Mercredi Séries : Le Serpent

J’ai aimé cette série, autant que j’ai détesté le personnage et autant qu’elle m’a angoissée…

Curieusement, je n’avais jamais entendu parler de cette histoire… Alors que d’autres tueurs en séries ont déjà vu leurs méfaits retracés à la télévision et au cinéma. Je pense notamment à Jacques Mesrine, à peu près à la même époque, popularisé par une production dans les années 2000 avec deux films sortis en salles.

C’est toujours un peu bizarre de mettre en avant des tueurs en série, ça peut générer une sorte de curiosité malsaine. Mais d’un sens, je trouve ça très bien de mettre en garde sur certains dangers, de mettre en lumière ce qui a pu arriver aux victimes et parfois de rétablir la vérité. Pour moi, c’est aussi un hommage à la mémoire des victimes, pour ne pas oublier comment et pourquoi leur vie s’est arrêtée de manière aussi brutale que prématurée. Bien sûr, c’est une fiction donc c’est toujours à prendre avec du recul. Netflix a d’ailleurs choisi d’avertir son public à chaque début d’épisode avec ce message :

Cette série s’inspire de faits réels. Certains noms et faits ont été modifiés pour le besoin du récit et par respect pour les familles des victimes. Les dialogues sont pures fictions.

Pour te remettre un peu dans le contexte, la série retrace l’histoire de Charles Sobrahj, un homme franco-vietnamien installé en Thaïlande et commettant des meurtres dans toute l’Asie dans les années 1970. Habitué à droguer les jeunes voyageurs en quête de découverte et d’aventure pour leur soutirer argent et objets de valeur, il était accompagné de deux complices, une québécoise du nom de Marie-Andrée Leclerc et un jeune indien prénommé Ajay. Tous trois utilisaient des pseudonymes et se servaient des papiers d’identité volés pour se déplacer librement.

Leur traque commence quand un diplomate néerlandais recherche des informations sur un couple de concitoyens venu en vacances et ne donnant plus signe de vie à leurs familles. Épisode après épisode, Herman et sa femme Angela sont confrontés au manque de moyens et d’intérêt de la police thaïlandaise à lancer une enquête sur un couple d’européens disparus. Leurs soupçons n’étant pas pris au sérieux, ils commencent eux-mêmes à investiguer et rencontrent Nadine et Rémi, un couple de français, voisins et amis de l’escroc meurtrier.

Cette série se déroulent en 8 épisodes d’environ une heure chacun. Encore une fois, cela prouve l’intérêt du public pour les mini-séries et leur succès ! Les épisodes s’enchaînent sans lassitude d’attendre indéfiniment le dénouement dans la prochaine saison. Le téléspectateur trouve les réponses à ses questions mais cela n’empêche pas de bien doser le suspense ni de proposer un fin ouverte pour envisager une suite.

Les épisodes s’articulent entre les différents lieux et périodes de vie des personnages, de Paris à Bangkok en passant par le Népal et autres petits pays d’Asie. Au fur et à mesure, la découverte d’évènements antérieurs nous permet d’établir des liens avec leur présent et de mieux comprendre certaines situations, notamment comment Marie-Andrée Leclerc est devenue Monique, femme d’Alain Gautier, vendeur de pierres précieuses.

En avançant dans la saison, j’étais partagée entre poursuivre pour connaître le sort des personnages mais aussi une certaine angoisse car l’intrigue est de plus en plus sombre. Peu de séries m’ont autant secouée… En termes de violence dans les images, c’est supportable car généralement plus suggéré que montré.

J’ai été fascinée par la ténacité du diplomate Herman Knippenberg qui veut prouver envers et contre tous la présence d’un tueur en série dans sa ville. Mais les rôles qui m’ont le plus marqués sont ceux de deux femmes. D’abord, j’ai beaucoup aimé le caractère d’Angela, femme du diplomate, aussi déterminée mais plus entêtée et avec sa façon bien franche de dire les choses. Elle fait aussi preuve d’un soutien sans faille pour son mari jusqu’au bout et le porte parfois. Ensuite, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Monique alias Marie-Andrée. Bien qu’elle soit impliquée dans les crasses de son compagnon, elle est prise au piège et sa personnalité complexe à la limite de la schizophrénie l’aide à se forger une carapace.

Jenna Coleman est d’ailleurs magnifique dans ce rôle, elle faisait passer beaucoup d’émotions dans le regard. Avec mon copain, on a tous les deux trouvé au début qu’elle avait un faux air de ressemblance avec Selena Gomez. En réalité, elle ressemble encore plus à la véritable Marie-Andrée Leclerc, c’est glaçant… J’ai été bluffée en voyant les photos à la fin du dernier épisode ! T’en penses quoi ?

A gauche, Marie-Andrée Leclerc ; à droite, Jenna Coleman dans le rôle de Marie-Andrée Leclerc

Avec Tahar Rahim dans le premier rôle, acteur français retraçant l’histoire d’un français, je pensais vraiment que la série était une production française. Mais en fait, elle est produite par la BBC et mélange acteurs français et britanniques. Par exemple, Mathilde Warnier et Grégoire Isvarine qui jouent le couple de Nadine et Rémi sont aussi français, mais le couple Knippenberg ou encore les personnages d’Ajay et de Monique sont interprétés par des acteurs britanniques.

Par contre, il n’y a pas d’explication claire ni de référence à l’intitulé « Le Serpent ». Je pensais qu’on aurait su pourquoi le tueur en séries était surnommé ainsi. Après quelques recherches, il semblerait qu’il doit son surnom à sa capacité de manipulation, de s’immiscer dans différents rôles et d’échapper à la police.

