Pique-niquer à 10m de haut : j’ai testé la grimpe d’arbres

Après notre séjour à Lisbonne, nous avons fait un saut en Belgique pour rendre visite à mon beau-frère. Cordiste de profession et passionné par la nature, il nous a emmené découvrir sa nouvelle activité : la grimpe d’arbres. 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre car pour moi grimper aux arbres, c’était un peu comme dans les films ou les dessins animés.

Mais peut-on vraiment grimper aux arbres à mains nues ?

En réalité, c’est tout un équipement et toute une technique pour monter à la corde. Cette pratique est respectueuse de l’arbre car elle ne laisse pas (ou peu) de trace, contrairement aux parcours d’accrobranches avec plateformes et constructions fixées aux arbres.

Équipement de l’arbre

La première étape est d’équiper l’arbre. C’est la partie immergée de l’iceberg. Habituellement, l’arbre est déjà équipé pour pouvoir démarrer directement l’activité de grimpe. Mais avant et après chaque animation, il faut compter environ deux heures d’installation et de désinstallation du matériel. Nous avons donc eu le privilège de voir les coulisses et d’aider un peu en ce qu’on pouvait. Je ne vais pas dévoiler tous les petits secrets mais j’ai trouvé ça très intéressant de voir Thomas évoluer dans l’arbre pour nous emmener petit à petit aux portes de son univers.

Quelques jours avant, nous avions aussi fait un parcours de reconnaissance des arbres en forêt. Identifier les feuilles, les fruits, la couleur et la texture de l’écorce, caractéristiques d’une essence. On parle d’espèces pour les animaux et d’essence pour les arbres. C’était à la fois ludique et instructif. Nous avons donc reconnu que nous allions grimper sur un grand hêtre. Encore aujourd’hui, quand je me balade en ville ou dans les parcs, j’arrive à reconnaître des arbres alors qu’avant je n’y prêtais pas du tout attention. C’est un bon moyen de se reconnecter un peu à la nature qui nous entoure.

La grimpe

Après avoir installé et sécurisé toutes les cordes, c’est l’heure de s’équiper avec le baudrier et de s’échauffer (car oui, ça reste une activité sportive, qu’il convient de ne pas démarrer à froid !). Nous avions prévu de quoi pique-niquer en haut de l’arbre et des hamacs pour s’installer.

Pour la montée, le baudrier est relié à la corde qui est attachée en haut de l’arbre et une petite boucle de corde au niveau des pieds nous sert de pédale pour se hisser. A chaque appui sur la pédale, il faut faire glisser son nœud de corde vers le haut pour remonter. Bien loin de l’univers des dessins animés, c’est assez physique. Il y a un coup de main à prendre. Je dirais même un bon coup de jambe ! Lorsqu’on atteint les premières branches en hauteur, on peut s’aider et prendre appui dessus. J’ai aussi testé mon équilibre en reculant en arrière sur la branche pour m’éloigner du tronc. Ça m’a clairement fait sortir de ma zone de confort. Même si on est bien attaché, entre la hauteur et la gestion de la corde, ça fait ressentir plein d’émotions ! Un peu de peur et d’hésitation, mais aussi de la fierté pour le dépassement de soi et de l’humilité car on prend conscience de la grandeur de la nature et de la petitesse de l’être humain. J’ai adoré les sensations en haut !

Vivre en hauteur

Ensuite, nous avons chacun attaché nos hamacs à des branches opposées tout autour de l’arbre pour pouvoir les tendre et nous nous sommes installés pour pique-niquer. Si une personne est restée en bas, elle peut attacher le sac avec les vivres ou les différents effets personnels à un mousqueton. Il suffira ensuite de le tirer d’en haut avec la corde pour le remonter.

Nous étions à environ 10m de hauteur sur cet arbre imposant qui en mesurait plus de 30. Une fois dans le hamac, j’étais plus à l’aise et plus détendue. Certains ont même retiré leurs chaussures : comme à la maison. Après le pique-nique, nous avons profité d’un temps calme pour bouquiner et discuter puis nous avons filmé notre nouvel espace de vie temporaire avec un drone. Si on a des souvenirs gravés plein la tête, j’ai trouvé ça aussi génial de pouvoir les immortaliser en vidéo !

Pour la descente, c’est un peu plus simple. Il suffit de s’assoir dans son baudrier et de faire glisser son nœud vers le bas. On peut aussi s’aider du tronc en mode rappel.

En tout cas, c’est une activité vraiment insolite à pratiquer en famille ou entre amis ! Il existe de nombreuses formules autour de la grimpe d’arbre : en groupe, en mode découverte ou sportif, avec tyrolienne, pour pique-niquer, écouter des contes ou même bivouaquer… Je ne connais pas de guide de grimpe d’arbres en France mais si tu es de passage en Belgique ou si tu veux plus de renseignements, tu peux consulter le site internet de Vagabond’Arbres ou la page Facebook. Thomas se fera un plaisir de t’accompagner à la découverte de la forêt en Wallonie !

J’espère que cet article t’a plu et t’aura permis de découvrir quelque chose de nouveau ! Et toi, quels sont tes moyens de te reconnecter à la nature ou tes activités préférées en extérieur ?

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