Les accessoires de téléphone écoresponsables

Qui dit nouveau téléphone, dit nouvelle coque de protection.

Avec mon ancien modèle, j’étais passée sur les coques Kroma, conseillées par les influenceurs ayant réussi à me convaincre avec l’argument « sans BPA ». Un premier pas dans ma démarche de consommation responsable, pour sa santé et pour la planète. Après 2 ans d’utilisation, je n’ai rien à redire sur la coque en elle-même. Les designs proposés sont sympas, le concept de pouvoir interchanger la vitre arrière est original et c’est une très bonne protection. Aujourd’hui, le site a fermé pour fusionner avec Rinoshield mais je recommande pour les personnes qui cherchent une coque de protection de bonne qualité.

Pourquoi choisir une coque de téléphone écoresponsable ?

Cette fois-ci, j’avais envie de quelque chose de différent. Pour aller plus loin dans ma démarche de consommation responsable, je voulais trouver une coque plus respectueuse de l’environnement : moins de plastique, moins de codes promo pour pousser à la consommation, un mode de fabrication plus éthique, des prix plus justes. Et bien honnêtement, ce n’était pas une mince affaire.

J’avais déjà rencontré des difficultés il y a quelques mois quand je recherchais un étui pour Airpods écoresponsable. Je ne sais pas si c’est l’idéal mais j’ai finalement opté pour un modèle sans plastique et biodégradable trouvé chez The Kase.

Aujourd’hui, les marques ont compris les nouveaux enjeux et les nouvelles préoccupations des consommateurs et en jouent un maximum sans toujours respecter de vraies valeurs. C’est l’apogée du greenwashing : faire croire au consommateur qu’on est une marque responsable grâce au marketing alors qu’il n’en est rien en réalité sur la chaîne de production. D’ailleurs, si ces sujets t’intéressent, je te recommande fortement de suivre Céline du blog Iznowgood car elle met en avant des marques éthiques sur toute leur chaîne et fait beaucoup de décryptages pour ne plus se faire avoir par le greenwashing.

Alors, qu’est-ce qu’une coque de téléphone écoresponsable pour moi ? Une coque de téléphone produite avec des matériaux plus naturels et autres que le plastique, idéalement fabriquée en France ou en Europe, pour limiter l’emprunte carbone, mettre en avant l’artisanat local et où les conditions de travail des ouvriers sont encadrées. J’avais aussi envie de faire attention au site sur lequel j’achetais car je suis tombée sur plusieurs articles recommandant des marques de coques écoresponsables et redirigeant vers Amazon…

Comparatif des différentes marques

L’américaine compostable Pela

D’après mes recherches, le leader sur le marché est la marque américaine Pela qui propose des coques de téléphone et autres accessoires compostables. Elle revendique une production plus responsable avec moins d’émissions de CO2, moins d’utilisation d’eau et moins de production de déchets. La comparaison n’est cependant pas très claire, moins par rapport à qui ? ou à quoi ? De ce que j’ai compris, ça serait par rapport aux acteurs « classiques » qui fabriquent des accessoires de téléphone à base de plastique. Leurs coques sont super jolies, il y a beaucoup de modèles mais un de mes critères manque à l’appel. Ce n’était pas forcément cohérent pour moi de faire venir une coque de téléphone depuis les Etats-Unis. Ils ont un entrepôt en Allemagne pour leur site européen mais ne garantissent pas que toutes les expéditions partent d’Europe.

Source : pelacase.com

Les filets de pêche recyclés pour iPhone Popsicase

Les coques de téléphone Popsicase sont fabriquées à Barcelone à partir de filets de pêche et d’aluminium. La marque promet le recyclage de ses produits à l’infini. Je ne sais pas si c’est possible en réalité… Mais la démarche est encourageante. L’originalité de la marque est aussi de proposer des coques avec poignée pour les anciens modèles d’iPhones (jusqu’au 8 plus), pour tenir son téléphone en mode bâtonnet glacé ou mini perche à selfie. De manière générale, la gamme de la marque est assez limitée puisqu’elle propose des coques uniquement pour iPhone, non compatibles avec les derniers modèles puisque la collection s’arrête à l’iPhone 11 Pro Max.

Source : popsicase.com

La française qui « aym » sa planète

Jaym est une marque française proposant une large gamme d’accessoires de téléphone : coques, étuis, chargeurs, écouteurs, verres trempés. Sa nouvelle collection de coques intitulée « Jaym ma planète » promet une coque de téléphone 100% compostable, recyclé et recyclable, avec 0% d’agent chimique. Plus précisément, la coque est fabriquée à partir de 30% de paille de blé et de 70% de TPU (polyuréthane thermoplastique) recyclé et recyclable. En revanche, la marque parle de l’importation de ses coques en Europe par le train pour un bilan carbone responsable. Les coques sont donc fabriquées en dehors de l’Europe, un critère manquant pour que je saute le pas avec cette marque. De plus, je préfère me tourner vers une marque dans une démarche 100% responsable, qui ne fabrique pas d’autres produits « classiques ».