J’ai été pas mal inspirée pour cette revue ! J’ai essayé de ne pas trop en dire tout de même pour te laisser le plaisir de regarder. En résumé, j’ai beaucoup aimé et je te conseille vraiment la série. N’hésite pas à me donner ton avis en commentaire si tu l’as vue 😉

La meilleure alternative pour remplacer les cotons-tiges

Il y a quelques semaines, je te présentais les cotons-tiges réutilisables Last Swab sur Instagram. En réalité, cela fait déjà 2 ans que je n’utilise plus du tout de cotons-tiges jetables. J’ai commencé à les remplacer, un peu par hasard, par l’oriculi.

Je débutais ma transition vers un mode de consommation plus responsable et orienté zéro déchet quand j’ai acheté un démaquillant solide et des cotons lavables sur le site Le Petit Carré Français. Malheureusement, le démaquillant est arrivé tout fondu dans le colis (sûrement à cause d’un problème d’exposition à la chaleur). Pour s’excuser, la marque m’en a renvoyé un nouveau et m’a offert un oriculi en cadeau. J’étais très contente, c’était l’occasion de sauter le pas ! Je ne sais pas si j’en aurai acheté un moi-même. J’en avais déjà entendu parlé mais pour être honnête, au début je trouvais ça un peu bizarre de se mettre un petit bout de bois dans l’oreille. Avec le recul, je trouve que cet outil est très bien fait et très pratique !

Je voulais rappeler dès le début de cette revue que la nature et le corps humain sont des choses bien faites. Le cérumen a une raison d’exister, puisqu’il forme une protection pour l’intérieur de l’oreille. On peut retirer le surplus mais il faut faire attention à ne pas tout retirer en nettoyant ses oreilles avec acharnement ou trop souvent. Un médecin m’avait même dit que passer un peu d’eau sur ses oreilles pendant la douche et frotter l’extérieur avec du savon suffisait amplement, pour ne pas risquer d’endommager l’intérieur avec un coton-tige.

C’est pour ça que j’ai toujours fait attention avec les cotons-tiges et que j’en ai naturellement fait de même en testant l’oriculi pour la première fois. Son embout recourbé permet de récolter facilement le surplus de cérumen dans l’oreille, pas besoin de l’enfoncer très loin. Maintenant je suis habituée et j’ai vraiment la sensation d’avoir les oreilles propres après utilisation. Cette alternative me convient parfaitement car ça m’a aussi permis de diminuer les déchets dans ma salle de bains. Je l’utilise une à deux fois par semaine (pas plus), en général après un shampoing. Après chaque passage dans l’oreille, je nettoie l’oriculi en le passant sous l’eau et je le range dans une petite pochette, où j’y mets aussi mes cotons démaquillants lavables, pour le garder dans un endroit bien propre.

Mon copain, lui, a eu plus de mal. Il trouvait la sensation dans l’oreille désagréable par rapport aux cotons-tiges classiques. C’est pour ça que j’ai commencé à m’intéresser aux autres alternatives. Je voulais trouver une solution pour qu’on puisse tous les deux réduire nos déchets à la maison.

J’ai découvert la marque Last Swab sur le e-shop Cracotte de Léa (alias Jenesuispasjolie) mais j’ai préféré passer commande directement sur le site de la marque pour réduire le nombre d’intermédiaires — c’est d’ailleurs une astuce que je peux te donner pour consommer mieux.

Last Swab propose des cotons-tiges, certes en plastique, mais réutilisables à l’infini, rangés dans un boîtier hygiénique et coloré. Il en existe deux types : une version classique avec des petits picots sur les embouts arrondis pour se nettoyer les oreilles et une version beauté avec des embouts à surface mi-lisse mi-rugueuse, dont un en forme de pointe. C’est vrai qu’en me maquillant, il m’arrivait souvent de corriger des petits détails avec un coton-tige et c’est quelque chose qui me manquait depuis que je suis passée à l’oriculi. Cette version est très pratique, voire même plus pratique qu’un coton-tige classique grâce à l’embout pointu qui permet de gagner en précision. Je suis totalement conquise ! Quant au coton-tige pour les oreilles, j’ai beaucoup alterné ces derniers temps avec l’oriculi pour essayer de savoir ce que je préférais. La version Last Swab est beaucoup plus proche du coton-tige classique et agréable dans l’oreille. Ce sont les petits picots qui permettent de récolter le surplus de cérumen. Comme l’oriculi, un simple rinçage à l’eau permet de le garder propre. Il a en plus l’avantage d’être vendu avec son étui, ce qui est assez hygiénique.

Aujourd’hui, je pense que je préfère l’oriculi mais je vais continuer d’utiliser les deux jusqu’à ce que mon avis soit tranché (ou en fonction de mon humeur). Si tu es à la recherche d’une alternative écoresponsable pour remplacer les cotons-tiges classiques, je te conseille de commencer par la version de Last Swab, qui sera plus proche de ce que tu connais déjà. D’ailleurs, mon copain l’a totalement adoptée et je crois qu’il a laissé tomber l’oriculi. Si en revanche tu préfères complètement éradiquer le plastique de ta salle de bains, l’oriculi est un bon choix. Enfin, comme je le disais plus haut, tu peux aussi choisir de rincer tes oreilles simplement à l’eau lorsque tu prends ta douche.

Alors, quelle solution te convient le mieux ? Si tu connais d’autres alternatives que je n’ai pas évoquées ici, n’hésite pas à me le dire en commentaire !

