Coin Lecture : Tous tes enfants dispersés

Dernier Coin Lecture de l’année et dernière lecture au format papier avant de passer à la liseuse pendant le voyage.

Tous Tes Enfants Dispersés est un roman de Beata Umubyeyi Mairesse, auteure rwandaise, exilée en France, comme son héroïne Blanche en 1994 après le génocide des Tutsi. Je l’ai trouvé lors du festival Africa Climax à Bordeaux en août dernier, où la Géolibri mettait en avant des auteurs africains.

Le thème de la quête d’identité résonnait fort en moi à ce moment, mais c’est vrai qu’il s’est écoulé du temps entre l’achat du livre et la lecture. Et plusieurs raisons ont fait que je n’ai pas pu apprécier le roman à sa juste valeur.

Tout d’abord, je crois que ça ne correspondait plus tout à fait à ce que j’avais envie de lire en cette période. J’aurai eu envie de lire quelque chose de plus léger, sans prise de tête et avec moins de réflexion. Mais je voulais vraiment le terminer avant de partir en voyage, sachant que je ne l’aurai pas emmené. Lire un livre par  « contrainte » plus que par envie nous met rarement en bonnes conditions pour accueillir un roman, ses personnages et son auteur. Ça amène plus facilement à remarquer les petits détails qui nous déplaisent.

En plus, je me suis quelque peu fait une fausse idée de l’histoire. Malgré le résumé, le titre m’a laissé croire à une multitude d’enfants, répartis aux quatre coins du monde et essayant de répondre à des questions sur leur identité, menant vers une réponse commune. En cela, je m’attendais à un récit dynamique. J’ai aussi cru, à tort, qu’on suivrait de près le cheminement de Stokely, troisième génération de cette famille prise entre plusieurs pays et origines. Ce n’est pas le cas. L’histoire de Blanche est au cœur du récit, ainsi que celle de sa mère Immaculata. Seuls quelques chapitres sont consacrés au fils, en narration à la troisième personne (contrairement aux femmes qui racontent leur point de vue à la première personne). J’ai trouvé ça dommage car ça aurait mérité d’être plus développé.

Peut-on rassembler ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d’exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.

Ode aux femmes persévérantes et la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui.

Objectivement en revanche, le roman est extrêmement bien écrit et les mots choisis sont percutants. Mais les nombreuses descriptions et formules de phrase à rallonge rendaient parfois la lecture un peu lourde… Le récit d’Immaculata est poignant mais fait stagner le récit au début. J’ai beaucoup plus apprécié cette lecture dans sa deuxième partie car le message de fond est fort, même si j’ai moins aimé la forme. Il y a aussi des passages très intéressants sur l’histoire du Rwanda et la colonisation de l’Afrique, vues de l’autre côté, racontées par les populations locales. Une bonne façon de remettre ses croyances et son savoir en perspective, en tant qu’européen habitué à entendre le point de vue européen. Je connaissais déjà quelques éléments de contexte sur la guerre au Rwanda et le génocide des Tutsi dans les années 1990 grâce au roman Petit Pays de Gaël Faye, puis le film, une adaptation très fidèle, que j’avais adorés ! Au final, je suis contente d’avoir lu ces deux romans (et dans cet ordre) car je les trouve complémentaires.

Enfin, j’avais envie de clore cet article avec cette magnifique chanson de Gaël Faye, qui me donne des frissons, sur son petit pays, le Burundi, frontalier du Rwanda.

Coin Lecture : L’élixir du bonheur

Quand l’ex Miss France d’origine béninoise, Flora Coquerel, a fait la promotion de cette fabuleuse histoire entre la France et le Bénin, je n’ai pas pu résister. J’avais déjà une belle pile à lire quand je l’ai reçu donc je ne l’ai pas lu tout de suite, j’ai laissé le bon moment venir à moi. Et comme j’en parle dans mon dernier Coin Lecture, le bon moment c’était sans le savoir le mois de novembre, période à laquelle débute l’histoire de Stella.

Avec une quatrième de couverture prometteuse, j’attendais beaucoup de ce roman. C’est le premier de l’auteure mais le thème de la quête de sens et du retour aux origines fait écho en moi, surtout au Bénin. Si tu ne le sais pas encore, mon grand-père paternel est béninois mais je ne l’ai pas connu. Mon père non plus n’a pas eu cette chance. Dans la famille, on ne s’est jamais posé trop de questions. Mais plus je grandissais, voyageais et plus je rencontrais du monde, plus on me demandait les origines de mes yeux rieurs et de mes longs cheveux épais et bruns. Je commençais à ressentir un manque et le besoin grandissant de découvrir cette partie de moi, de mon histoire. Cette quête, je vais l’entreprendre l’année prochaine lors de notre voyage d’un an autour du monde. Alors ce roman, c’était en quelque sorte un point de départ, l’occasion d’y trouver des premières pistes.

