J’ai participé à une étude Vinted

Il y a quelques semaines, j’ai reçu une notification Vinted qui a piqué ma curiosité.

« L’équipe Vinted t’invite pour discuter »

J’ai ouvert ce long message qui expliquait que l’équipe R&D (recherche et développement) était à la recherche de volontaires pour participer à une interview pour donner son opinion en général et sur certaines fonctionnalités de Vinted. Je me suis inscrite tout de suite car j’adore donner mon avis et participer au développement de projets ! (Donner mon avis est le principe même de ce blog)

Quelques jours plus tard, j’ai été recontactée pour valider ma participation et ma disponibilité sur le créneau proposé. L’entretien s’est déroulé pendant 1h en visioconférence, en anglais avec 2 personnes de l’équipe Vinted en Lituanie, où a été créée la plateforme. Tout d’abord, elles m’ont demandé de me présenter et de parler de mon utilisation de l’appli. Ensuite, elles m’ont montré des écrans prototypes de nouvelles fonctionnalités sur lesquelles elles travaillaient. J’ai pu réagir, commenter, penser à haute voix, expliquer ce que je ne comprenais pas, détailler ce à quoi je m’attendais et donner des pistes d’amélioration. L’échange était hyper intéressant et très sympa ! Bien sûr, tout cela est confidentiel donc je ne peux pas te raconter plus de détails. Mais je voulais te partager l’expérience.

En échange, j’ai reçu un bon d’achat de 40€ mais ce n’est pas du tout ce qui a motivé ma démarche. J’ai d’ailleurs donné le bon à mon frère pour qu’il en profite car je suis toujours dans ma phase « je n’ai pas besoin de nouveaux vêtements ».

Je félicite les entreprises qui prennent le temps et le recul pour échanger avec leurs clients/utilisateurs. On le sait, aujourd’hui nos données sont collectées, traitées, analysées dans tous les sens et on n’est pas toujours au courant du « comment »… Remettre le consommateur au cœur du débat et le faire participer aux évolutions, c’est humaniser la démarche.

J’ai beaucoup aimé l’exercice car ça m’a aussi rappelé pas mal de souvenirs, quand j’étais en études de marketing et que nous étions de l’autre côté de la barrière à mener les études de marché, créer les sondages et interroger les clients potentiels. Ah, les focus group m’ont quelque peu tourmenté…

Dans mon travail, j’ai aussi été amenée à analyser le comportement du consommateur pour améliorer les fonctionnalités du site web et l’expérience utilisateur. Et c’est quelque chose de précieux ! Donc si tu as l’occasion de donner ton avis dans le cadre d’un entretien ou même d’un sondage envoyé par une entreprise ou une marque, je te conseille de le faire ! Il ne faut pas oublier que c’est comme ça qu’on peut améliorer ce qui nous déplaît ou tout simplement faire entendre ce qu’on aime et pourquoi on utilise une appli ou un service. C’est une vraie récompense pour les gens qui travaillent derrière. Enfin, ça peut nous donner le sentiment de reprendre le contrôle et de pouvoir faire bouger les choses à notre petite échelle. C’est très agréable.

Et toi, dis-moi ! Tu as l’habitude de laisser ton avis aux marques ? Tu fais partie de la team qui donne son avis que quand ça va pas ou de la team qui encourage aussi avec des compliments quand ça te plaît ?

Recette d’hiver réconfortante à la courge butternut

Première recette sur le blog, j’espère que ça te plaira ! C’est une recette simple à base d’une célèbre courge orange.

L’un de mes légumes préférés en hiver parce qu’il peut se cuisiner de plein de façons différentes : en soupe, en gratin, farçi… C’est le butternut (ou courge butternut). Aujourd’hui je te le propose en cassolette au four. La recette est assez simple mais très gourmande. Je la fais généralement dans des moules individuels mais tu peux aussi la faire dans un grand plat qui va au four. Ça aura peut-être plus l’aspect d’un gratin.

Pour faire cette recette pour 2 personnes, il te faudra :

  • 1 petite courge butternut (ou la moitié)
  • 1 oignon
  • 1 petit cabécou
  • Des lardons
  • De la crème fraîche
  • Du gruyère

Préparation :
Coupe ton butternut en petit cube et fais le précuire dans l’eau bouillante pendant environ 5 minutes. Préchauffe ton four à 200°C.

Émince l’oignon et fais le revenir à la poêle avant d’y ajouter les lardons. Pas besoin de les cuire à fond, ça va recuire dans le four par la suite. Une fois l’oignon et les lardons assez dorés, ajoute un peu de crème pour l’onctuosité.

Place un cabécou au fond de ta cassolette, ajoute une couche de la préparation lardons oignon puis une couche de butternut. Répète une fois cette opération (la répartition peut dépendre de la taille de ton plat). Assaisonne avec du sel et du poivre. Rajoute un peu de crème sur le dessus et du gruyère pour que ça gratine.

Et hop, au four pendant une vingtaine de minutes ! Jusqu’à ce que le gruyère soit bien gratiné. Bon appétit !

N’hésite pas à me faire tes retours si tu testes. Quel est ton légume d’hiver préféré ?

Ma routine soin visage

J’ai mis du temps à trouver les produits qui conviennent à ma peau. Au final, ce sont les produits qui sont venus à moi. Je me suis amusée à faire une petite vidéo sur Instagram pour te faire découvrir mes produits préférés pour prendre soin de ma peau. Depuis 6 mois que je les utilise, j’en suis vraiment satisfaite. Mon teint est plus net et j’ai réussi à me débarrasser de belles imperfections. Découvre ici ma routine naturelle plus en détail.