Mercredi Séries : Qui a tué Sara ?

Qui a tué Sara ? — c’est LA nouvelle série latino-américaine à suivre sur Netflix ! J’avais envie de t’en parler aujourd’hui parce qu’avec mon copain, on a dévoré les épisodes en deux soirées et globalement je trouve que les séries espagnoles et latino-américaines sont assez bien faites ! Bien entendu, je ne parle pas des telenovelas

A l’instar de La Disparition de Soledad, Qui a tué Sara ? est une série à suspense mélangeant le présent et le passé et dont l’intrigue s’articule autour de la recherche d’une vérité (le titre est assez explicite pour le coup). Un à un, on découvre l’implication des différents personnages et leurs rôles passés et présents. C’est vrai que le contexte des deux séries se ressemble beaucoup mais en réalité, chacune a sa propre histoire et je n’ai pas du tout eu l’impression de voir un copié/collé.

D’ailleurs, cette série m’a plutôt fait penser à une autre saga netflixienne (oui j’avais envie d’inventer ce mot) mais américaine : Ozark. Dans ces deux séries, la famille au cœur de l’intrigue est propriétaire d’un casino dans lequel on ne fait pas que jouer à des jeux d’argent…


J’ai bien aimé les mises en scènes des flashbacks tout au long de la saison mais j’ai surtout été bluffée par la ressemblance entre les acteurs dans les rôles adolescents et à l’âge adulte ! C’est d’ailleurs beaucoup ressorti dans les commentaires sur les réseaux. Je te laisse te faire ta propre idée avec ce post Instagram de Netflix France (attention, je te conseille que ne regarder que les photos car les commentaires peuvent contenir des spoilers) :

La saison 1 compte 10 épisodes d’environ 45 minutes mais ils passent vraiment très vite. Après les deux premiers épisodes, j’ai même vérifié la durée car je pensais que c’était des mini-épisodes de 20 minutes ! La deuxième saison est déjà prête, sa sortie est prévue le 19 mai. Il est encore temps d’être à jour, si le résumé (et ma revue) te donnent envie de regarder :

Bien décidé à se venger et à prouver son innocence dans le meurtre de sa sœur, Alex entreprend d’exhumer bien plus que le véritable coupable du crime.

Si à certains moments la suite des évènements paraissait évidente, j’ai été surprise plus d’une fois. A la fin de cette première saison, je ne sais toujours pas qui a tué Sara ! Tu as regardé cette série ? Tu as des pistes ?

Coin lecture : Nina Kariké

J’ai découvert ce roman sur le compte Instagram lesinspirationsdangelique, qui en fait une très belle présentation. Les deux éléments qu’elle a mis en avant et qui m’ont donné envie de le lire sont le message fort sur le handicap et le lieu de l’intrigue, l’Afrique.

Je te le disais dans mon dernier coin lecture (Ne lâche pas ma main de Michel Bussi), j’adore voyager dans les livres, découvrir de nouvelles cultures et imaginer des paysages exotiques. Mais j’ai une attache toute particulière à l’Afrique car c’est un continent que je rêve de visiter ! J’ai des origines africaines mais je ne connais pas cette partie de ma famille. J’espère un jour avoir l’occasion d’aller sur place pour découvrir la culture de mes ancêtres et en connaître un peu plus sur mes racines. C’est un cheminement très personnel mais très important pour moi. Peut-être qu’un jour, je te parlerai de mon ressenti et de mon vécu à ce sujet dans un article mais il me faudra du temps…

En tout cas, c’est l’une des raisons qui me poussent à m’intéresser aux auteurs africains. Stéphane Babo Yoro est né à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se déroulent les évènements. C’est son pays, il en connaît les paysages et les coutumes. Je trouve cela important d’écouter et de s’imprégner du point de vue des personnes qui parlent de ce qu’elles connaissent. Cela ne peut rendre le récit que plus authentique.

C’est son premier roman et je ne sais pas si c’est un choix ou si c’est le fait de débuter, mais j’ai eu du mal à adhérer au style d’écriture. Dans l’absolu, ça se lit très vite car il n’y a que 100 pages et c’est écrit assez gros mais il est vrai que j’ai plus de mal avec l’écriture à la troisième personne quand la majorité des dialogues sont sous forme de discours rapporté. Je me projette plus facilement dans les récits avec des dialogues directs car ça m’aide à faire le film dans ma tête, si tu vois ce que je veux dire.

J’ai été un peu déçue du format car c’est un grand livre, fin, avec des grosses écritures. J’avais l’impression de me revoir à l’école. En plus, il coûte quand même assez cher, 14,50€ — ce n’est pas donné pour une « si petite histoire ». Bien sûr, je mets des guillemets car on n’a pas tous la même sensibilité. D’ailleurs, je ne dirais pas qu’Angélique l’a survendu, c’est simplement que ce roman ne m’a trop parlé. Beaucoup de faits sont relatés sans forcément susciter des émotions. L’auteur aurait pu aussi aborder certains thèmes avec beaucoup plus de profondeur. Globalement, je trouve que tout est décrit en surface. J’ai trouvé cette histoire et la fin aux airs de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » assez bateau.

Je te propose le résumé de 4ème de couverture pour te faire ton propre avis. Dis-moi si ça te donne envie de le lire.