Stella rase les murs lorsqu’elle quitte le bureau à… 19h, par crainte de subir les réprimandes de sa chef tyrannique. Elle est responsable marketing d’un magazine de décoration en vogue et a un rythme de travail effrené. Sa famille, ses amis lui reprochent son manque de disponiblité et ses désistements récurrents.
A la suite d’un évènement tragique, Stella prend conscience que son métier occupe une place centrale dans sa vie et procède à des réajustements. Mais est-elle réellement prête à sortir de cet engrenage et à enfin écouter son corps ?
En parallèle, Mamie-Fi, sa grand-mère d’origine béninoise, tente de trouver les ingrédients qui permettraient à Stella de goûter pleinement au bonheur.

Dès les premières pages, j’ai été troublée. Pour comprendre, je te propose de bien lire l’extrait ci-dessous.

Si de mon côté, je n’ai pas vécu exactement ces situations, pour la première fois de ma vie, en lisant ce passage, je me suis tout de même sentie comprise et représentée. J’ai enfin ressenti que ça pouvait être normal d’être blanche avec un quart de sang africain. J’aimerais faire passer le message à tous ceux qui me connaissent bien et oublient parfois « d’où je viens », et à tous ceux qui veulent me connaître et sont surpris (voire carrément sceptiques) face à ma réponse sur la question des origines. Je crois que c’est encore moins facile quand on en connaît si peu et qu’on n’a pas d’attache à proprement parler dans le pays d’origine… En tout cas, un grand merci à l’auteure pour ces mots qui m’ont grandement réchauffé le coeur.

Pour revenir à la lecture dans son ensemble, j’ai trouvé l’histoire très fluide et agréable à lire. Je l’ai terminée en quelques jours alors que je lis en moyenne un livre par mois. J’ai trouvé la première partie un peu longue, avant le voyage au Bénin, mais je doute grandement de mon objectivité sur ce sujet car j’avais surtout hâte d’en lire plus sur ce pays que je ne demande qu’à connaître ! Et l’auteure n’a pas écrit ce roman que pour ça. C’est normal de poser le contexte.

Je ne m’attendais pas du tout à cet évènement tragique comme déclic pour Stella mais c’est un moment fort en émotion, à la fois pour elle et pour nous, lecteurs, car il s’agit de faits réels qui ont fait la une de l’actualité il y a quelques années. En revanche, j’ai été moins surprise de l’histoire d’amour, je l’ai vu venir toute de suite. On pardonne pour un premier roman et on salue le travail de l’auteure, Estelle Lequette, qui concrétise un rêve d’ado en auto-édition.

Coin Lecture : La tresse

Il y a quelque chose qui m’épate de plus en plus dans mon rapport aux livres. Alors, c’est avec un peu de retard que j’écris cette revue mais j’y vois tout un symbole d’avoir été accompagnée pendant ce mois d’octobre du roman de Laetitia Colombani, La tresse, acheté il y a plusieurs mois de cela.

Ce n’est pas la première fois que les livres que je lis sont liés d’une certaine façon au présent que je vis. J’en avais notamment parlé dans ma revue sur Ne Lâche pas ma Main de Bussi, et encore aujourd’hui, je suis en train de lire un roman qui débute au mois de novembre. Si tu me suis sur Instagram, tu sais déjà duquel il s’agit mais pas de panique pour mes chers lecteurs du blog, la revue arrive aussi prochainement !

Cet été, j’avais perdu un peu le rythme et j’ai mis une éternité à finir des romans de 400 pages. Ça me faisait donc plaisir de repasser sur un petit format, puisque La tresse en fait la moitié. Mais pourquoi ce symbole du mois d’octobre ? Dans ce roman, l’auteure raconte l’histoire de trois femmes vivant chacune sur un continent dont les destins vont s’entremêler. Si toutes mènent un combat pour s’en sortir dans la vie, l’une d’entre elle va apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein et les deux autres vont, sans le savoir, adoucir son quotidien de malade en lui redonnant force à travers sa féminité. Le mois d’octobre est un moment clé dans la lutte contre le cancer du sein, mais il est important de rappeler que c’est toute l’année qu’une femme sur huit doit y faire face.

Sans grande surprise si l’on s’en fie au titre, l’élément liant sont les cheveux puisque c’est grâce à un don de cheveux dans un temple d’Inde que l’italienne Giulia va confectionner la perruque qui viendra habiller la tête de Sarah au Canada. Bien sûr, l’histoire est belle et forte mais c’est une revue plutôt mitigée…

J’ai trouvé la mise en contexte assez longue sachant que le roman est plutôt court. Le cœur du sujet arrive à la fin et je trouve qu’il a été largement survolé et traité de manière superficielle. Il n’y a pas de réel dénouement. Non seulement, on ne connaît pas le sort des personnages après leur combat mais il y a aussi un déséquilibre sur les rôles de chacun.