Le matin j’applique en premier le sérum booster d’hydratation à l’éclat de rose de Centifolia. Je l’ai découvert dans la box Prescription Labs, c’est une box dédiée à la cosmétique naturelle. Depuis que je l’utilise, je vois bien que ma peau est hydratée, je n’ai plus de zones sèches. Ensuite, je complète avec la crème de jour Rasayana de chez Taaj. C’est une crème prévention anti-âge pour les premières rides. Je ne l’ai pas du tout choisie pour ça, car je ne l’ai pas choisie tout court d’ailleurs ! C’est une amie qui travaille pour cette marque qui m’en a donné un tube pour que je teste. Dès que je l’ai terminé, je l’ai racheté. La texture est douce et très légère. La crème est agréable à appliquer et l’odeur est incroyable ! Donc si en plus ça peut ralentir le vieillissement de ma peau, on ne dit pas non. Je ne connaissais pas du tout la marque, c’est une belle découverte ! Tu peux retrouver les produits chez Marionnaud, Nocibé ou encore en parapharmacie.

La journée, je n’applique rien d’autre sur ma peau, à part un peu de maquillage quand l’envie me prend mais surtout pas de fond de teint, bb crème, poudre et autre. Je maquille uniquement mes yeux (fard, mascara, eyeliner) et mes lèvres. Je préfère le teint au naturel, principalement pour 2 raisons : 1. Parce que je n’aime pas l’effet seconde peau du fond de teint 2. Parce que ce type de produits a tendance à masquer mes taches de rousseur (que j’adore ! et sans lesquelles j’ai du mal à me reconnaître).

Le soir, pour me démaquiller justement, j’aime bien alterner suivant mon envie et le maquillage que j’ai utilisé entre l’huile démaquillante purifiante Akane (également découverte dans la box Prescription Labs) et le démaquillant solide en stick Les Savons de Joya. Les deux démaquillent très bien mais le rendu final sur la peau est un peu différent. L’huile est évidemment plus grasse alors que le démaquillant solide laisse une sensation plus douce sur la peau.

Une fois démaquillée, j’essuie le surplus de produits avec un coton lavable à sec. J’utilise majoritairement ceux de Le Petit Carré Français mais j’aime bien aussi ceux de Make Up Eraser. J’en avais eu un en cadeau dans une box, je le trouve un peu plus doux. Ensuite, je mouille le coton et je le repasse sur mon visage pour l’humidifier puis je nettoie en profondeur avec la sulfureuse pâte du marabout de Garancia. C’est le meilleur nettoyant visage pour moi, je sens vraiment que ma peau est purifiée et nette, elle respire. La meilleure sensation !

Enfin, j’hydrate ma peau avant d’aller dormir avec la crème Kerala éclat nuit de chez Taaj. Elle est moins légère que la crème de jour, la texture est très différente mais la sensation n’en est pas moins agréable. Elle a un effet perfecteur de peau et anti-tache. C’est à dire qu’elle permet d’atténuer les effets du soleil sur la peau, ce qui me convient très bien car j’y suis sensible. Même chose, j’ai eu le premier tube en cadeau mais j’en ai déjà racheté un second.

J’aime beaucoup cette routine car elle est simple au quotidien et à base de produits naturels. De temps en temps j’applique des masques, mais c’est assez rare car je n’ai pas le réflexe (et j’ai un peu la flemme aussi, il faut l’avouer).

Et toi, tu as une routine établie ou tu changes souvent de produits ? J’adore faire des découvertes, alors n’hésite pas à me partager tes coups de cœur pour une routine soin visage naturelle.

Mes surprises de Noël

Comme je te l’ai annoncé sur Instagram, je n’avais pas du tout prévu d’écrire un article sur mes cadeaux de Noël. C’est pour ça qu’il arrive un peu après la bataille (je trouve ça aussi bien) et que je préfère parler de surprises de Noël. Je ne veux en aucun cas me vanter ou paraître prétentieuse. Je suis bien consciente que j’ai énormément de chance d’avoir été autant gâtée. Je n’avais pas fait de liste et mes proches ont été extrêmement généreux. J’ai eu plein de belles surprises, utiles et en accord avec mes envies et mes valeurs ! Le but de cet article est vraiment de te partager mes découvertes et mes secrets de blogueuse débutante (car pour mon plus grand bonheur j’ai reçu des objets qui vont bien me servir pour ce nouveau projet).

Les kits de fabrication artisanale

Les premières surprises, ce sont deux kits pour fabriquer ses produits maison. Ma maman m’a offert un kit pour fabriquer ses produits de soin et ma cousine m’a offert un kit pour fabriquer sa lessive. J’ai trop hâte de les tester ! J’en ferai sûrement des petites vidéos crash test pour que tu vois le résultat (j’ai commencé à m’entraîner à faire des reels d’ailleurs pour Instagram).

Le kit « Mon atelier beauté au naturel » contient un bol en inox, un mini fouet, 4 cuillères doseuses, 3 pots hermétiques en verre et un livre de 30 recettes beauté. Des exemples de recettes : crème hydratante à l’huile de coco, masque à l’argile blanche, shampoing aux herbes aromatiques, dentifrice spécial blancheur, etc.

Le kit « Je fabrique ma lessive » contient une bouteille en verre, une cuillère en bois, une râpe métallique, un entonnoir en métal et un livre de recettes de lessive bien sûr, mais aussi d’assouplissant, blanchissant, détachant, etc.

Produits de beauté bio

Dans le même esprit, ma tante m’a offert un lot de produits de beauté bio de la marque Gorgée de Soleil, que je ne connaissais pas : une mousse nettoyante visage et un masque illuminant avec deux lingettes démaquillantes lavables, qui vont venir compléter ma collection. C’est une petite marque française, née dans le sud de la France. Les produits sont pensés, fabriqués et conditionnés en Occitanie, certifiés bio et vegan, avec plus de 98% d’ingrédients d’origine naturelle et des emballages recyclables. J’ai hâte de tester et d’apporter un peu de soleil dans ma routine soin en cet hiver pluvieux.