Rayonnante de beauté, aimée de tous, Nina est l’une des jeunes filles les plus épanouies de sa région. Personne n’en doute, un avenir brillant lui est promis. Jusqu’à ce que de récurrentes céphalées commencent à la faire souffrir, menaçant de lui faire perdre la vue…
Au cœur des magnifiques paysages de Côte d’Ivoire, Stéphane Babo Yoro conte l’histoire d’une courageuse jeune fille qui, malgré la maladie et les épreuves de la vie, trouve la force de continuer à se battre pour atteindre le bonheur qu’elle mérite.

J’espère que cette revue t’as plu. Tu as l’habitude de lire des romans d’auteurs étrangers ? As-tu d’autres auteurs africains à me conseiller ?

Les bienfaits de la soie : j’ai testé les chouchous Chillsilk

Les bienfaits de la soie

Tu l’as sûrement remarqué dernièrement, la soie a la côte. La meilleure alliée pour tes cheveux et même pour ta peau. De nombreuses marques se sont notamment développées sur le marché de la taie d’oreiller en soie. Il est vrai que la soie est un tissu doux et noble qui présente quelques avantages par rapport au coton (et tissus synthétiques) qui favorise les frottements et peut dessécher la peau. Par exemple, le coton a tendance à absorber les soins et crèmes appliqués avant de dormir. Les frottements peuvent contribuer à la formation de plis et de ridules sur le visage et fragiliser les cheveux et les rendre cassants.

Pour ma part, j’ai commencé à me renseigner sur les taies d’oreiller en soie il y a plus de 6 mois mais je trouve que ça reste très cher (entre 30 et 60€ la taie d’oreiller). Je me suis même rendue dans un magasin de tissus pour acheter de la soie au mètre et demander à ma belle-mère qui a des talents de couturière de confectionner des taies. Mais je n’ai pas trouvé de soie. La vendeuse m’a tout de suite dit que ça allait être difficile d’en trouver à la découpe et que ça reviendrait assez cher. En revanche, elle m’a fait part d’une alternative moins onéreuse : le satin. Le satin n’est pas un tissu mais une technique de tissage. Il existe donc du satin de soie, de coton, de laine et tout types de tissus. J’ai finalement opté pour des taies d’oreillers en satin 100% coton, commandées sur La Redoute. Ça m’est revenu à 60€ pour 3 taies d’oreillers. J’en suis assez contente mais j’avoue ne pas avoir remarqué de net changement depuis que je les utilise.

Mon avis sur ChillSilk

Il y a quelques semaines, Pauline Torres présentait sur son compte Instagram l’une de ces marques proposant des produits en soie, nommée Chillsilk. C’est une marque française basée à Nîmes dont les produits sont fabriqués en Chine et qui dispose du label Oeko Tex, garantissant l’absence de produits chimiques nocifs pour la santé dans les tissus. Mon porte-monnaie n’était toujours pas prêt à franchir le cap de la taie d’oreiller en soie (elles sont proposées à 59€ sur le site) mais j’ai été attirée par d’autres produits : les chouchous.

Délaissés pendant près de 20 ans, les chouchous font leur grand retour parmi les accessoires de mode. Je me souviens encore quand ma mère me faisait un palmier sur la tête avec un gros chouchou. Ils ont cédé leur place aux élastiques, de plus en plus fins et discrets, avec puis sans jointure métallique et enfin l’élastique ressort en plastique qui n’abîme pas les cheveux ! J’étais passée sur cette version depuis plusieurs années. C’est vrai qu’avec ces élastiques en forme de ressort, fini les cheveux coincés et arrachés en défaisant son chignon ou sa queue de cheval.

Je m’attache rarement les cheveux, principalement pour dormir ou pour faire du sport. Alors je me suis dit, pourquoi pas combiner la taie d’oreiller en satin avec un chouchou en soie.

J’ai choisi un lot de 3 chouchous pour 30€ et j’ai pu bénéficier de 20% de réduction grâce au code promo de Pauline (je ne sais pas s’il est toujours actif mais au cas où ça t’intéresse, c’était PAULINE20). J’ai reçu ma commande peu de temps après, très joliment emballée dans un papier de soie (évidemment), accompagnée d’une petite carte.

Depuis, je ne m’attache les cheveux qu’avec ces chouchous ! Je les trouve très jolis, il donne tout de suite un air plus élégant à une coiffure faite à la va-vite. Ils sont très doux, agréables à porter et glissent sur les cheveux quand on les retire. On sent bien que la soie respecte le cheveu, j’ai remarqué une nette différence de ce côté-là par rapport aux élastiques en forme de ressort.

En revanche, j’ai noté quelques inconvénients par rapport à ces derniers. Ils sont plus volumineux, ce qui peut devenir un vrai accessoire de mode au poignet, mais personnellement je ne suis pas fan. Je me suis risquée plusieurs fois à le salir en faisant la cuisine ou la vaisselle. Je préfère dans ces cas-là un petit élastique discret qui se confond avec un bracelet pour pouvoir toujours m’attacher les cheveux en cas de besoin. J’ai aussi remarqué qu’ils pouvaient se détendre assez vite. Mon chouchou rose s’est détendu dès les premiers jours (j’avais peut-être fait trop de tours pour bien serrer). Depuis, j’alterne bien entre les trois pour leur laisser un peu de repos. Les deux autres semblent avoir gardé leur tenue. C’est vrai qu’avec les élastiques en ressort, il y avait l’avantage de pouvoir les resserrer en les laissant dans l’eau chaude, ce qui leur donnait une durée de vie est assez impressionnante !

Ces inconvénients restent assez minimes pour moi car aujourd’hui je préfère toujours trouver une alternative au plastique. En plus, j’ai vu qu’ils faisaient aussi des mini chouchous. Je pense que ce format me conviendra mieux et je n’hésiterai pas à commander à nouveau sur le site.