En Inde, on suit l’histoire de Smita, une Intouchable* qui rêve d’un avenir meilleur pour sa fille. Elle finira par s’enfuir pour l’emmener jusqu’au temple de Tirupati, où elles feront toutes les deux offrande de leur cheveux à une divinité dans l’espoir d’échapper à leur condition. J’aurai aimé que l’auteure se concentre davantage sur le ressenti et l’avenir de Lalita, petite fille de 6 ans qui se retrouve contrainte à donner ses cheveux sans comprendre pourquoi, plutôt que sur l’histoire de sa mère, puisque ce sont ces jeunes cheveux qui serviront à fabriquer la perruque clé de l’intrigue. Aussi, je trouve cela dommage de n’avoir évoqué ces pratiques qu’en surface alors que le roman se prêtait tout à fait à les dénoncer. Je n’ai pas du tout réussi à me réjouir de la fin heureuse pour Giulia, qui réussit à sauver son atelier de fabrication de perruques grâce à l’importation de cheveux indiens. J’y vois ici surtout le fait de gagner de l’argent sur le dos des plus démunis. J’avais déjà entendu parler de cette tradition indienne détournée pour faire du profit et ça m’avait déjà révolté à l’époque. Ceux qui n’ont rien n’ont que leurs cheveux car c’est ce qu’ils ont de plus précieux. Leur foi est en réalité exploitée pour un business qui rapporte des millions alors que les premiers concernés continuent de vivre dans la misère…

*Pour plus d’informations, quelques articles sur les sujets en Inde :
Inde : les « Intouchables », toujours victimes du système de castes (France Info)
Inde : les cheveux versés en offrande aux dieux revendus en France (France Info)
En Inde, le business discret de cheveux humains explose (8ème étage)

Je comprendrais que l’auteure n’ait pas voulu tout mélanger pour que son roman ne soit pas trop lourd à lire. En effet, elle y aborde des thèmes suffisamment difficiles. En revanche, elle réussit très bien à ponctuer avec des pointes de légèreté, ce qui en fait quand même une lecture agréable.

Coin Lecture : Au soleil redouté

Premier roman de ma PAL de rentrée que j’ai terminé : Au soleil redouté, d’un auteur dont je lis souvent les thrillers et romans policiers à suspense, Michel Bussi. Encore une fois, un décor paradisiaque témoin de petits meurtres en série, qui nous fait voyager malgré tout. 

Elles étaient cinq…
Cinq lectrices fidèles et auteures en herbe qu’un concours expédie, pour une semaine, au paradis du Pacifique, les îles Marquises. Au programme, atelier d’écriture sous la baguette du grand écrivain Pierre-Yves François, et puis… tout le reste, bien sûr : découverte de l’île — ce joyau fauve cher à Gauguin et chanté par Brel —, sable noir, folklore local, tatouages raffinés, disparitions mystérieuses et meurtres en série… Sous l’œil placide des grands titis, quelqu’un tue au soleil. Qui sera la prochaine victime ?

Le Soleil Redouté est une petite pension sur l’île d’Hiva Oa, tenue par Tanaé, une maîtresse de maison respectueuse et respectée, aux petits soins pour ses résidents. C’est aussi le théâtre de l’enquête, où tout le monde se soupçonne à tour de rôle.

Si j’ai trouvé le concept hyper original et bien pensé, j’ai eu parfois du mal à me plonger dedans car certains passages manquaient de rythme. En effet, les cinq lauréates du concours sont là pour s’essayer à l’écriture et saisir la chance de publier leur premier ouvrage. Ainsi, chacune écrit un morceau de l’histoire de son point de vue dans son carnet de bord. Quand on pense comprendre le déroulé d’un évènement pour avancer dans l’intrigue, on change de carnet de bord et de point de vue pour revenir quelques heures en arrière. Si ce procédé nous permet d’obtenir plus d’indices ou de reformuler nos hypothèses, il m’a aussi donné l’impression de stagner dans l’histoire (surtout en première partie).

Comme à son habitude, une chute plus qu’inattendue mais que je n’ai pas forcément appréciée. Je n’ai pas compris pourquoi ce dénouement et ce personnage… Je pense qu’il y avait mille autres façons possibles de conclure, de manière plus cohérente tout en gardant la surprise.

Même si j’ai bien aimé voyagé encore une fois sous la plume de Michel Bussi, ce roman est plutôt en bas de classement pour moi. 