L’un de mes beaux-frères m’a également offert un baume naturel fabriqué par l’un de ses amis en Belgique, pour peaux sèches et irritées à base de calendula, accompagné de graines de calendula et d’un fascicule expliquant tous ses bienfaits.

Je suis super contente parce que ça correspond vraiment à mes nouvelles valeurs et mon cheminement vers un mode de vie plus naturel.

Divertissement

Mes beaux-frères ont aussi offert à mon copain deux jeux de société. Je considère que ce sont un peu aussi mes cadeaux parce qu’on va y jouer ensemble. J’ai toujours été fan des jeux de société quand j’étais enfant mais j’y jouais beaucoup moins à l’âge adulte. Depuis environ deux ans, on a commencé à se faire des après-midi jeux de société avec des amis. Et pendant le deuxième confinement avec mon copain, on a fait un stock pour s’occuper ! D’ailleurs, dis-moi si ça t’intéresse un article sur mes jeux préférés. Les deux jeux que nous avons reçus sont des jeux collaboratifs proposant des ambiances complètement différentes.

Le premier, The Game, est un jeu de cartes stratégique qui peut se jouer seul et jusqu’à cinq. Il y a 4 cartes de départ (2 de valeur 100 et 2 de valeur 1). Le but est de poser à tour de rôle les cartes numérotées entre 2 et 99, uniquement dans l’ordre croissant sur les piles qui démarrent à 1 et uniquement dans le sens décroissant sur les piles qui démarrent à 100. Si en fin de partie, toutes les cartes ont été posées en respectant cet ordre, c’est gagné (sinon c’est perdu !). Très belle découverte pour ce jeu, je suis très contente. Il est simple à comprendre, rapide à mettre en place et les parties ne durent pas 3h.

Le deuxième jeu, Imagine, est un jeu plus détente, qui fait appel à l’imagination (comme son nom l’indique) et à la créativité. Il est composé de cartes transparentes représentant des formes ou des objets. En combinant différentes cartes, il faut faire deviner aux autres joueurs un mot ou un groupe de mots dans une catégorie. Ça peut être des films, des personnages, des objets, des expressions, etc. On peut y jouer en mode compétition, où celui qui a le plus de point gagne à la fin mais aussi en mode tranquille, sans compter les points.

Nous avons passé quelque temps à jouer en famille pendant les fêtes. J’aime beaucoup ce genre de cadeau qui rassemble. En plus, avec les jeux collaboratifs, pas de tension, pas de mauvais perdant car tout le monde gagne ou tout le monde perd !

Secrets de blogueuse

Comme tu le sais peut-être déjà, au début de l’année 2020 j’ai décidé de commencer un bullet journal (je te le présente en détail dans un article). Cette activité m’a donné très envie de développer ma créativité, même au-delà du dessin. L’été dernier, j’ai commencé à faire des petites séquences vidéo de nos vacances en mode road trip dans le sud de la France et j’ai fait un montage retraçant notre route. J’adore les vidéos, je suis une grande consommatrice sur Youtube et j’avais envie moi aussi d’en créer (pas en mode youtubeuse face cam, si ça peut te rassurer mais plutôt des vidéos voyages quand on pourra enfin à nouveau sortir de chez nous). Je n’avais pas envie ou je ne ressentais pas forcément le besoin d’investir dans une grosse caméra car même si je souhaite faire du contenu de qualité, je ne cherche pas un rendu professionnel. Je recherche avant tout le côté pratique et ludique. Pour améliorer la qualité de mes vidéos, j’avais demandé un stabilisateur pour téléphone (seul cadeau que j’avais demandé). J’ai eu le pack Osmo 3 avec la housse et un mini trépied. Ça permet de faire des vidéos statiques sans tremblements ou même des vidéos en mouvement en suivant un point ou un objet, à la verticale comme à l’horizontale. Hâte de bouger pour le tester ! Pour améliorer la qualité des photos, et surtout l’exposition, j’ai aussi eu un mini ring light de la marque Kodak, à fixer directement sur le téléphone (caméra avant ou arrière). Je l’ai vu par hasard chez Cultura et mon copain a vu que j’avais craqué dessus, il me l’a pris. Ça permet d’améliorer la luminosité de la photo, il y a 3 niveaux de réglages d’intensité différents et il est compact donc simple à transporter et emmener partout.

Enfin, le plus gros cadeau que j’ai eu et qui va m’aider à développer ce blog, j’en rêvais. Ça fait des mois que j’en parle et j’avais prévu de l’acheter d’ici quelques mois (non, non, ce n’était pas un message subliminal pour Noël). Vu le prix, je ne pensais vraiment pas le recevoir sous le sapin. C’est donc un cadeau combiné pour Noël et mon anniversaire (qui est un mois après Noël). C’est… l’iPad. Mon copain m’a fait la surprise de manière originale ! Il m’a offert une petite boîte avec un puzzle à reconstituer à l’intérieur. Au fil de l’assemblage, j’ai découvert la photo de Steve Jobs (je l’avais même pas reconnu au début, je me demandais qui pouvait bien être cet homme en photo sur mon puzzle cadeau) et un message qui indiquait « bon cadeau pour un iPad ». A l’heure où j’écris ces lignes, nous venons de le commander. J’ai choisi l’iPad Air 2020 en bleu ciel. J’ai hâte de le recevoir ! Pour moi l’iPad, c’est le mini ordinateur léger et compact à emporter partout mais j’ai aussi et surtout envie d’en faire un cahier à dessins (grâce à des applications du type Procreate). J’ai complété pour avoir un clavier et l’Apple Pencil (cadeau de moi à moi). J’aimerais reprendre certains concepts du bullet journal pour les réaliser au format numérique (plus besoin de se balader avec la trousse de feutres et crayons). Après sûrement un petit délai de prise en main, sois sûr(e) de voir mes créations dans les parages.