Source : jaym.shop

La lilloise biodégradable Just Green

Just Green est aussi une marque française qui fabrique des coques biodégradables et recyclables ainsi que des chargeurs recyclables. La marque propose également sur son site des téléphones reconditionnés. Elle fait bien la différence entre coques biodégradables (fabriquées à partir de matières organiques végétales biosourcées) et coques recyclables composées à 100% de TPU. En revanche, s’il est indiqué que les produits sont « imaginés et designés » en France, il n’est pas précisé où ils sont fabriqués. Je n’ai pas trouvé cette information mais en cherchant un peu, j’ai découvert que Just Green est une filiale de l’entreprise lilloise Bigben Connected qui propose une large gamme d’accessoires connectés (téléphones, montres, écouteurs). Comme pour la précédente, j’ai préféré poursuivre mes recherches pour trouver une marque entièrement engagée dans cette démarche.

Source : just-green.fr

Le sur-mesure La Coquerie

La Coquerie est une marque française qui propose de nombreux modèles de coques à motifs et personnalisables, fabriquées en France, à la commande. La marque n’accepte donc pas les retours et la plupart des envois se font sans plastique. Je trouve que le style ressemble beaucoup à ce qu’on peut trouver sur Rinoshield (ou anciennement Kroma). Il y en a vraiment pour tous les goûts. En revanche, je ne sais pas si la fabrication fait uniquement référence à l’impression du motif choisi sur la coque ou à la fabrication de la coque en elle-même car on retrouve plusieurs fois sur le site la mention « impression en France ». De plus, toutes les coques sont en silicone. C’est une matière que je voulais éviter car même si c’est mieux que le plastique en terme d’impact environnemental ou sur la santé, elle n’est pas biodégradable et difficilement recyclable.

Le projet de la coque infinie Ekoïa

J’avais vu passer la campagne de financement participatif sur Ulule il y a quelques temps déjà et je suis retombée sur le projet Ekoïa, porté par deux entrepreneurs français, en faisant mes recherches. Leur ambition est de créer une coque consignée et recyclable à l’infini à partir de matière biosourcée et recyclée. Les délais étant assez longs et sachant que j’aurai eu besoin de changer de téléphone avant de partir en voyage, je n’ai pas participé au financement mais ça m’aurait beaucoup plu ! J’adore les designs, ce sont parmi les plus jolies coques écoresponsables que j’ai vues en faisant mes recherches. Les modèles proposés sont uniquement pour iPhone (du 6 au 12). Il me semble que les précommandes seront expédiées prochainement et la boutique ouvrira courant décembre.

L’allemande qui plante des arbres Woodcessories

Woodcessories est une start-up allemande qui propose de nombreux accessoires écoresponsables pour appareils connectés (iPhone, Samsung, Huawei, MacBook, Apple Watch…). La marque s’engage à planter un arbre pour chaque produit vendu avec l’association Trees for the Future et a pour objectif la neutralité carbone en compensant au maximum ses émissions. On trouve beaucoup d’informations sur l’association et sur les actions entreprises sur le site, comme une vidéo de rencontre avec des petits agriculteurs au Sénégal ou le nombre d’arbres plantés. La marque présente aussi ses employés et leur rôle dans l’entreprise. Les produits sont fabriqués à la main dans leurs ateliers en Allemagne avec des matériaux tels que du bois issu de forêt gérées durablement, de la pierre, des résidus de blé, du cuir de tannage végétal, du coton bio et du plastique recyclé. Tous les emballages sont également fabriqués à partir de matériaux recyclés (papier et carton). Le site n’est pas toujours très bien traduit mais reste compréhensible dans son ensemble.

Source : woodcessories.com

Mon choix

Est-ce que, comme moi, tu as ressenti au fil de l’article que le choix n’était pas si évident ? C’est génial qu’il y ait de plus en plus d’alternatives mais toutes ne se valent pas et je trouve qu’on s’y perd facilement.

J’ai essayé d’être la plus transparente et la plus complète possible mais en ayant déjà fait mon choix au moment où j’écris ces lignes, il est possible que l’article soit un peu orienté. C’est pourquoi je tenais également à citer d’autres sources qui m’ont aidées dans mes recherches :

https://www.beeco.green/fr/coques-telephone-ecologiques/
http://www.jemerecycle.fr/8-marques-de-coques-ecologiques-pour-telephones-portables/
https://www.thegoodgoods.fr/tech/5-coques-de-telephones-eco-responsables/

J’ai donc choisi de planter un arbre avec la marque allemande Woodcessories et sa bio case ! C’est celle qui remplissait au mieux mes critères : matériaux naturels et biosourcés, produits fabriqués en Europe, travail encadré dans des ateliers et engagement auprès d’associations. J’ai reçu la coque rapidement, livrée par DHL dans un emballage en carton avec une petite carte explicative. J’adore le petit logo en croix de haches, qui renvoie bien au nom de la marque et son univers du bois mais qui est aussi un petit paradoxe puisqu’elle ne coupe pas des arbres mais en plante ! La coque est rigide et encadre bien tout le téléphone avec des rebords en reliefs tout autour et au niveau des objectifs d’appareil photo pour éviter les impacts en cas de chute.