Je serais ravie d’avoir ton avis si tu l’as lu ! Sinon, quelle est ta lecture du moment ? Moi, j’enchaîne avec La tresse, de Laëtitia Colombani.

Coin Lecture : Filles de la mer

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de ce roman qui m’a accompagnée cet été : Filles de la mer, de Mary Lynn Bracht.

Corée, 1943. Hana a vécu toute sa vie sous l’occupation japonaise. En tant que haenyeo, femme plongeuse en mer, elle jouit sur l’île de Jeju d’une indépendance que peu d’autres Coréennes peuvent encore revendiquer.
Jusqu’au jour où Hana sauve sa sœur cadette, Emi, d’un soldat japonais et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie. Emi passera sa vie à chercher Hana et à essayer d’oublier le sacrifice que sa soeur a fait. Mais les haenyeo sont des femmes de pouvoir et de force…
Plus de soixante ans plus tard, Emi saura-t-elle affronter le passé et les horreurs de la guerre pour retrouver enfin la paix ?

Encore un roman découvert par hasard en déambulant sur le site de la Fnac. Une fiction historique autour de femmes fortes, il n’en fallait pas plus pour me convaincre. L’occasion aussi pour moi d’en apprendre plus sur la culture et l’histoire de Corée, que je ne connais pas du tout.

Entre 1943 et 2011, on suit le parcours de ces deux femmes — l’une jeune adolescente, l’autre confrontée aux douleurs de la vieillesse — et on tente de comprendre le lien qui les unit ainsi que les conséquences des choix et de la vie de l’une sur celle de l’autre.

Les contrastes dans le roman sont très intéressants. Au début, l’histoire d’Hana est très joyeuse et retranscrit un message fort de liberté et d’indépendance des femmes. Malheureusement, sa vie va devenir un véritable cauchemar aux mains des soldats japonais qui en font leur esclave sexuelle. Si certains passages sont assez difficiles à lire car très détaillés dans les horreurs que subit la jeune fille, l’auteure a veillé à semer quelques lueurs d’espoirs au fil des évènements. Cet équilibre donne du rythme à la lecture car les rebondissements sont forts, aussi bien dans les joies que dans les peines et nous donnent envie d’aller au bout. Le personnage d’Emi est un peu moins attachant au début car c’est une vieille femme, qui parait un peu aigrie et renfermée sur elle-même. Mais au fur et à mesure, on comprend le poids de la culpabilité qui pèse sur ses épaules et sans elle, le dénouement n’aurait pas eu la même intensité en émotions ni le même impact.

Pour aller plus loin, l’auteure nous propose en fin de roman des dates clés sur cette période de l’histoire ainsi que la bibliographie ayant servie ses recherches. Elle-même d’origine sud-coréenne, j’imagine à quel point ce roman ait pu avoir de l’importance à ses yeux, d’une part pour comprendre sa propre histoire et de l’autre pour contribuer à la mise en lumière des cruautés de guerre trop souvent passées sous silence.

Coin Lecture : Ma PAL de rentrée

Aujourd’hui j’avais envie de rédiger un coin lecture un peu spécial et de te parler des livres qui m’attendent sur l’étagère. Je pense que nous sommes beaucoup dans ce cas mais difficile pour moi d’entrer dans une librairie sans en ressortir les mains vides… J’ai fait mon petit stock, avec cinq livres dans ma pile à lire (PAL).

Au soleil redouté

Les pieds dans le sable, le bikini encore humide, le corps crémé, j’ai profité de ce weekend à la météo très estivale pour commencer Au soleil redouté de Michel Bussi. J’aime beaucoup cet auteur de thrillers qui font voyager ! Une intrigue qui se déroule encore une fois au bout du monde et qui permet de prolonger un peu notre été. Dès les premières pages, le contexte est posé : paysages paradisiaques pour éveiller l’inspiration de cinq jeunes femmes réunies pour un atelier d’écriture intensif et un peu spécial.

Résumé :
Elles étaient cinq…
Cinq lectrices fidèles et auteures en herbe qu’un concours expédie, pour une semaine, au paradis du Pacifique, les îles Marquises. Au programme, atelier d’écriture sous la baguette du grand écrivain Pierre-Yves- François, et puis… tout le reste, bien sûr : découverte de l’île — ce joyau fauve cher à Gauguin et chanté par Brel —, sable noir, folklore local, tatouages raffinés, disparitions mystérieuses et meurtres en série… Sous l’œil placide des grands tiroirs, quelqu’un tue au soleil. Qui sera la prochaine victime ?

A suivre dans la liste, d’autres romans qui m’ont attirée pour deux raisons bien différentes : une promo sur les livres de poche et mon envie de découvrir l’Afrique et ses auteurs.