Les moments de partage

Bien sûr, qui dit Noël dit chocolats. J’ai été gâtée aussi de ce côté-là ! Et je voudrais conclure pour dire que Noël, c’est avant tout un moment de partage. Les cadeaux ne font pas tout. C’était peut-être particulier cette année mais j’ai eu la chance de pouvoir être entourée de toute ma famille, de me sentir aimée et à ma place. C’est aussi ces souvenirs que j’ai envie de retenir.

J’espère que les fêtes de fin d’année se sont bien passées pour toi, malgré les conditions sanitaires. Concernant les cadeaux, tu avais fait une liste ou tu préfères les surprises ? Parle-moi un peu de ce que tu as reçu ou offert cette année et des moments que tu as le plus appréciés.

L’évolution de mes sourcils et mon expérience du microblading

Comment tu me vois aujourd’hui sur ce blog
Comment tu m’aurais vu il y a quelques années

Pour bien comprendre ce qui a changé, revenons quelques années en arrière.

Manon, 10 ans, 1m36 : à des années lumières de se poser des questions sur la forme de ses sourcils

A la fin des années lycée, j’ai commencé à développer un complexe sur mes sourcils. Je sais pas si tu te souviens ; dans les années 2010, la mode était aux sourcils très épilés, fins, quasi linéaires. De base, mes sourcils sont assez fins donc ça allait à ce niveau-là. En revanche, ils sont très clairsemés donc c’était assez difficile de leur donner une forme.

Manon en 2012 : premières épilations de sourcils, la mode est à la finesse

Voilà la forme que j’avais réussie en faire. En gros, j’ai gardé la tête à peu près telle quelle mais j’ai enlevé tout ce qui était clairsemé au-dessus pour garder une ligne sur la partie basse du sourcil.

J’arrive à la fac, je commence à suivre des tutos YouTube et je me dis que je pourrais commencer à maquiller mes sourcils pour les mettre en valeur et accentuer mon regard. Au-delà de la forme, c’est vrai que je les trouvais un peu clairs. Alors j’achète un crayon chez Yves Rocher et je les dessine. Comme tu peux le voir sur les photos, c’était pas évident de dessiner toujours la même forme. Mais j’ai gardé cette base pendant plusieurs années. Il était impensable pour moi à cette époque de sortir sans être maquillée. J’étais beaucoup trop complexée par la forme et la couleur naturelles de mes sourcils. Le strict minimum : un coup de crayon sur les sourcils, un peu de mascara.

Les années passent et la mode commence à changer. Adieu les sourcils fins, bonjour les sourcils épais et fournis. Alors je complexe encore plus. J’arrête de les épiler pour essayer de retrouver ma forme naturelle et pour qu’ils soient le plus fourni possible. Ils ont toujours leur forme approximative mais j’apprends à les maquiller autrement, à combler les trous et je leur donne une forme un peu plus « carrée », un peu plus à la mode.

A ce moment-là, ça me plaît. Je pense avoir enfin trouvé mon idéal de sourcil. Mais je suis toujours complexée à l’idée de sortir sans les avoir maquillés. Puis je commence à trouver que mon expression du visage sur les photos change selon la manière dont j’ai maquillé mes sourcils le matin. C’est difficile d’avoir toujours la même forme. Comme tu peux le voir sur les photos, parfois ils sont plus ou moins rapprochés, suivant où je commence à faire la tête, plus ou moins foncés suivant le maquillage utilisé ou la façon d’estomper, etc… Ça me déplaisait aussi d’être « esclave » du crayon et de passer 10 à 15 minutes chaque matin sur mes sourcils. Je commence à me lasser et je me renseigne sur les techniques de tatouage du sourcil.

Microblading, microshading… Je suis un peu paumée et j’ai aussi très peur de sauter le pas. J’ai lu différents témoignages et regardé des vidéos sur le sujet. Même si ce n’est pas censé être permanent, certaines personnes disaient que les pigments délavés étaient toujours visibles des années après. C’est flippant de « tatouer » son visage. Je prends le temps de réfléchir et je garde cette idée dans un coin de ma tête.

Quelle différence entre le microblading et le microshading ?
L’atelier du sourcil l’explique très bien sur son site. Le mircroblading est un effet poil à poil alors que le microshading est un effet d’ombrage ; ça ressemble plus à l’application d’une poudre ou d’un crayon.

Puis un jour, lors d’un stage de danse, l’une des filles du groupe, esthéticienne, commence à parler sourcils. Ça fait tilt dans ma tête, ni une ni deux, je lui demande si elle fait du tatouage semi permanent. Elle me dit que non mais elle m’oriente vers l’une de ses amies très sérieuse qui vient de terminer une formation de microblading et qui le pratique à son domicile. Ma prof de danse l’a fait avec elle et elle était très satisfaite du résultat. En plus, le prix était intéressant : 180€ la première séance. C’est quasiment moitié prix par rapport à tous les salons de Bordeaux que j’avais trouvés ! Généralement, on a tendance à se méfier des prix défiant toute concurrence. On se dit que ça cache quelque chose, que la qualité n’est peut-être pas au rendez-vous. Mais là, j’avais été conseillée par des personnes de confiance.