J’espère que cette revue sur la soie t’a plu ! J’ai essayé d’être la plus complète possible. N’hésite pas à me dire en commentaire si tu as appris des choses et ce que tu penses des accessoires en soie pour prendre soin de la peau et des cheveux.

Tu connaissais la marque Chillsilk ? Des avis ?

Coin lecture : Ne lâche pas ma main

Un petit voyage à la Réunion en plein confinement, ça te tente ? Je te propose de t’évader en lisant ce roman Ne Lâche Pas Ma Main de Michel Bussi.

Cet auteur normand est connu pour ses romans policiers aux multiples rebondissements. C’est une amie qui me l’a recommandé il y a quelques années et depuis j’ai lu presque la moitié de sa collection. C’est devenu un incontournable, qui m’accompagne surtout pendant mes siestes semi-actives l’été sur la plage.

Généralement, les intrigues se déroulent en France, en lien avec la Normandie. Mais là, ça m’a fait du bien d’imaginer les paysages colorés et exotiques de la Réunion en ce début de printemps où les températures remontent et les nouveaux rayons de soleil réchauffent nos cœurs. Étonnante coïncidence, j’ai lu ce roman à la fin du mois de mars, période à laquelle se déroulent les évènements et je l’ai terminé ce lundi de Pâques, jour du dénouement.

J’ai toujours un peu de mal à rentrer dans ces histoires car les lieux sont souvent reculés, peu connus bien que décrits très précisément et les prénoms des personnages sont plutôt atypiques. Chapitre après chapitre, l’auteur nous donne accès à la vision d’un personnage puis d’un autre. Même si le héros ou l’héroïne est rapidement identifié, on peut mettre un peu de temps avant de comprendre si les rôles annexes sont clés ou non.

En revanche, ce que j’aime chez cet auteur, c’est que le suspense est bien dosé : tout au long de l’intrigue, on ne sait pas où est la vérité. On peut se faire une idée mais il y a toujours un doute. Et c’est seulement à la toute fin, en général dans les 50 dernières pages (sur 400 environ) que tout bascule vraiment. Les certitudes s’envolent pour laisser la vérité éclater. Je suis passée par toutes les phases concernant Martial, le personnage principal de Ne Lâche Pas Main. Sans te dire dans quel ordre pour ne pas trop en dévoiler, au fil des pages, je l’ai détesté, j’ai eu de la compassion pour lui, je l’ai redouté, méprisé, apprécié et respecté. Les passages qui m’ont le plus émue sont la narration par Josapha, une petite fille de 6 ans et le sort d’un personnage auquel je m’étais attachée. Je ne t’en dis pas plus.

Un autre élément qui m’a marqué dans le livre, c’est l’immersion dans la culture réunionnaise. Une culture que je ne connais pas mais je suis tentée de dire aujourd’hui en avoir découvert une partie. C’est vrai que j’ai tendance à prendre pour acquis ces éléments annexes tels que les descriptions des lieux, des villes, des habitants et j’ose croire que l’auteur a fait ses recherches et s’en est tenu à des faits et connaissances réelles au-delà de la fiction pour alimenter son récit. Il nous explique notamment certaines expressions ou proverbes locaux et décrit le mode de vie et les caractéristiques de la population locale. C’est un bon moyen d’intéresser le lecteur, de l’aider à développer son ouverture d’esprit et de l’inciter à découvrir des nouvelles choses, qu’il ne connaît pas.


Parmi tous les romans de Bussi que j’ai lus, celui qui m’a le plus bluffé c’est N’oublier Jamais. Je n’arrivais pas à en décrocher l’été dernier, je l’attrapais à chaque instant de répit dans la hâte de découvrir la suite.

Au moment de commencer ce que je pensais être l’épilogue, j’étais un peu déçue de la fin et de la conclusion des évènements. J’ai sous-estimé notre cher ami Bussi puisque ces dernières pages n’étaient pas du tout un épilogue mais un dénouement fou. Je suis restée scotchée.

Mon classement des meilleurs romans de Bussi

Mes préférés : N’oublier jamais, J’ai dû rêver trop fort, Sang Famille et Ne lâche pas ma main

L’entre-deux : Ne lâche pas ma main, Un avion sans elle

Ceux que j’ai moins aimés : Maman a tort, On la trouvait plutôt jolie

Savon ou gel douche solide ? J’ai testé Unbottled

Je t’en ai parlé récemment dans un article sur ma douche zéro déchet, depuis deux ans, je n’utilise plus que des savons solides et naturels sous la douche.

Il y a quelques mois, j’ai découvert la marque Unbottled sur le compte de Transition Green. C’est un compte plein de bonne humeur et de bonnes vibes que j’adore, tenu par mon amie Margaux, pour une transition écologique en douceur et adaptée à chacun.

Au début, j’étais vraiment intriguée par cette marque qui présentait son produit comme un « gel douche sans bouteille ». Je ne comprenais pas cette appellation alors que le produit ressemblait tout simplement à un savon solide classique. Comme je n’aime pas rester sans réponse à mes interrogations, j’ai sauté le pas pour tester et me faire mon propre avis. J’ai acheté le « gel douche sans bouteille » pour le corps à l’avoine et à l’amande douce (dispo ici). La compo est hyper clean, à base d’huile d’amande douce bio, d’huile et de son d’avoine et d’un parfum 100% naturel. Il ne contient pas d’huile de palme, d’huile essentielle ni d’allergène et est certifié vegan.