La tresse

J’avais déjà entendu parler de ce roman de Laëtitia Colombani mais aussi bête que cela puisse paraître, c’est une promo sur les livres de poche qui m’a fait craquer. J’avais droit à un livre offert à un moment où je n’étais pas très inspirée et où je ne savais pas vers quel type de lecture me tourner. Un roman aux trois histoires entremêlées, qui promet pourtant de susciter beaucoup d’émotions autour du cancer du sein..

Résumé :
Inde. Soit à est une intouchable. Elle r^ve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre.
Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

L’enfant Noir

L’enfant Noir, signé Camara Laye, est un livre que j’avais complètement oublié sur mon étagère pour être honnête… Je l’ai retrouvé en faisant l’inventaire de ma PAL. Je l’ai acheté il y a un petit moment, en ayant à cœur de lire des histoires qui se déroulent en Afrique, témoignent des multiples cultures sur ce continent et éveillent les consciences sur les atrocités du passé. Je l’ai acheté en même temps que La Case de l’Oncle Tom, No Home et Washington Black. J’en parle dans mon tout premier coin lecture.

Résumé :
L’enfant noir grandit dans un village de Haute-Guinée où le merveilleux côtoie quotidiennement la réalité. Son père, forgeron, travaille l’or au rythme de la harpe des griots et des incantations aux génies du feu et du vent. Respectée de tous, sa mère jouit de mystérieux pouvoirs sur les êtres et les choses. Elle sait détourner les sortilèges et tenir à l’écart les crocodiles du fleuve Niger. Aîné de la famille, le petit garçon est destiné à prendre la relève de son père à l’atelier et, surtout, à perpétuer l’esprit de sa caste au sein du village. Mais son puissant désir d’apprendre l’entraînera inéluctablement vers d’autres horizons, loin des traditions et des coutumes de son peuple.

L’élixir du bonheur

La magie des réseaux sociaux… J’ai découvert le roman d’Estelle Lequette dans une story Instagram de Flora Coquerel, ex-miss France et une femme que j’admire. Nous avons le même âge et les mêmes origines du Bénin (à un degré d’écart), qu’elle a la chance de connaître et de partager car elle s’est rendue plusieurs fois sur place, par le biais de son association Kelina, avec laquelle elle a financé la construction d’une maternité, ou encore pour son documentaire Wax in the City. Ce premier roman de l’auteure, qui s’articule autour de la quête de sens et du retour aux origines entre la France et le Bénin ne pouvait que résonner en moi. J’ai si hâte de le lire !

Résumé :
Stella rase les murs lorsqu’elle quitte le bureau à… 19 heure, par crainte de subir les réprimandes de sa chef tyrannique. Elle est responsable marketing d’un magazine de décoration en vogue et a un rythme de travail effréné. Sa famille, ses amis lui reprochent son manque de disponibilité et ses désistements récurrents.
A la suite d’un évènement tragique, Stella prend conscience que son métier occupe une place centrale dans sa vie et procède à des réajustements. Mais est-elle réellement prête à sortir de cet engrenage et à enfin écouter son corps ?
En parallèle, Mamie-Fi, sa grand-mère d’origine béninoise, tente de trouver les ingrédients qui permettraient à Stella de goûter pleinement au bonheur.

Tous tes enfants dispersés

Enfin, toujours sur le thème de l’Afrique et la compréhension de ses origines, j’ai acheté Tous tes enfants dispersés de Beata Umubyeyi Mairesse, pas plus tard que le week-end dernier à la Géolibri de Darwin à Bordeaux, lors du festival Africa Climax. Pendant 3 jours, l’Afrique était à l’honneur à travers des conférences, tables rondes, projections et concerts pour mettre en avant les enjeux et les opportunités sur ce continent, défendre son environnement, le futur de ses peuples et de ses richesses.

Résumé :
Peut-on rassembler ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d’exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.
Ode aux femmes persévérantes et à la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui.


Et toi, quelles sont tes lectures pour cette rentrée ? Qu’y a-t-il dans ta PAL du moment ?

Coin Lecture : Les enfants sont rois

Ces derniers temps, les beaux jours sont arrivés la vie a repris. Je n’ai pas pris beaucoup de temps pour lire mais j’avais hâte de découvrir ce roman de Delphine de Vigan. Je l’ai vu sur les réseaux, entendu quelques critiques et je voulais le lire pour me faire ma propre idée. Il m’attendait même sagement au chevet de mon lit car j’avais commencé la lecture d’une dizaine de pages. Je l’ai repris il y a peu, pour enfin découvrir cette histoire au sujet des enfants exposés sur internet et qui a fait tant parler au moment de sa sortie.