Je garde dans un coin de ma tête le projet Ekoïa, qui coche aussi toutes les cases, sauf pour le moment la compatibilité avec mon téléphone.

Enfin, je voulais préciser qu’il n’y a aucun jugement sur les autres marques. Bien entendu, mes critères ne sont pas forcément les tiens. L’important est d’être en phase avec ses valeurs et de pouvoir faire son choix de la manière la plus éclairée possible.

J’espère que cet article aura pu t’aider. Si tu connais d’autres marques écoresponsables qui ne sont pas citées ici, je serais très intéressée de les découvrir !

Pique-niquer à 10m de haut : j’ai testé la grimpe d’arbres

Après notre séjour à Lisbonne, nous avons fait un saut en Belgique pour rendre visite à mon beau-frère. Cordiste de profession et passionné par la nature, il nous a emmené découvrir sa nouvelle activité : la grimpe d’arbres. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre car pour moi grimper aux arbres, c’était un peu comme dans les films ou les dessins animés.

Mais peut-on vraiment grimper aux arbres à mains nues ?

En réalité, c’est tout un équipement et toute une technique pour monter à la corde. Cette pratique est respectueuse de l’arbre car elle ne laisse pas (ou peu) de trace, contrairement aux parcours d’accrobranches avec plateformes et constructions fixées aux arbres.

Équipement de l’arbre

La première étape est d’équiper l’arbre. C’est la partie immergée de l’iceberg. Habituellement, l’arbre est déjà équipé pour pouvoir démarrer directement l’activité de grimpe. Mais avant et après chaque animation, il faut compter environ deux heures d’installation et de désinstallation du matériel. Nous avons donc eu le privilège de voir les coulisses et d’aider un peu en ce qu’on pouvait. Je ne vais pas dévoiler tous les petits secrets mais j’ai trouvé ça très intéressant de voir Thomas évoluer dans l’arbre pour nous emmener petit à petit aux portes de son univers.

Quelques jours avant, nous avions aussi fait un parcours de reconnaissance des arbres en forêt. Identifier les feuilles, les fruits, la couleur et la texture de l’écorce, caractéristiques d’une essence. On parle d’espèces pour les animaux et d’essence pour les arbres. C’était à la fois ludique et instructif. Nous avons donc reconnu que nous allions grimper sur un grand hêtre. Encore aujourd’hui, quand je me balade en ville ou dans les parcs, j’arrive à reconnaître des arbres alors qu’avant je n’y prêtais pas du tout attention. C’est un bon moyen de se reconnecter un peu à la nature qui nous entoure.

La grimpe

Après avoir installé et sécurisé toutes les cordes, c’est l’heure de s’équiper avec le baudrier et de s’échauffer (car oui, ça reste une activité sportive, qu’il convient de ne pas démarrer à froid !). Nous avions prévu de quoi pique-niquer en haut de l’arbre et des hamacs pour s’installer.

Pour la montée, le baudrier est relié à la corde qui est attachée en haut de l’arbre et une petite boucle de corde au niveau des pieds nous sert de pédale pour se hisser. A chaque appui sur la pédale, il faut faire glisser son nœud de corde vers le haut pour remonter. Bien loin de l’univers des dessins animés, c’est assez physique. Il y a un coup de main à prendre. Je dirais même un bon coup de jambe ! Lorsqu’on atteint les premières branches en hauteur, on peut s’aider et prendre appui dessus. J’ai aussi testé mon équilibre en reculant en arrière sur la branche pour m’éloigner du tronc. Ça m’a clairement fait sortir de ma zone de confort. Même si on est bien attaché, entre la hauteur et la gestion de la corde, ça fait ressentir plein d’émotions ! Un peu de peur et d’hésitation, mais aussi de la fierté pour le dépassement de soi et de l’humilité car on prend conscience de la grandeur de la nature et de la petitesse de l’être humain. J’ai adoré les sensations en haut !

Vivre en hauteur

Ensuite, nous avons chacun attaché nos hamacs à des branches opposées tout autour de l’arbre pour pouvoir les tendre et nous nous sommes installés pour pique-niquer. Si une personne est restée en bas, elle peut attacher le sac avec les vivres ou les différents effets personnels à un mousqueton. Il suffira ensuite de le tirer d’en haut avec la corde pour le remonter.

Nous étions à environ 10m de hauteur sur cet arbre imposant qui en mesurait plus de 30. Une fois dans le hamac, j’étais plus à l’aise et plus détendue. Certains ont même retiré leurs chaussures : comme à la maison. Après le pique-nique, nous avons profité d’un temps calme pour bouquiner et discuter puis nous avons filmé notre nouvel espace de vie temporaire avec un drone. Si on a des souvenirs gravés plein la tête, j’ai trouvé ça aussi génial de pouvoir les immortaliser en vidéo !

Pour la descente, c’est un peu plus simple. Il suffit de s’assoir dans son baudrier et de faire glisser son nœud vers le bas. On peut aussi s’aider du tronc en mode rappel.

