas, je ne l’ai pas vécu comme une frustration parce que j’étais en accord avec moi-même, c’était ma propre décision. Je ne voyais pas ça comme une privation ou comme une résolution que je devais tenir absolument. C’était plutôt un mode de vie, un objectif. Si je m’y tenais, tant mieux, sinon tant pis. Autour de moi, les gens étaient surpris de ce choix mais la plupart m’encourageaient ou me félicitaient. Je l’avoue, c’était aussi un acte militant car je n’ai pas seulement réduit ma consommation de vêtements. J’ai commencé à consommer vraiment autrement de manière générale : moins de plastique, plus de naturel, plus local. Je reviendrai sûrement sur ce sujet dans un prochain article.

Un an après, je suis fière de moi. Fière d’avoir contribuer à ma petite échelle à ralentir l’industrie de la fast fashion et à réduire mon empreinte écologique. Je ne dis pas que je ne consommerai plus jamais de fast fashion et que je n’achèterai plus jamais de vêtements. Mais je veux faire attention à consommer de manière plus responsable, privilégier les circuits courts, les productions françaises et européennes et penser à trier pour ne plus accumuler. D’ailleurs, j’ai allégé ma commode. Un sac cabas rempli de vêtements attend de trouver de nouveaux propriétaires pour une seconde vie. J’ai aussi participé à une campagne de financement participatif pour la marque de baskets Zèta, imaginées à Bordeaux et fabriquées au Portugal à partir de déchets des vendanges. J’ai hâte de les recevoir et de t’en parler ! J’admire ce genre de projets !

C’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article t’a plu, j’ai essayé de te raconter mon histoire avec sincérité, sans prétention. Et ça me ferait plaisir de lire la tienne en échange. Quelle est ta relation avec la mode ? Plutôt adepte du fast ou slow fashion ? Plutôt local ou grandes marques ? Des conseils ? Raconte-moi !