Honnêtement, je ne m’attendais pas du tout à une affaire policière, ce n’est pas mentionné ni même suggéré dans le résumé de quatrième de couverture mais j’ai beaucoup aimé. Ça apportait une dimension à l’intrigue, qui aurait été un peu plate sans ça. D’ailleurs, c’est ce qui selon moi constitue le fondement des réflexions vers lesquelles veut nous emmener l’auteure.

Pour une petite remise en contexte, dans son roman, Delphine de Vigan nous fait rencontrer deux jeunes femmes quelque peu opposées : Clara, une policière reconnue dans sa brigade vivant seule loin d’internet, et Mélanie, jeune maman surconnectée vivant son rêve de célébrité à travers ses enfants qu’elle met en scène dans des vidéos sur les réseaux sociaux. Les deux femmes se rencontrent lorsque Clara est amenée à enquêter sur un drame survenu au sein de la famille de Mélanie. Au fil des témoignages demandés pour l’enquête, on découvre le quotidien effréné de ces petits enfants stars, gâtés à souhait par leurs parents et marques en tout genre (jouets, nourriture, parcs d’attraction) ainsi que les joies et les vices déclenchés chez leur public.

J’ai eu envie d’acheter ce livre parce que j’avais entendu des critiques sur les réseaux venant justement de parents influenceurs. N’étant ni parent, ni influenceur mais étant concernée par l’exposition de notre vie sur les réseaux sociaux, j’ai voulu me faire ma propre opinion. Et je peux dire aujourd’hui que je ne suis pas d’accord avec eux. Je n’ai pas trouvé que les scènes décrites étaient trop stéréotypées car je suis sûre que cela existe, même si cela ne concerne pas tout le monde. Je n’ai pas non plus trouvé que l’intrigue était plate ou trainait en longueur, au contraire. Ça m’amène plutôt à penser que les critiques émises sont négatives car le roman est lui-même une critique de leur mode de vie. Je trouve d’ailleurs dommage qu’ils n’en aient pas profité pour ouvrir le débat avec leurs abonnés afin d’éveiller les consciences. Enfin, je ne jette pas la pierre car il est parfois difficile de réaliser et de se remettre en question. Je suppose que chacun fait de son mieux tout en s’adaptant à son époque.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé ouvrir mon esprit sur ces questions : quel est le risque d’exposer ses enfants sur les réseaux sociaux aux yeux de tous ? Nous laisseraient-ils faire s’ils en étaient conscients ? Quel genre d’adulte sera l’enfant qui a grandi sous le regard des autres et possédant bien plus que ce qu’il ne peut utiliser ?

J’ai aussi particulièrement apprécié lire un livre ancré dans mon époque, mentionnant Loft Story et autres émissions de télé-réalité fictives ainsi que les vidéos YouTube et contenus Instagram ou encore le confinement et le Covid. J’ai un peu moins aimée la dernière partie (environ 80 pages sur les 350), qui aux allures de prévisions futuristes se déroulant en 2031, présente un peu trop d’extrapolations. Même si c’est bien là que nous pouvons prendre conscience des éventuelles conséquences à long terme d’une exposition sur internet dès le plus jeune âge, certains éléments sont un peu trop poussés. Je serai curieuse de relire cette partie en 2031 et de comparer ce qui existe réellement et ce qui n’est que fiction. La fin était également un peu trop ouverte à mon goût. J’aurai aimé une conclusion ou un dénouement plus clair pour l’ensemble des personnages.

Tu avais vu passer ce livre sur les réseaux ?

Coin Lecture : Né sous une bonne étoile

Après un thriller et une rapide découverte de l’Afrique, au mois d’avril je me suis aussi laissée tenter par une lecture annoncée pleine d’espoir par un bandeau et une couverture brillants de jaune : Né sous une bonne étoile, l’un des derniers romans d’Aurélie Valognes.

Je connaissais l’auteure de nom, notamment pour Mémé dans les orties et j’avais déjà croisé ses couvertures colorées et good vibes dans les rayons des librairies mais je n’avais encore jamais lu son travail. J’ai beaucoup aimé son style d’écriture, que j’ai trouvé très naturel et fluide. Ce roman m’a profondément touché, je ne m’attendais pas à être aussi émue et à porter autant de réflexion sur un tel sujet.

On suit le parcours scolaire de Gustave, jeune élève de cité et de sa petite famille modeste. A l’opposé de sa grande sœur un peu surdouée, l’école n’est pas son fort et il rencontrera bien des obstacles pour trouver sa place dans cette société et ce modèle d’éducation formatés.