En tout cas, c’est une activité vraiment insolite à pratiquer en famille ou entre amis ! Il existe de nombreuses formules autour de la grimpe d’arbre : en groupe, en mode découverte ou sportif, avec tyrolienne, pour pique-niquer, écouter des contes ou même bivouaquer… Je ne connais pas de guide de grimpe d’arbres en France mais si tu es de passage en Belgique ou si tu veux plus de renseignements, tu peux consulter le site internet de Vagabond’Arbres ou la page Facebook. Thomas se fera un plaisir de t’accompagner à la découverte de la forêt en Wallonie !

J’espère que cet article t’a plu et t’aura permis de découvrir quelque chose de nouveau ! Et toi, quels sont tes moyens de te reconnecter à la nature ou tes activités préférées en extérieur ?

La meilleure alternative pour remplacer les cotons-tiges

Il y a quelques semaines, je te présentais les cotons-tiges réutilisables Last Swab sur Instagram. En réalité, cela fait déjà 2 ans que je n’utilise plus du tout de cotons-tiges jetables. J’ai commencé à les remplacer, un peu par hasard, par l’oriculi.

Je débutais ma transition vers un mode de consommation plus responsable et orienté zéro déchet quand j’ai acheté un démaquillant solide et des cotons lavables sur le site Le Petit Carré Français. Malheureusement, le démaquillant est arrivé tout fondu dans le colis (sûrement à cause d’un problème d’exposition à la chaleur). Pour s’excuser, la marque m’en a renvoyé un nouveau et m’a offert un oriculi en cadeau. J’étais très contente, c’était l’occasion de sauter le pas ! Je ne sais pas si j’en aurai acheté un moi-même. J’en avais déjà entendu parlé mais pour être honnête, au début je trouvais ça un peu bizarre de se mettre un petit bout de bois dans l’oreille. Avec le recul, je trouve que cet outil est très bien fait et très pratique !

Je voulais rappeler dès le début de cette revue que la nature et le corps humain sont des choses bien faites. Le cérumen a une raison d’exister, puisqu’il forme une protection pour l’intérieur de l’oreille. On peut retirer le surplus mais il faut faire attention à ne pas tout retirer en nettoyant ses oreilles avec acharnement ou trop souvent. Un médecin m’avait même dit que passer un peu d’eau sur ses oreilles pendant la douche et frotter l’extérieur avec du savon suffisait amplement, pour ne pas risquer d’endommager l’intérieur avec un coton-tige.

C’est pour ça que j’ai toujours fait attention avec les cotons-tiges et que j’en ai naturellement fait de même en testant l’oriculi pour la première fois. Son embout recourbé permet de récolter facilement le surplus de cérumen dans l’oreille, pas besoin de l’enfoncer très loin. Maintenant je suis habituée et j’ai vraiment la sensation d’avoir les oreilles propres après utilisation. Cette alternative me convient parfaitement car ça m’a aussi permis de diminuer les déchets dans ma salle de bains. Je l’utilise une à deux fois par semaine (pas plus), en général après un shampoing. Après chaque passage dans l’oreille, je nettoie l’oriculi en le passant sous l’eau et je le range dans une petite pochette, où j’y mets aussi mes cotons démaquillants lavables, pour le garder dans un endroit bien propre.

Mon copain, lui, a eu plus de mal. Il trouvait la sensation dans l’oreille désagréable par rapport aux cotons-tiges classiques. C’est pour ça que j’ai commencé à m’intéresser aux autres alternatives. Je voulais trouver une solution pour qu’on puisse tous les deux réduire nos déchets à la maison.

J’ai découvert la marque Last Swab sur le e-shop Cracotte de Léa (alias Jenesuispasjolie) mais j’ai préféré passer commande directement sur le site de la marque pour réduire le nombre d’intermédiaires — c’est d’ailleurs une astuce que je peux te donner pour consommer mieux.

Last Swab propose des cotons-tiges, certes en plastique, mais réutilisables à l’infini, rangés dans un boîtier hygiénique et coloré. Il en existe deux types : une version classique avec des petits picots sur les embouts arrondis pour se nettoyer les oreilles et une version beauté avec des embouts à surface mi-lisse mi-rugueuse, dont un en forme de pointe. C’est vrai qu’en me maquillant, il m’arrivait souvent de corriger des petits détails avec un coton-tige et c’est quelque chose qui me manquait depuis que je suis passée à l’oriculi. Cette version est très pratique, voire même plus pratique qu’un coton-tige classique grâce à l’embout pointu qui permet de gagner en précision. Je suis totalement conquise ! Quant au coton-tige pour les oreilles, j’ai beaucoup alterné ces derniers temps avec l’oriculi pour essayer de savoir ce que je préférais. La version Last Swab est beaucoup plus proche du coton-tige classique et agréable dans l’oreille. Ce sont les petits picots qui permettent de récolter le surplus de cérumen. Comme l’oriculi, un simple rinçage à l’eau permet de le garder propre. Il a en plus l’avantage d’être vendu avec son étui, ce qui est assez hygiénique.