Février 2020, je saute le pas, je prends rendez-vous avec Lina, chez elle à Villenave d’Ornon à côté de Bordeaux. (Je te laisse aller consulter sa page Facebook si tu es dans le coin et que ça t’intéresse). Je suis accueillie dans une pièce de sa maison qu’elle a transformée en salon d’esthétique. J’ai découvert une personne adorable, douce, très professionnelle et très consciencieuse. Elle m’a demandé ce que je voulais, quelle forme, quelle couleur, quel rendu, etc. et elle m’a donné ses conseils. Elle a pris tout son temps pour s’occuper de moi, me détendre et me rassurer. Je crois que je suis restée pratiquement deux heures sur place. Elle commence par une épilation au fil. Je suis assez sensible pour ce type d’épilation, je trouve que ça fait beaucoup plus mal que l’épilation à la pince ou à la cire. Ça me fait pleurer direct. Mais c’est aussi beaucoup plus efficace, je trouve que les poils mettent plus de temps à repousser. Enfin, c’est parti pour le microblading. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre comme sensation. J’ai des tatouages et je n’avais pas eu particulièrement mal. Mais là, c’était vraiment autre chose. Ça faisait bien plus mal qu’un tatouage. C’était comme si elle dessinait le poil à poil avec une lame ! Enfin, c’était pas comme si, parce que c’était vraiment ça. Mais loin de moi l’idée de te faire peur car le résultat vaut vraiment le coup. C’est juste un mauvais moment à passer, trois fois par sourcil… Car elle passe plusieurs couches de pigments jusqu’à obtenir le résultat souhaité. A la fin, elle applique une crème fixatrice et désinfectante car les nouveaux poils de sourcils sont en réalité des micro plaies. Le résultat juste après la séance sera toujours plus foncé que le rendu post cicatrisation.

Avant/après la séance

Après la séance, il ne faut pas mettre les sourcils au contact de l’eau pendant au moins 48h. Il faut appliquer une crème cicatrisante matin et soir et ne pas s’exposer au soleil pendant au moins 7 jours. Pendant la première semaine, les micro plaies cicatrisent et forment des croûtes qui vont tomber petit à petit. Il ne faut surtout pas les gratter ni essayer de les enlever ! Et il faut éviter au maximum de toucher ses sourcils pour que la cicatrisation se passe au mieux. Toutes ces étapes peuvent paraître contraignantes mais elles sont importantes pour un meilleur rendu et une plus longue tenue des pigments. Il est conseillé de faire une retouche 8 à 12 semaines après la première séance. En fait, c’est un peu comme un tatouage classique. La différence, c’est que ce n’est pas permanent car le pigment ne pénètre pas la même couche de la peau. Le tatouage « artistique » est beaucoup plus profond. J’ai eu de la chance, j’ai pu faire ma séance retouche 2 jours avant le premier confinement de mars. La deuxième retouche m’a coûté 40€. Ensuite, il est conseillé de faire une retouche tous les 8 mois environ, pour 90€.

J’ai laissé passer 8 mois depuis ma dernière retouche, je viens d’y retourner. Je suis hyper contente du résultat ! C’est hyper naturel, je n’ai plus besoin de maquiller mes sourcils mais ils sont bien définis. Gain de temps, de maquillage et perte de complexe ! Je considère que c’est la meilleure décision que j’ai prise en 2020 !

2 semaines après la première séance
2 semaines après la première retouche
7 mois après la retouche

Voilà, tu sais tout sur l’évolution de mes sourcils, mon complexe et le microblading ! J’espère que cet article t’a plu. En tout cas, moi j’ai apprécié retracer mon évolution avec des mots et des photos. Si tu as d’autres questions, n’hésite pas à m’écrire !

Et toi, tu as déjà pensé à corriger tes sourcils avec l’une de ces techniques ? Sinon, comment tu apprends à gérer tes petits complexes et à vivre avec au quotidien ?

Retour sur mon bullet journal 2020

Préambule : qu’est-ce qu’un bullet journal ? C’est un carnet vierge dont les pages sont composées de petits points tous les demi centimètres. Cela permet de créer sa propre mise en page et ses propres rubriques en fonction de ses besoins. Avant tout un outil d’organisation, certains en ont fait un vrai support artistique et de développement de la créativité.

Ça faisait quelques années que je voyais la tendance du bullet journal grandir sur internet. Je trouvais l’idée sympa mais je me disais que ce n’était pas fait pour les nuls en dessin comme moi. Et puis l’année dernière, j’ai fabriqué un album photos de nos vacances d’été. J’ai passé pas mal de temps chez Cultura. Papiers colorés, tampons divers, feutres, autocollants, j’ai complètement craqué au rayon arts créatifs ! L’activité m’a plu, j’ai trouvé ça très relaxant. Et j’avais créé un souvenir unique. Alors, je me suis dit pourquoi pas mettre mes souvenirs sur papier pendant une année entière ! J’ai jamais été très douée en arts plastiques mais je me débrouille plutôt bien lorsque j’ai un modèle. Direction Pinterest, à la recherche d’inspiration.

Attention, malgré toute ressemblance, cet article n’est pas issu du Larousse Illustré.

J’avais simplement à cœur de te montrer mes pages préférées, mon évolution et mes progrès mais aussi de te donner des idées si tu souhaites créer ton bullet journal. C’est pour ça que j’y ai mis beaucoup de photos. N’hésite pas à naviguer avec les flèches pour toutes les voir.

Comment je procédais ?

Honnêtement, chaque page me prenait énormément de temps. D’abord, je recherchais les inspirations sur Pinterest et j’enregistrais les épingles qui me plaisaient. Ensuite, j’affichais mes différentes inspirations sur mon ordinateur et je commençais à reproduire au crayon. Une fois la page entièrement dessinée au crayon, je repassais les contours en couleurs, je gommais et enfin je coloriais. C’est parce que je suis perfectionniste et soucieuse du détail, mais tu peux commencer à dessiner directement au feutre ou pinceau si tu t’en sens capable ! En tout cas, crois-moi, tu gagneras du temps.

Les pages générales

J’ai démarré avec un calendrier sur la première double page pour avoir une vue d’ensemble de l’année puis avec quelques pages générales à remplir tout au long de l’année, sans forcément détailler pour chaque mois. Quelques exemples : mes objectifs de l’année, des listes d’envie (voyage, matérielle, choses à faire cette année, recettes à tester), mes sorties cinéma et restaurants, les livres que j’ai lus etc…

Les pages récurrentes

Chaque mois, je gardais ma structure de base, tout en l’adaptant à mes envies du moment. J’organisais souvent mes semaines sur des doubles pages en alternant avec différents types de trackers. J’avais à cœur de suivre mon humeur (mood tracker) et mes habitudes (habits tracker) tous les mois mais parfois je suivais aussi mes dépenses, mes repas, mes séances de sport ou encore les rêves que je faisais la nuit.