J’ai toujours été plutôt bonne élève et j’aimais beaucoup l’école. Depuis que je l’ai quittée, j’ai entendu par-ci par-là quelques changements et nouveautés (réformes, nouvelles méthodes d’éducation, etc.) mais fondamentalement j’ai l’impression que l’école reste la même. Apprendre était assez facile pour moi et souvent un plaisir mais à travers l’histoire de Gustave, j’ai compris que c’était aussi un système plein de failles. On a tous connu dans nos classes ces élèves qui travaillent d’arrache pied mais qui n’y arrivent pas, ces intellos pointés du doigt, ces rivalités entre groupes, ces professeurs un peu sadiques qui aiment pointer les faiblesses des uns devant les autres, les passionnés qui nous paraissent un peu perchés et ceux qu’on a envie d’impressionner.

L’école, c’est la fondation de la société. C’est l’institution qui aide à construire les générations de demain. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point c’était un parcours difficile pour certains. Autant du côté des professeurs, qui ne peuvent pas toujours exercé leur métier correctement, que des élèves, qui sont souvent rapidement rangés dans des cases.

Aurélie Valognes a naïvement fait germer une petite graine qui sommeillait en moi depuis quelques temps et ouvert une grande réflexion. Je l’en remercie. Je n’ai pas d’enfant mais plus je grandis, plus je suis intéressée par les sujets d’éducation. Je sais que je m’y pencherai d’autant plus attentivement quand je serai directement concernée. Je trouve ça vraiment appréciable que des romans et des fictions simples puissent nous faire ouvrir les yeux sur des sujets importants et des grandes questions de la vie.

Pour conclure, je dirais que si tu aimes lire juste pour te détendre et que tu ne veux pas forcément traverser ce parcours de réflexion, je te conseille quand même le roman car il fait sourire avec quelques situations cocasses et les personnages sont très attachants. Que tu aies aimé ou non l’école, je suis sûre qu’il te rappellera à tes souvenirs positifs pour un peu de nostalgie !

Je note sur ma liste de relire un roman d’Aurélie Valognes pour passer un bon moment. Lesquels me conseilles-tu ?

Coin Lecture : Nina Kariké

J’ai découvert ce roman sur le compte Instagram lesinspirationsdangelique, qui en fait une très belle présentation. Les deux éléments qu’elle a mis en avant et qui m’ont donné envie de le lire sont le message fort sur le handicap et le lieu de l’intrigue, l’Afrique.

Je te le disais dans mon dernier coin lecture (Ne lâche pas ma main de Michel Bussi), j’adore voyager dans les livres, découvrir de nouvelles cultures et imaginer des paysages exotiques. Mais j’ai une attache toute particulière à l’Afrique car c’est un continent que je rêve de visiter ! J’ai des origines africaines mais je ne connais pas cette partie de ma famille. J’espère un jour avoir l’occasion d’aller sur place pour découvrir la culture de mes ancêtres et en connaître un peu plus sur mes racines. C’est un cheminement très personnel mais très important pour moi. Peut-être qu’un jour, je te parlerai de mon ressenti et de mon vécu à ce sujet dans un article mais il me faudra du temps…

En tout cas, c’est l’une des raisons qui me poussent à m’intéresser aux auteurs africains. Stéphane Babo Yoro est né à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se déroulent les évènements. C’est son pays, il en connaît les paysages et les coutumes. Je trouve cela important d’écouter et de s’imprégner du point de vue des personnes qui parlent de ce qu’elles connaissent. Cela ne peut rendre le récit que plus authentique.

C’est son premier roman et je ne sais pas si c’est un choix ou si c’est le fait de débuter, mais j’ai eu du mal à adhérer au style d’écriture. Dans l’absolu, ça se lit très vite car il n’y a que 100 pages et c’est écrit assez gros mais il est vrai que j’ai plus de mal avec l’écriture à la troisième personne quand la majorité des dialogues sont sous forme de discours rapporté. Je me projette plus facilement dans les récits avec des dialogues directs car ça m’aide à faire le film dans ma tête, si tu vois ce que je veux dire.

J’ai été un peu déçue du format car c’est un grand livre, fin, avec des grosses écritures. J’avais l’impression de me revoir à l’école. En plus, il coûte quand même assez cher, 14,50€ — ce n’est pas donné pour une « si petite histoire ». Bien sûr, je mets des guillemets car on n’a pas tous la même sensibilité. D’ailleurs, je ne dirais pas qu’Angélique l’a survendu, c’est simplement que ce roman ne m’a trop parlé. Beaucoup de faits sont relatés sans forcément susciter des émotions. L’auteur aurait pu aussi aborder certains thèmes avec beaucoup plus de profondeur. Globalement, je trouve que tout est décrit en surface. J’ai trouvé cette histoire et la fin aux airs de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » assez bateau.

Je te propose le résumé de 4ème de couverture pour te faire ton propre avis. Dis-moi si ça te donne envie de le lire.