Sur les réseaux, je voyais aussi que son odeur en avait conquis plus d’un.e.s ! En effet, j’ai reçu un colis embaumé. Mais au départ, je ne savais pas trop quoi en penser… Ça me rappelait l’odeur de pâte à modeler de quand on était petit… Est-ce que j’avais vraiment envie de me laver à la pâte à modeler ?

En tout cas, j’ai adoré le colis avec ses petits jeux de mots et de manière générale, j’aime beaucoup la communication décalée de la marque. N’oublie pas de me suivre sur Instagram si tu veux suivre mes unboxings en temps réel 😉

J’ai attendu de terminer le savon que j’avais déjà avant d’utiliser celui-ci. Quand je l’ai ressorti, l’odeur m’est revenue tout de suite au nez et j’ai commencé à l’apprécier. Lors de la première douche, j’ai tout de suite été bluffée par la mousse. Il mousse directement au contact de l’eau et de la peau. C’est là que j’ai compris tout le sens de le nommer gel douche et non savon. D’ailleurs, c’est aussi parce qu’en réalité, il ne contient pas de savon (comme un véritable gel douche) !

Douche après douche, je suis de plus en plus fan de ce produit et de son odeur qui reste sur la peau tout au long de la journée. En plus, il laisse la peau vraiment douce et exfolie en douceur grâce aux petits grains de son d’avoine. Bye-bye l’effet rêche des savons habituels. Si tu es encore sceptique sur le fait de passer au savon, je pense que c’est vraiment une bonne alternative. Et évidemment, c’est made in France !

Pour ma part, quand j’aurai terminé celui-ci, je sais que j’en rachèterai ! Soit un bloc de trois, soit je me laisserai tenter par l’odeur abricot et karité… J’aime beaucoup le concept de vendre les produits en barre et de pouvoir les séparer à l’unité. Encore une idée originale !

Crédits photo : unbottled.co

Alors, convaincu.e par la douche zéro déchet ? Quelles sont tes marques naturelles préférées ?

Ma première expérience en cosmétique maison

Aujourd’hui, je t’emmène dans les coulisses de ma petite vidéo Instagram sur la réalisation d’une crème hydratante maison.

Tu l’as peut-être remarqué, je suis en pleine transition écologique. J’essaye de réduire ma consommation en générale mais aussi ma consommation de plastique en choisissant des alternatives, notamment les cosmétiques naturels et solides. Mes proches l’ont bien compris ! J’ai reçu deux kits de fabrication de produits maison à Noël : la lessive et les cosmétiques.

La semaine dernière, je me suis lancée pour fabriquer une crème douceur pour peaux fragiles. C’est mon copain qui m’a demandé de lui fabriquer cette crème. Il n’est pas du genre à acheter des cosmétiques mais il aime tout ce qui est fait maison et naturel. Il a choisi une recette pour hydrater les couches supérieures de l’épiderme et atténuer les éventuelles rougeurs.

La crème est à base de macérât huileux de calendula et d’hydrolat de camomille romaine. Les autres ingrédients qui la composent sont un émulsifiant, une fragrance naturelle et un conservateur. Je pensais pouvoir trouver tous ces éléments en boutique bio, notamment au Biocoop près de chez moi, mais pas du tout… J’ai donc décidé de tout commander sur le site d’Aroma Zone dont j’avais déjà entendu beaucoup de bien il y a des années (notamment pour les huiles naturelles et bio pour les cheveux).

Étant donné que c’était une grande première pour moi, je me suis beaucoup fiée aux avis et aux conseils sur le site pour choisir au mieux les ingrédients. Il est très bien fait et très complet. Les fiches produits sont bien détaillées avec des explications sur la provenance et l’utilisation des ingrédients mais aussi des exemples de recettes. Je sais que pour les prochaines fois, je pourrais trouver des idées recettes directement sur le site.

J’ai opté pour la cire émulsifiante n°1 (aussi connu sous le nom de Polawax) car elle permet de faire des crèmes onctueuses et plutôt épaisses, c’est ce que je recherchais. Ça se présente sous la forme de petites pastilles dure à faire fondre. Pour le conservateur, j’ai pris un conservateur naturel obtenu à base de fermentation de radis qui s’appelle le leucidal, car il est adapté à la conservation de produits destinés aux peaux sensibles. Enfin, j’ai choisi une fragrance naturelle miel et cire d’abeilles car je voulais quelque chose d’assez neutre et j’aime bien les odeurs sucrées.

Une fois tous les ingrédients réunis, c’est parti pour commencer la recette ! Première étape : faire chauffer séparément les ingrédients aqueux (hydrolat de camomille) et huileux (macérât huileux de calendula). Mais… N’est pas chimiste qui veut ! Je me suis trompée dans les premières doses et j’ai dû m’y reprendre à 3 fois car je n’arrivais pas à faire fondre la cire émulsifiante dans le macérât huileux. J’ai confondu les ml et les cl… Heureusement que j’avais pris des grands flacons pour pouvoir refaire plusieurs fois la recette.