Je listais aussi mes séries du moment, ma playlist du mois et j’aimais clôturer le mois avec une page « souvenirs » sur laquelle je collais mes photos préférées ou j’écrivais les anecdotes marquantes.

A côté de ça, j’aimais bien aussi réserver une page où je pouvais écrire mes pensées librement. J’ai découvert que ça s’appelait un brain dump. Ça peut aider à libérer son esprit quand quelque chose nous préoccupe, à mettre des mots sur ce qu’on ressent et formuler ses émotions.

L’évolution au fil des mois

Bien sûr, tout au long de l’année, nos envies et nos humeurs changent. Ça peut être lié aux événements dans notre vie mais aussi aux saisons. L’hiver, on a envie de se caler au fond d’un plaid et de se poser devant une série ou aller faire du ski. Au printemps, on attend le retour des feuilles sur les arbres et l’apparition des nouvelles fleurs. L’été, on boit des verres en terrasse avec les copains et on se dore la pilule au soleil. A l’automne, les feuilles tombent et on commence à ressortir nos vêtements chauds.

Quand je parcours mon bullet journal aujourd’hui, page après page, je vois vraiment cette évolution et ces changements d’ambiance à travers les couleurs que j’ai utilisées et mes différents dessins.

A année spéciale, contenu spécial. J’ai créé un petit journal de bord du confinement pour garder un souvenir de cette période si particulière. Je l’ai fait sous forme d’habit tracker étendu. Je l’avais prévu sur 40 jours et ça n’a pas suffi ! J’ai aussi fait un bilan de ma vie en confinement. Honnêtement, le bullet journal m’a vraiment permis de m’évader, de m’occuper et de penser à autre chose. Et toi, comment tu t’occupais pendant le premier confinement ? N’hésite pas à me raconter comment tu as vécu cette période dans les commentaires ou par message.

Les mois à thèmes

Même si chaque mois avait une ambiance différente, je ne mettais pas en place un thème particulier à respecter. Chaque semaine pouvait être différente autant dans sa structure, que ses couleurs et ses dessins. Puis en avril, je me suis chauffée. Avec le confinement, je me suis dit que j’allais faire un mois sur le thème du panda. Je trouvais que ça collait très bien avec l’idée de rester à la maison car le panda est un animal plutôt inactif !  J’ai poursuivi sur les mois de mai et juin, dans une version un peu moins poussée, avec les abeilles qui butinent en mai et des fleurs colorées en juin. J’ai bien aimé cette vision mais au bout d’un moment je me suis sentie un peu bridée dans ma créativité. J’ai de nouveau laissé la place à l’inspiration spontanée (jusqu’au mois de décembre esprit de Noël oblige).

Bilan et suite

Comme tu as pu le voir, certaines pages ne sont pas très remplies. En effet, c’est une vraie habitude à prendre de compléter son journal tous les jours. Parfois j’oubliais et ce n’est pas évident de noter son humeur ou de se rappeler si on a fait telle ou telle chose 5 jours plus tard. Je me dis que ce n’est pas grave. Ça me laisse le souvenir d’une vie bien remplie à ces moments-là si je n’ai pas eu le temps de les écrire ! D’ailleurs, je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais il manque même un mois complet ! Je n’ai pas fait le mois de septembre car je suis partie en vacances entre la fin août et début septembre. Je n’avais pas anticipé et je n’ai pas emmené tout l’attirail créatif avec moi au camping. J’ai remplacé cette période par quelques pages de photos de mes vacances.

Voilà, tu sais tout sur ma première année à compléter un bullet journal. J’espère que ça t’a plu et peut-être même inspiré ! L’année prochaine, je n’en ferai pas un nouveau car ça prend tout de même beaucoup de temps et j’ai d’autres projets. J’ai choisi plutôt de prendre un agenda créatif. Tout est déjà fait mais certaines pages sont à compléter, un peu sur le même principe que le bullet journal. Je pense me remettre à l’art créatif sur papier dans le futur pour faire des albums photos.

Le mot de la fin : si tu penses être nul en dessin et art créatif mais que le concept te plaît, ne t’arrête pas à ça et lance toi !

Tu as déjà fait un bullet journal ? Quelles sont tes astuces organisation ou activités créatives préférées ?

Un an sans acheter de vêtements : c’est possible ?

Je te propose de revenir quelques années en arrière pour comprendre mon cheminement de pensée.

J’ai toujours été une grande consommatrice de vêtements. Quand j’étais ado, j’aimais faire les magasins avec ma mère. Même si on n’avait pas beaucoup de moyens, elle m’achetait de temps en temps ces pièces que j’avais repérées ou sur lesquelles je craquais. Après le bac, j’ai commencé à travailler l’été puis j’ai trouvé un boulot d’étudiant à l’année. Ça m’a beaucoup aidé à subvenir à mes besoins ; j’ai passé mon permis, je me suis acheté une voiture et un ordinateur pour la fac. Même si je mettais beaucoup d’argent de côté, ça me tenait à cœur de pouvoir me faire plaisir et de m’offrir ce dont j’avais envie. J’ai commencé à m’acheter régulièrement des vêtements, sur internet et en magasin. Je recevais quasiment un colis par mois. J’ai fait des razzia sur Asos et Forever 21 et j’ai complètement renouvelé ma garde-robe.