Aujourd’hui, je pense que je préfère l’oriculi mais je vais continuer d’utiliser les deux jusqu’à ce que mon avis soit tranché (ou en fonction de mon humeur). Si tu es à la recherche d’une alternative écoresponsable pour remplacer les cotons-tiges classiques, je te conseille de commencer par la version de Last Swab, qui sera plus proche de ce que tu connais déjà. D’ailleurs, mon copain l’a totalement adoptée et je crois qu’il a laissé tomber l’oriculi. Si en revanche tu préfères complètement éradiquer le plastique de ta salle de bains, l’oriculi est un bon choix. Enfin, comme je le disais plus haut, tu peux aussi choisir de rincer tes oreilles simplement à l’eau lorsque tu prends ta douche.

Alors, quelle solution te convient le mieux ? Si tu connais d’autres alternatives que je n’ai pas évoquées ici, n’hésite pas à me le dire en commentaire !

Savon ou gel douche solide ? J’ai testé Unbottled

Je t’en ai parlé récemment dans un article sur ma douche zéro déchet, depuis deux ans, je n’utilise plus que des savons solides et naturels sous la douche.

Il y a quelques mois, j’ai découvert la marque Unbottled sur le compte de Transition Green. C’est un compte plein de bonne humeur et de bonnes vibes que j’adore, tenu par mon amie Margaux, pour une transition écologique en douceur et adaptée à chacun.

Au début, j’étais vraiment intriguée par cette marque qui présentait son produit comme un « gel douche sans bouteille ». Je ne comprenais pas cette appellation alors que le produit ressemblait tout simplement à un savon solide classique. Comme je n’aime pas rester sans réponse à mes interrogations, j’ai sauté le pas pour tester et me faire mon propre avis. J’ai acheté le « gel douche sans bouteille » pour le corps à l’avoine et à l’amande douce (dispo ici). La compo est hyper clean, à base d’huile d’amande douce bio, d’huile et de son d’avoine et d’un parfum 100% naturel. Il ne contient pas d’huile de palme, d’huile essentielle ni d’allergène et est certifié vegan.

Sur les réseaux, je voyais aussi que son odeur en avait conquis plus d’un.e.s ! En effet, j’ai reçu un colis embaumé. Mais au départ, je ne savais pas trop quoi en penser… Ça me rappelait l’odeur de pâte à modeler de quand on était petit… Est-ce que j’avais vraiment envie de me laver à la pâte à modeler ?

En tout cas, j’ai adoré le colis avec ses petits jeux de mots et de manière générale, j’aime beaucoup la communication décalée de la marque. N’oublie pas de me suivre sur Instagram si tu veux suivre mes unboxings en temps réel 😉

J’ai attendu de terminer le savon que j’avais déjà avant d’utiliser celui-ci. Quand je l’ai ressorti, l’odeur m’est revenue tout de suite au nez et j’ai commencé à l’apprécier. Lors de la première douche, j’ai tout de suite été bluffée par la mousse. Il mousse directement au contact de l’eau et de la peau. C’est là que j’ai compris tout le sens de le nommer gel douche et non savon. D’ailleurs, c’est aussi parce qu’en réalité, il ne contient pas de savon (comme un véritable gel douche) !

Douche après douche, je suis de plus en plus fan de ce produit et de son odeur qui reste sur la peau tout au long de la journée. En plus, il laisse la peau vraiment douce et exfolie en douceur grâce aux petits grains de son d’avoine. Bye-bye l’effet rêche des savons habituels. Si tu es encore sceptique sur le fait de passer au savon, je pense que c’est vraiment une bonne alternative. Et évidemment, c’est made in France !

Pour ma part, quand j’aurai terminé celui-ci, je sais que j’en rachèterai ! Soit un bloc de trois, soit je me laisserai tenter par l’odeur abricot et karité… J’aime beaucoup le concept de vendre les produits en barre et de pouvoir les séparer à l’unité. Encore une idée originale !

Crédits photo : unbottled.co

Update : le seul hic, c’est que le savon ne dure vraiment pas longtemps… (environ 2 semaines pour 2 personnes chez nous alors que mes savons habituels durent bien plus d’un mois)

Alors, convaincu.e par la douche zéro déchet ? Quelles sont tes marques naturelles préférées ?

Ma première expérience en cosmétique maison

Aujourd’hui, je t’emmène dans les coulisses de ma petite vidéo Instagram sur la réalisation d’une crème hydratante maison.

Tu l’as peut-être remarqué, je suis en pleine transition écologique. J’essaye de réduire ma consommation en générale mais aussi ma consommation de plastique en choisissant des alternatives, notamment les cosmétiques naturels et solides. Mes proches l’ont bien compris ! J’ai reçu deux kits de fabrication de produits maison à Noël : la lessive et les cosmétiques.

La semaine dernière, je me suis lancée pour fabriquer une crème douceur pour peaux fragiles. C’est mon copain qui m’a demandé de lui fabriquer cette crème. Il n’est pas du genre à acheter des cosmétiques mais il aime tout ce qui est fait maison et naturel. Il a choisi une recette pour hydrater les couches supérieures de l’épiderme et atténuer les éventuelles rougeurs.