Une fois l’émulsifiant fondu, il faut mélanger ensemble les deux préparations tout en les faisant refroidir, puis remuer. Remuer, remuer et encore remuer, jusqu’à obtenir une texture crème. J’adore faire la cuisine mais j’ai l’habitude du batteur électrique. Là, je peux te dire qu’à la main avec le mini fouet, ça fait les bras ! Je n’ai pas réussi à obtenir une texture crème blanche comme indiqué sur la recette. J’avais beau mélanger et fouetter, ma crème restait jaune même après avoir obtenu une texture onctueuse. Une fois que la texture me plaisait, j’ai ajouté quelques gouttes de conservateur et de fragrance. Enfin, j’ai versé la crème dans des petits pots en verre pour la conserver. Trois petits pots étaient fournis avec mon kit. Je pensais qu’une recette équivalait à un pot mais en réalité j’ai réussi à remplir les trois… Un avec mon deuxième essai que je pensais raté et qu’on a finalement pu rattraper et les deux autres avec mon troisième essai réussi.

Ma commande d’ingrédients m’a couté 26€70, sachant que je peux tous les réutiliser pour au moins une autre préparation. Je pense que la cire émulsifiante, le conservateur et la fragrance naturelle peuvent me servir encore pour une dizaine de recettes. Je trouve que le rapport qualité/prix est très correct. En plus, avec trois petits pots, je pense qu’il y en a pour plusieurs mois avant de tout écouler.

Pour le moment, nous n’avons pas remarqué une nette atténuation des rougeurs ou amélioration de la qualité de la peau mais ça ne fait qu’une semaine. Je pourrais éventuellement faire un édit de cet article pour te tenir au courant. Ce que je peux te dire en revanche, c’est que l’odeur n’est pas géniale… Même avec quelques gouttes, elle est assez forte et elle reste bien sur la peau. Elle n’est pas aussi miellée et sucrée que ce à quoi je m’attendais, je pense que les notes de cire d’abeille sont dominantes. A l’avenir, je m’orienterai plutôt vers une odeur florale ou fruitée, plus douce, et je doserai avec plus de parcimonie.

Prochaine recette prévue : un baume à lèvres au beurre de karité.

N’hésite pas à me dire si tu aimes ce format et si ça t’intéresse d’échanger sur la cosmétique maison ! Tu as déjà essayé de fabriquer tes propres produits de beauté ?

Coin lecture : 3 histoires courtes mais pleines de sens

Salut ! J’espère que tu vas bien. Aujourd’hui j’avais envie de revenir dans un coin lecture un peu particulier puisque c’est un 3 en 1. Les romans sont courts (moins de 200 pages) mais chaque récit est percutant à sa manière. C’est pourquoi j’ai choisi de les regrouper dans cet article pour te les présenter. Dans l’ordre de ma lecture :

Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan

Je t’avais déjà parlé de ce roman qui intégrait ma liste de lecture après La case de l’oncle Tom. Je n’ai pas voulu les lire à la suite car c’est parfois difficile de rester bloqué dans un thème aussi lourd que le racisme et l’esclavage. En ces temps de pandémie où nous avons peu de moyen de nous aérer l’esprit, j’avais besoin de légèreté.

Ce roman, écrit par Ron Stallworth, retrace son enquête en infiltration au sein du Ku Klux Klan à la fin des années 1970, en tant que seul enquêteur afro-américain d’une ville du Colorado. Il s’agit d’une histoire vraie, qui a également inspiré un film (BlacKkKlansman de Spike Lee).

Comme le suggèrent la couverture du livre ainsi que l’affiche du film, j’ai (peut-être naïvement) cru que Ron Stallworth allait nous raconter comment se déroulaient les cérémonies du Klan de l’intérieur après lui-même y avoir participé incognito sous sa robe et son chapeau blancs, à des fins de renseignement et de démantèlement du réseau. Dans la vraie vie en effet, les choses ne semblent pas aussi simples. Comment un homme noir pourrait intégrer ce groupe raciste sans jamais avoir été vu ?

L’auteur nous raconte davantage les techniques de recrutement et de développement du groupe, qu’il a tout de même intégré sous son vrai nom, avec l’un de ses collègues blancs pour complice lors des rassemblements physiques.

J’ai trouvé que la lecture en elle-même était assez difficile car il n’y a pas de dialogue, tout est au discours rapporté sous le point de vue de Ron et il y a des termes un peu compliqués, notamment beaucoup d’acronymes d’organisations et de références propres aux États-Unis et à la culture américaine. Bref, j’ai eu un peu de mal à me situer dans le roman.

Tous ces éléments mis bout à bout, je suis un peu déçue de cette lecture, bien que le sujet me paraisse être un sujet intéressant à traiter. Je reste curieuse de voir le film pour compléter mon avis.

Ça va le faire

Il y a un peu plus d’un an, une collègue dans mon service nous a annoncé qu’on venait de lui détecter une tumeur au cerveau. Le choc pour tout le monde…

Aujourd’hui, après plusieurs traitements, sa tumeur est stabilisée. Avant de reprendre le travail en ce début d’année, elle nous dévoile le livre dans lequel elle raconte son combat. Je l’ai dévoré quasiment d’une traite ! Je te parlais de légèreté un peu plus haut, ce récit en est rempli malgré le sujet lourd qu’il aborde. Il m’a fait rire et sourire à plusieurs reprises car il est vraiment à l’image de cette collègue pétillante et rigolote !

C’est son premier livre — et sûrement son dernier d’après ses dires — mais je trouve qu’elle a vraiment fait un travail formidable car elle a mené ce projet en auto-édition, l’a financé grâce à une campagne de crowdfunding et en reverse les bénéfices des ventes au CHU de Bordeaux et à la recherche contre le cancer.

Je ne sais pas combien d’exemplaires ont été édités et s’il en reste, mais si ça t’intéresse, il est au prix de 14€ et tu peux le commander à l’adresse suivante : livre.cavalefaire@gmail.com.