Quand j’étais en master, j’ai commencé à faire plus attention car j’avais un budget plus serré. J’ai pris mon indépendance, j’ai dû équiper mon appart, payer le loyer, les courses, les factures… Puis j’ai dû quitter mon job étudiant pour partir faire un stage à l’étranger (non rémunéré). Pas évident de joindre les deux bouts et de payer toutes ses factures quand on travaille gratuitement. Heureusement, j’avais un banquier compréhensif qui a proposé des solutions pour m’aider (un crédit). De retour en France pour ma deuxième année, j’ai retrouvé un boulot pendant le premier semestre, que j’ai à nouveau quitter pour faire un stage. C’est la fin des études, on commence à voir le bout et à se dire qu’on va enfin rentrer dans la vie active et gagner notre vie. Les planètes se sont alignées et j’ai décroché mon premier CDI quelques semaines après la fin de mon dernier stage. Je redécouvre ce que c’est d’avoir un vrai salaire à la fin du mois et tout de suite j’ai envie de me faire plaisir à nouveau. Retour dans les magasins, retour à la consommation, ma boîte aux lettres à nouveau pleine de colis. A l’affût des codes promo sur les réseaux sociaux (Bohoo, Naked…), en 2 ans, mon dressing a doublé de volume. D’ailleurs, je prépare un article sur les produits que les influenceurs m’ont fait acheter (ça arrive bientôt !).

Et puis, l’année dernière au mois de novembre, j’ai dévalisé la collection automne/hiver de Pimkie (mon magasin préféré depuis des années). Une dizaine de nouvelles pièces. J’étais super contente de mes achats mais arrivée chez moi, j’ai regardé ma penderie, ma commode et je me suis demandé où j’allais ranger tout ça. J’ai eu un sentiment de trop plein et l’impression que même mes placards disaient stop. Il fallait que je prenne une décision. « C’est fini, je n’achète plus de vêtements pendant 1 an » : peut-être un peu radical tu me diras, mais c’était vraiment ce dont j’avais besoin sur le moment. J’allais apprendre à redécouvrir d’anciennes pièces de mon dressing, tenter des nouvelles associations pour « fabriquer » des nouvelles tenues, faire un peu de tri. Jusqu’à la fin de l’année ça s’est très bien passé, je profitais de mes dernières acquisitions, que j’associais avec des plus anciennes. Au début de l’année 2020, je continuais de jeter un œil aux vitrines quand je passais à côté, j’avais envie de découvrir les nouvelles collections mais je m’efforçais de ne pas entrer dans les boutiques. Puis le confinement est arrivé, alors ça a peut-être grandement facilité les choses de ne pas sortir, de se recentrer sur soi et la santé. Dans tous les cas, je ne l’ai pas vécu comme une frustration parce que j’étais en accord avec moi-même, c’était ma propre décision. Je ne voyais pas ça comme une privation ou comme une résolution que je devais tenir absolument. C’était plutôt un mode de vie, un objectif. Si je m’y tenais, tant mieux, sinon tant pis. Autour de moi, les gens étaient surpris de ce choix mais la plupart m’encourageaient ou me félicitaient. Je l’avoue, c’était aussi un acte militant car je n’ai pas seulement réduit ma consommation de vêtements. J’ai commencé à consommer vraiment autrement de manière générale : moins de plastique, plus de naturel, plus local. Je reviendrai sûrement sur ce sujet dans un prochain article.

Un an après, je suis fière de moi. Fière d’avoir contribuer à ma petite échelle à ralentir l’industrie de la fast fashion et à réduire mon empreinte écologique. Je ne dis pas que je ne consommerai plus jamais de fast fashion et que je n’achèterai plus jamais de vêtements. Mais je veux faire attention à consommer de manière plus responsable, privilégier les circuits courts, les productions françaises et européennes et penser à trier pour ne plus accumuler. D’ailleurs, j’ai allégé ma commode. Un sac cabas rempli de vêtements attend de trouver de nouveaux propriétaires pour une seconde vie. J’ai aussi participé à une campagne de financement participatif pour la marque de baskets Zèta, imaginées à Bordeaux et fabriquées au Portugal à partir de déchets des vendanges. J’ai hâte de les recevoir et de t’en parler ! J’admire ce genre de projets !

C’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article t’a plu, j’ai essayé de te raconter mon histoire avec sincérité, sans prétention. Et ça me ferait plaisir de lire la tienne en échange. Quelle est ta relation avec la mode ? Plutôt adepte du fast ou slow fashion ? Plutôt local ou grandes marques ? Des conseils ? Raconte-moi !

Coin Lecture : La Case de l’oncle Tom

Aujourd’hui, je voulais te parler d’un vieux classique que je viens de terminer. Ça change des romans contemporains à suspense ou good vibes que j’ai l’habitude de lire. Un bon gros pavé de 600 pages, bien remplies, vocabulaire et tournures de phrases du 19ème siècle, garnies d’extraits de textes religieux et une auteure qui s’adresse au lecteur parfois en plein milieu de l’histoire.

Tous ces éléments, ainsi que le sujet en lui-même, en font un livre pas facile à lire. Je suis contente de ne pas l’avoir eu en lecture obligatoire au collège ou au lycée et de le lire à un âge « plus éclairé », en ayant choisi de le lire.

C’est après l’assassinat de George Floyd au mois de mai aux États-Unis et l’ampleur de la reprise du mouvement #BlackLivesMatter que j’ai décidé de m’instruire et d’en apprendre un peu plus sur la condition des noirs aux États-Unis depuis l’esclavage.

La Case de l’Oncle Tom est ma troisième lecture, après Washington Black et No Home, qui m’ont tous les deux bouleversés. Je te l’accorde, un roman ne vaut pas des faits historiques mais les récits sont bien souvent inspirés, voire reprennent, des faits réels.

No home - Yaa Gyassi
Washington Black - Eri Edugyan

La Case de l’oncle Tom a d’ailleurs été publié pour la première fois dans les années 1850. Plus de 10 ans avant l’abolition de l’esclavage aux États-Unis. C’est dire si le récit est proche de la réalité de l’époque. Et c’est aussi ce qui en a fait un roman si symbolique et historique. Il a participé à la défense et à la promotion des thèses abolitionnistes (en faveur de l’abolition de l’esclavage), qui ont mené à la guerre de Sécession opposant les États du Nord et ceux du Sud. Loin de moi l’idée de faire un cours d’histoire ici. Je t’invite à te renseigner sur la chronologie si cela t’intéresse. Je voulais avant tout partager ce qui m’a touché dans le livre (no spoil).