La crème est à base de macérât huileux de calendula et d’hydrolat de camomille romaine. Les autres ingrédients qui la composent sont un émulsifiant, une fragrance naturelle et un conservateur. Je pensais pouvoir trouver tous ces éléments en boutique bio, notamment au Biocoop près de chez moi, mais pas du tout… J’ai donc décidé de tout commander sur le site d’Aroma Zone dont j’avais déjà entendu beaucoup de bien il y a des années (notamment pour les huiles naturelles et bio pour les cheveux).

Étant donné que c’était une grande première pour moi, je me suis beaucoup fiée aux avis et aux conseils sur le site pour choisir au mieux les ingrédients. Il est très bien fait et très complet. Les fiches produits sont bien détaillées avec des explications sur la provenance et l’utilisation des ingrédients mais aussi des exemples de recettes. Je sais que pour les prochaines fois, je pourrais trouver des idées recettes directement sur le site.

J’ai opté pour la cire émulsifiante n°1 (aussi connu sous le nom de Polawax) car elle permet de faire des crèmes onctueuses et plutôt épaisses, c’est ce que je recherchais. Ça se présente sous la forme de petites pastilles dure à faire fondre. Pour le conservateur, j’ai pris un conservateur naturel obtenu à base de fermentation de radis qui s’appelle le leucidal, car il est adapté à la conservation de produits destinés aux peaux sensibles. Enfin, j’ai choisi une fragrance naturelle miel et cire d’abeilles car je voulais quelque chose d’assez neutre et j’aime bien les odeurs sucrées.

Une fois tous les ingrédients réunis, c’est parti pour commencer la recette ! Première étape : faire chauffer séparément les ingrédients aqueux (hydrolat de camomille) et huileux (macérât huileux de calendula). Mais… N’est pas chimiste qui veut ! Je me suis trompée dans les premières doses et j’ai dû m’y reprendre à 3 fois car je n’arrivais pas à faire fondre la cire émulsifiante dans le macérât huileux. J’ai confondu les ml et les cl… Heureusement que j’avais pris des grands flacons pour pouvoir refaire plusieurs fois la recette.

Une fois l’émulsifiant fondu, il faut mélanger ensemble les deux préparations tout en les faisant refroidir, puis remuer. Remuer, remuer et encore remuer, jusqu’à obtenir une texture crème. J’adore faire la cuisine mais j’ai l’habitude du batteur électrique. Là, je peux te dire qu’à la main avec le mini fouet, ça fait les bras ! Je n’ai pas réussi à obtenir une texture crème blanche comme indiqué sur la recette. J’avais beau mélanger et fouetter, ma crème restait jaune même après avoir obtenu une texture onctueuse. Une fois que la texture me plaisait, j’ai ajouté quelques gouttes de conservateur et de fragrance. Enfin, j’ai versé la crème dans des petits pots en verre pour la conserver. Trois petits pots étaient fournis avec mon kit. Je pensais qu’une recette équivalait à un pot mais en réalité j’ai réussi à remplir les trois… Un avec mon deuxième essai que je pensais raté et qu’on a finalement pu rattraper et les deux autres avec mon troisième essai réussi.

Ma commande d’ingrédients m’a couté 26€70, sachant que je peux tous les réutiliser pour au moins une autre préparation. Je pense que la cire émulsifiante, le conservateur et la fragrance naturelle peuvent me servir encore pour une dizaine de recettes. Je trouve que le rapport qualité/prix est très correct. En plus, avec trois petits pots, je pense qu’il y en a pour plusieurs mois avant de tout écouler.

Pour le moment, nous n’avons pas remarqué une nette atténuation des rougeurs ou amélioration de la qualité de la peau mais ça ne fait qu’une semaine. Je pourrais éventuellement faire un édit de cet article pour te tenir au courant. Ce que je peux te dire en revanche, c’est que l’odeur n’est pas géniale… Même avec quelques gouttes, elle est assez forte et elle reste bien sur la peau. Elle n’est pas aussi miellée et sucrée que ce à quoi je m’attendais, je pense que les notes de cire d’abeille sont dominantes. A l’avenir, je m’orienterai plutôt vers une odeur florale ou fruitée, plus douce, et je doserai avec plus de parcimonie.

Prochaine recette prévue : un baume à lèvres au beurre de karité.

N’hésite pas à me dire si tu aimes ce format et si ça t’intéresse d’échanger sur la cosmétique maison ! Tu as déjà essayé de fabriquer tes propres produits de beauté ?

Ma douche zéro déchet

Je te présente aujourd’hui la marque qui m’a initié au zéro déchet, j’ai nommée Les Savons de Joya, que j’ai testée et adoptée depuis l’été 2019 ! L’entreprise a été créée par la famille de mon amie Marine. Tous les produits sont bio et fabriqués de manière artisanale à côté de Caen, ma ville d’origine.