Encore un grand bravo à son auteure !

Les recettes de la vie

Dès que j’ai acheté ce livre, j’avais hâte de le lire ! Mais je l’ai laissé sagement patienter dans la file d’attente pour pouvoir l’apprécier en temps voulu. Le titre et la couverture m’inspiraient surtout une jolie histoire de transmission et des bonheurs simples de la vie. Je me suis encore fait avoir (je devrais arrêter de juger le livre à sa couverture mais c’est plus fort que moi).

Dès le premier chapitre, on découvre les inquiétudes d’un fils par rapport à son père cuisinier en fin de vie. Deux histoires à la suite sur des cancers, ça peut être un peu déroutant.

En réalité, on est rapidement replongé dans l’enfance de Julien, une innocence légère vécue derrière les fourneaux de son père et une admiration pour l’homme et le métier, qui ne le laissera pourtant pas exercer… On devient témoin d’une relation à la fois fusionnelle et fragile entre un père et un fils qui vivent une passion commune mais conçoivent la vie bien différemment. On accompagne Julien dans son évolution, de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte. On suit sa construction autour de souvenirs ou de réalités perçues dans les yeux d’un enfant qui sont parfois toutes autres quand on écoute la version des adultes.

J’ai trouvé la lecture peu fluide car il y avait beaucoup de termes assez anciens et des tournures de phrases auxquelles je ne suis pas habituée. L’époque n’est pas clairement définie mais je dirais que les évènements se déroulent dans les années 1970. Tu comprendras donc que je préfère les romans contemporains avec un langage proche du mien. Mais cela ne m’a pas empêché d’être émue par l’histoire, notamment lorsque Henri dévoile enfin à son fils un secret de famille bien gardé. La perception de la figure paternelle change et l’empathie pour le fils grandit.

Ce que j’ai aussi beaucoup aimé, au-delà de l’intrigue de fond, ce sont les descriptions des plats et des recettes. Si tu aimes la bonne cuisine traditionnelle française, ça peut te donner des inspirations mais ça donne surtout très faim !


J’espère que ce nouveau format du Coin Lecture t’a plu et que j’aurai pu te faire découvrir de belles histoires ! En retour, n’hésite pas à me partager des lectures qui t’ont marqué. Belle journée.

Mercredi séries : Mon amie Adèle

Un soir au détour de ma télécommande, je vois dans les nouveautés Netflix la mini-série Mon amie Adèle. Je n’en avais pas entendu parlé et le titre ne m’inspirait pas des masses mais j’ai trouvé l’affiche plutôt mystérieuse. En général, j’évite de regarder les bandes-annonces qui en dévoilent toujours un peu trop et peuvent nous donner une fausse image de ce qu’il va réellement se passer.

C’est le résumé qui a fini par me convaincre :

Une mère célibataire est prise dans un jeu de manipulation après avoir entamé une liaison avec son patron, un psychiatre, et s’être rapproché de sa mystérieuse épouse.

Je n’ai pas eu besoin de plus d’un épisode pour entrer dans cette histoire aux airs de Gone Girl. Un couple, à première vue fou amoureux mais qui est en réalité prisonnier d’un tissu de mensonges, sans savoir qui du mari ou de la femme dit la vérité, jusqu’à la toute fin… J’ai tout de suite voulu voir la suite.

La vie de David et Adèle semble parfaite, bien qu’on y découvre très vite des failles dans leur mariage. Tour à tour, nos suspicions se posent sur l’un, puis l’autre… On sent que quelque chose ne va pas mais il est difficile de déterminer qui et quoi. Louise arrive au milieu de tout ça et va tenter de nous aider à démêler le vrai du faux.

Cette série est tirée d’un livre de Sarah Pinborough et s’intitule Behind her eyes en version originale (qu’on peut traduire par « À travers elle » ou « Dans son regard »). Je trouve que ce titre est beaucoup suggestif et évocateur par rapport à l’intrigue que notre version française Mon amie Adèle.

En tout cas, les deux actrices principales sont incroyables dans leur rôle, Eve Hewson dans le rôle d’Adèle et Simona Brown dans le rôle de Louise, et toutes deux rayonnantes de beauté. J’espère qu’elles gagneront un prix (ou plusieurs) pour leur interprétation car elles le méritent vraiment !

Simona Brown à gauche, dans le rôle de Louise et Eve Hewson à droite, dans le rôle d’Adèle

Cette rubrique de revues est garantie no spoil pour laisser une chance au plus grand monde d’apprécier les séries que je présente donc je ne m’étendrai pas sur le dénouement. Je peux juste te dire que je ne m’attendais pas du tout à cette fin mais j’ai adoré ! On peut en discuter ou en débattre par message en privé avec plaisir. Ça m’intéresserait beaucoup de savoir si tu as le même avis ou même ressenti que moi.

J’adore les mini-séries, je trouve que c’est le bon compromis entre un film et une série aux multiples saisons. Celle-ci compte 6 épisodes d’environ 50 minutes. On a le temps de s’attacher aux personnages sans que ça traîne en longueur et que l’intrigue soit dénaturée. C’est ce qui peut arriver quand les productions veulent faire durer le succès d’un univers et que les scénaristes partent un peu trop loin. C’est un peu bateau de dire ça mais c’est vrai que toutes les bonnes choses ont une fin ! Cela permet de les apprécier à leur juste valeur.

Et toi, tu as regardé Mon Amie Adèle ? Tu préfères les séries courtes ou tu aimes t’attacher aux personnages sur plusieurs saisons et plusieurs années ?