Bien sûr, j’ai choisi une branche de coton pour représenter ce bon vieux Tom. Parce que les plantations de coton sont le lieu principal des évènements, mais aussi en écho à la douceur du personnage, son incroyable gentillesse et sa droiture. La délicatesse du coton fait aussi écho à un autre personnage important et touchant à mes yeux, Eva, fille de planteur. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants, mais c’est impressionnant de lire les plus belles leçons sortir de la bouche d’une aussi jeune héroïne. J’ai également choisi cette page pour illustrer cet article car c’est un moment clé de son existence, et sans elle, il aurait vraiment manqué une dimension au roman. C’est de loin le personnage le plus juste et le plus éclairé. Malheureusement, sa position la rend bien impuissante et son père, bien qu’il la comprenne, n’a pas réussi à suivre ses conseils ou encore exaucer ses vœux. En cela, le roman est plein de contradictions. Il dévoile les pensées des meilleurs maîtres et des pires bourreaux, mais en réalité, existe-t-il vraiment un bon maître qui ait recours à l’esclavage ? C’est ce que veut dénoncer l’auteure.

L’histoire en elle-même se conclut dans l’avant-dernier chapitre. Le dernier chapitre, lui, est consacré à un discours abolitionniste de l’auteure. Ses propos peuvent paraître évidents aujourd’hui mais étaient révolutionnaires pour l’époque. A travers ses personnages et leur vécu, l’auteure interpelle les Américains et les invite à se questionner sur ce fléau de société qu’est l’esclavage. En s’adressant à tous les Américains et pas seulement aux esclavagistes du Sud, elle s’inclut elle-même dans ses propres accusations. Elle dénonce le silence et l’inaction des États du Nord qui, sans ignorer, ont laissé faire. Elle appelle les « bons maîtres » du Sud à se remettre en question et à reconnaître que chaque homme dans sa nature étant différent, rien ne peut garantir que son voisin fait preuve d’autant de bonté que soi-même. Elle insiste sur la cohésion et la solidarité, qui doivent faire de ce combat le combat de tous. Évidemment, ce roman a été critiqué, d’autant plus que l’auteure est une femme blanche et on pourrait en débattre. Mais je ne voulais pas m’arrêter à ça. J’ai choisi d’en parler avant tout pour la cause qu’il défend.

Aujourd’hui, je suis assez triste de me dire que 200 ans plus tard, certains combats sont loin d’être gagnés et que des minorités souffrent encore d’une certaine oppression et de discriminations. Et malheureusement, ça n’arrive pas qu’aux autres et pas qu’aux États-Unis. En témoigne la triste actualité en France, que je n’avais bien sûr pas prévue ni anticipée en écrivant cet article quelques jours plus tôt. Je vais donc finir sur une note d’espoir un peu love-love mais c’est important. Nous sommes tous des êtres humains, personne ne mérite d’être maltraité, opprimé, non respecté. Apprenons à nous aimer les uns les autres et éduquons-nous. Les différences sont notre force. C’est tous ensemble que nous pouvons faire avancer les choses.

J’espère que ce premier article t’a plu ! N’hésite pas à me donner ton avis. Je reviendrai avec d’autres livres pour cette rubrique « Coin Lecture ».

Si le sujet t’intéresse, j’ai aussi Le Noir qui infiltra le Klu Klux Klan dans ma liste de lecture — le témoignage qui a inspiré le film de Spike Lee BlacKkKlansman avec John David Washington. Il m’attend déjà sur une étagère. Je pourrais aussi en faire un article.

Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan - Ron Stallworth - Babelio

Quels sont tes livres coup de cœur de moment ? Tu aimes la littérature engagée ou tu préfères lire des histoires plus légères pour te détendre ? (ou les deux ?)

Édito

Bon, ça y est, j’ai sauté le pas. J’ai décidé de créer mon blog.

Pour être honnête, ce projet est né d’une baisse de motivation sur le plan professionnel. En cette période particulière de pandémie, cela fait plus de 6 mois que je n’ai pas mis les pieds au bureau, pas vu mes collègues et que je travaille dans la seule et unique pièce de vie de mon appartement bordelais. Je me lève le matin, je suis déjà au travail. Quand j’éteins mon ordi le soir, il reste sur la table du salon. Ça rend la déconnexion complète un peu difficile.

Alors mes moments d’évasion, c’est quand je me connecte sur les réseaux et que je regarde ce que les gens partagent. Quand je passe un peu de temps dans la cuisine à tester une nouvelle recette de saison, tout droit sortie de mon imagination ou vue sur Konbini Food. Quand je me pose devant la télé pour goûter mon plat et que mon cerveau n’a plus à réfléchir. C’est aussi passer des heures à dessiner pour organiser mon bullet journal ou à lire des romans et voyager dans des mondes imaginaires.

Tout ça, j’ai envie de le partager. J’ai envie de tester des nouvelles recettes de cuisine ou parler des 3 choses à faire et des 5 endroits à visiter absolument quand le confinement sera terminé et qu’on retrouvera une vie à peu près normale. J’ai envie de me dire qu’on danse ou qu’on prend notre douche sur les mêmes musiques. J’ai envie de faire découvrir des bons plans et des petites marques dont j’avais jamais entendu parler avant, pour lesquelles j’ai eu un coup de cœur. J’ai envie d’apprendre, de créer et de m’éclater.

Rien n’est figé, tout est à construire mais j’espère réussir à te faire entrer dans ma bulle d’évasion, toi qui lis ces quelques lignes, pour que tu t’évades avec moi. Et si tu m’y invites, je suis prête à découvrir ton monde.

Alors bienvenue ! L’aventure ne fait que commencer…