Ce sont des produits qui ont complètement intégré notre quotidien à la maison. Tous les contenants sont rechargeables.

De gauche à droite, découvre :

🌿 Le shampoing sec, aux huiles essentielles de pamplemousse. Il est plutôt léger mais très efficace entre 2 lavages pour espacer les shampoings. L’odeur est plus agréable que les odeurs chimiques qu’ont connaît habituellement sur ce type de produits. J’ai une recharge mais je ne l’ai pas encore utilisée car il se vide moins vite que ce que je pensais !

🌿 Le dentifrice solide, menthe ou charbon, dans sa boîte en métal. Nous utilisons les deux. Ils ont chacun leur effet. J’ai une préférence pour celui à la menthe pour une haleine fraîche car celui au charbon est très neutre. Mais il laisse une sensation agréable de dents vraiment propres après le brossage. Une fois que la boîte est terminée, il suffit de racheter une recharge. Je n’ai pas fait le calcul exact, mais je dirai que ce format dure au moins 2 fois plus longtemps qu’un tube de dentifrice classique.

🌿 Le démaquillant solide, au format stick. Je trouve ce format très innovant par rapport aux démaquillants solides qu’on peut trouver sur le marché et plus pratique à utiliser. Il est à appliquer sur peau mouillée. En général, j’humidifie mon visage mais je le passe aussi directement sous l’eau chaude, pour qu’il fonde plus facilement. Il laisse une sensation agréable de peau douce et non grasse, bien qu’il soit composé de nombreuses huiles et matières grasses naturelles (huile de coco, huile de jojoba, huile de noisette, huile de ricin, beurre de cacao, cire d’amande douce et de jojoba).

🌿 Le déodorant, en deux formats rechargeables. Personnellement, j’utilise le déodorant en stick. Parmi les différentes senteurs proposées, j’ai opté pour l’odeur boisée cèdre vétiver, pas commun pour un déo mais ça me plaît. Mon copain a choisi celui sans huiles essentielles, très neutre mais il est très efficace contre les odeurs de transpiration. Il peut laisser des traces blanches sur les vêtements mais j’ai l’impression que ça dépend de la texture car c’est un produit très sensible à la chaleur. L’été dernier, il avait un peu fondu et était devenu très mou car j’avais laissé ma trousse de toilette dans le coffre de la voiture en plein soleil… Il existe aussi en format mini (pratique à mettre dans le sac) ou en baume à appliquer avec les doigts. Je n’ai pas encore testé cette version, je pense tester quand mon stick sera terminé avant d’acheter une recharge.

🌿 Le savon, ici c’est celui au miel et au lait de chèvre : il laisse la peau très douce. J’aime aussi beaucoup celui avec des graines de pavot, adapté pour un gommage quotidien. Je ne me lave plus qu’avec ça, adieu les gels douche !

🌿 Le shampoing solide stimulant, mon préféré. Depuis que je l’utilise, mes boucles sont beaucoup plus définies et souples. J’aime aussi beaucoup l’odeur de celui pour tout type de cheveux. Et le prochain à tester sera celui pour cheveux frisés et indisciplinés !

🌿 L’après-shampoing pour cheveux secs et abîmés : je l’utilise de temps en temps en soin. J’avoue que j’ai un peu de mal pour ce format. J’ai l’impression de ne pas savoir l’appliquer ni le rincer correctement… Je suis preneuse de tes conseils.

Mon copain a aussi adopté le zéro déchet avec ces produits, qu’il utilise autant que moi (sauf le démaquillant bien sûr !).

La petite info : pas de panique, même si les emballages de shampoing et des recharges peuvent ressembler à du plastique, en réalité, ils sont en cellulose de bois, bio et compostables. Tu peux également ramener les contenants abimés en boutique, ils seront recyclés (on adore quand la boucle est bouclée !).

La boutique propose également de nombreux accessoires zéro déchet et pour la salle de bains ! On utilise par exemple les pochettes à savon et les boîtes à shampoings pour les déplacements ou les portes savons à la maison.

Si tu me lis près de Caen, la boutique familiale est située à Douvres-la-Délivrande, sinon la livraison est disponible partout en France depuis leur site (et même à l’étranger). Tu peux également retrouver la gamme dans des boutiques bio ou zéro déchet, notamment chez Wan à Bordeaux.

Tu connais cette marque ? Tu as déjà testé les cosmétiques solides ? J’espère que cette revue t’a plu ! N’hésite pas à m’écrire si tu aimerais plus de détails sur les cosmétiques naturels.

Un an sans acheter de vêtements : c’est possible ?

Je te propose de revenir quelques années en arrière pour comprendre mon cheminement de pensée.