Rayonnante de beauté, aimée de tous, Nina est l’une des jeunes filles les plus épanouies de sa région. Personne n’en doute, un avenir brillant lui est promis. Jusqu’à ce que de récurrentes céphalées commencent à la faire souffrir, menaçant de lui faire perdre la vue…
Au cœur des magnifiques paysages de Côte d’Ivoire, Stéphane Babo Yoro conte l’histoire d’une courageuse jeune fille qui, malgré la maladie et les épreuves de la vie, trouve la force de continuer à se battre pour atteindre le bonheur qu’elle mérite.

J’espère que cette revue t’as plu. Tu as l’habitude de lire des romans d’auteurs étrangers ? As-tu d’autres auteurs africains à me conseiller ?

Coin Lecture : Ne lâche pas ma main

Un petit voyage à la Réunion en plein confinement, ça te tente ? Je te propose de t’évader en lisant ce roman Ne Lâche Pas Ma Main de Michel Bussi.

Cet auteur normand est connu pour ses romans policiers aux multiples rebondissements. C’est une amie qui me l’a recommandé il y a quelques années et depuis j’ai lu presque la moitié de sa collection. C’est devenu un incontournable, qui m’accompagne surtout pendant mes siestes semi-actives l’été sur la plage.

Généralement, les intrigues se déroulent en France, en lien avec la Normandie. Mais là, ça m’a fait du bien d’imaginer les paysages colorés et exotiques de la Réunion en ce début de printemps où les températures remontent et les nouveaux rayons de soleil réchauffent nos cœurs. Étonnante coïncidence, j’ai lu ce roman à la fin du mois de mars, période à laquelle se déroulent les évènements et je l’ai terminé ce lundi de Pâques, jour du dénouement.

J’ai toujours un peu de mal à rentrer dans ces histoires car les lieux sont souvent reculés, peu connus bien que décrits très précisément et les prénoms des personnages sont plutôt atypiques. Chapitre après chapitre, l’auteur nous donne accès à la vision d’un personnage puis d’un autre. Même si le héros ou l’héroïne est rapidement identifié, on peut mettre un peu de temps avant de comprendre si les rôles annexes sont clés ou non.

En revanche, ce que j’aime chez cet auteur, c’est que le suspense est bien dosé : tout au long de l’intrigue, on ne sait pas où est la vérité. On peut se faire une idée mais il y a toujours un doute. Et c’est seulement à la toute fin, en général dans les 50 dernières pages (sur 400 environ) que tout bascule vraiment. Les certitudes s’envolent pour laisser la vérité éclater. Je suis passée par toutes les phases concernant Martial, le personnage principal de Ne Lâche Pas Main. Sans te dire dans quel ordre pour ne pas trop en dévoiler, au fil des pages, je l’ai détesté, j’ai eu de la compassion pour lui, je l’ai redouté, méprisé, apprécié et respecté. Les passages qui m’ont le plus émue sont la narration par Josapha, une petite fille de 6 ans et le sort d’un personnage auquel je m’étais attachée. Je ne t’en dis pas plus.

Un autre élément qui m’a marqué dans le livre, c’est l’immersion dans la culture réunionnaise. Une culture que je ne connais pas mais je suis tentée de dire aujourd’hui en avoir découvert une partie. C’est vrai que j’ai tendance à prendre pour acquis ces éléments annexes tels que les descriptions des lieux, des villes, des habitants et j’ose croire que l’auteur a fait ses recherches et s’en est tenu à des faits et connaissances réelles au-delà de la fiction pour alimenter son récit. Il nous explique notamment certaines expressions ou proverbes locaux et décrit le mode de vie et les caractéristiques de la population locale. C’est un bon moyen d’intéresser le lecteur, de l’aider à développer son ouverture d’esprit et de l’inciter à découvrir des nouvelles choses, qu’il ne connaît pas.


Parmi tous les romans de Bussi que j’ai lus, celui qui m’a le plus bluffé c’est N’oublier Jamais. Je n’arrivais pas à en décrocher l’été dernier, je l’attrapais à chaque instant de répit dans la hâte de découvrir la suite.

Au moment de commencer ce que je pensais être l’épilogue, j’étais un peu déçue de la fin et de la conclusion des évènements. J’ai sous-estimé notre cher ami Bussi puisque ces dernières pages n’étaient pas du tout un épilogue mais un dénouement fou. Je suis restée scotchée.

Mon classement des meilleurs romans de Bussi

Mes préférés : N’oublier jamais, J’ai dû rêver trop fort, Sang Famille

L’entre-deux : Ne lâche pas ma main, Un avion sans elle

Ceux que j’ai moins aimés : Maman a tort, On la trouvait plutôt jolie