J’ai toujours été une grande consommatrice de vêtements. Quand j’étais ado, j’aimais faire les magasins avec ma mère. Même si on n’avait pas beaucoup de moyens, elle m’achetait de temps en temps ces pièces que j’avais repérées ou sur lesquelles je craquais. Après le bac, j’ai commencé à travailler l’été puis j’ai trouvé un boulot d’étudiant à l’année. Ça m’a beaucoup aidé à subvenir à mes besoins ; j’ai passé mon permis, je me suis acheté une voiture et un ordinateur pour la fac. Même si je mettais beaucoup d’argent de côté, ça me tenait à cœur de pouvoir me faire plaisir et de m’offrir ce dont j’avais envie. J’ai commencé à m’acheter régulièrement des vêtements, sur internet et en magasin. Je recevais quasiment un colis par mois. J’ai fait des razzia sur Asos et Forever 21 et j’ai complètement renouvelé ma garde-robe.

Quand j’étais en master, j’ai commencé à faire plus attention car j’avais un budget plus serré. J’ai pris mon indépendance, j’ai dû équiper mon appart, payer le loyer, les courses, les factures… Puis j’ai dû quitter mon job étudiant pour partir faire un stage à l’étranger (non rémunéré). Pas évident de joindre les deux bouts et de payer toutes ses factures quand on travaille gratuitement. Heureusement, j’avais un banquier compréhensif qui a proposé des solutions pour m’aider (un crédit). De retour en France pour ma deuxième année, j’ai retrouvé un boulot pendant le premier semestre, que j’ai à nouveau quitter pour faire un stage. C’est la fin des études, on commence à voir le bout et à se dire qu’on va enfin rentrer dans la vie active et gagner notre vie. Les planètes se sont alignées et j’ai décroché mon premier CDI quelques semaines après la fin de mon dernier stage. Je redécouvre ce que c’est d’avoir un vrai salaire à la fin du mois et tout de suite j’ai envie de me faire plaisir à nouveau. Retour dans les magasins, retour à la consommation, ma boîte aux lettres à nouveau pleine de colis. A l’affût des codes promo sur les réseaux sociaux (Bohoo, Naked…), en 2 ans, mon dressing a doublé de volume. D’ailleurs, je prépare un article sur les produits que les influenceurs m’ont fait acheter (ça arrive bientôt !).

Et puis, l’année dernière au mois de novembre, j’ai dévalisé la collection automne/hiver de Pimkie (mon magasin préféré depuis des années). Une dizaine de nouvelles pièces. J’étais super contente de mes achats mais arrivée chez moi, j’ai regardé ma penderie, ma commode et je me suis demandé où j’allais ranger tout ça. J’ai eu un sentiment de trop plein et l’impression que même mes placards disaient stop. Il fallait que je prenne une décision. « C’est fini, je n’achète plus de vêtements pendant 1 an » : peut-être un peu radical tu me diras, mais c’était vraiment ce dont j’avais besoin sur le moment. J’allais apprendre à redécouvrir d’anciennes pièces de mon dressing, tenter des nouvelles associations pour « fabriquer » des nouvelles tenues, faire un peu de tri. Jusqu’à la fin de l’année ça s’est très bien passé, je profitais de mes dernières acquisitions, que j’associais avec des plus anciennes. Au début de l’année 2020, je continuais de jeter un œil aux vitrines quand je passais à côté, j’avais envie de découvrir les nouvelles collections mais je m’efforçais de ne pas entrer dans les boutiques. Puis le confinement est arrivé, alors ça a peut-être grandement facilité les choses de ne pas sortir, de se recentrer sur soi et la santé. Dans tous les cas, je ne l’ai pas vécu comme une frustration parce que j’étais en accord avec moi-même, c’était ma propre décision. Je ne voyais pas ça comme une privation ou comme une résolution que je devais tenir absolument. C’était plutôt un mode de vie, un objectif. Si je m’y tenais, tant mieux, sinon tant pis. Autour de moi, les gens étaient surpris de ce choix mais la plupart m’encourageaient ou me félicitaient. Je l’avoue, c’était aussi un acte militant car je n’ai pas seulement réduit ma consommation de vêtements. J’ai commencé à consommer vraiment autrement de manière générale : moins de plastique, plus de naturel, plus local. Je reviendrai sûrement sur ce sujet dans un prochain article.

Un an après, je suis fière de moi. Fière d’avoir contribuer à ma petite échelle à ralentir l’industrie de la fast fashion et à réduire mon empreinte écologique. Je ne dis pas que je ne consommerai plus jamais de fast fashion et que je n’achèterai plus jamais de vêtements. Mais je veux faire attention à consommer de manière plus responsable, privilégier les circuits courts, les productions françaises et européennes et penser à trier pour ne plus accumuler. D’ailleurs, j’ai allégé ma commode. Un sac cabas rempli de vêtements attend de trouver de nouveaux propriétaires pour une seconde vie. J’ai aussi participé à une campagne de financement participatif pour la marque de baskets Zèta, imaginées à Bordeaux et fabriquées au Portugal à partir de déchets des vendanges. J’ai hâte de les recevoir et de t’en parler ! J’admire ce genre de projets !

C’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article t’a plu, j’ai essayé de te raconter mon histoire avec sincérité, sans prétention. Et ça me ferait plaisir de lire la tienne en échange. Quelle est ta relation avec la mode ? Plutôt adepte du fast ou slow fashion ? Plutôt local ou grandes marques ? Des conseils ? Raconte-moi !