Coin lecture : Né sous une bonne étoile

Après un thriller et une rapide découverte de l’Afrique, au mois d’avril je me suis aussi laissée tenter par une lecture annoncée pleine d’espoir par un bandeau et une couverture brillants de jaune : Né sous une bonne étoile, l’un des derniers romans d’Aurélie Valognes.

Je connaissais l’auteure de nom, notamment pour Mémé dans les orties et j’avais déjà croisé ses couvertures colorées et good vibes dans les rayons des librairies mais je n’avais encore jamais lu son travail. J’ai beaucoup aimé son style d’écriture, que j’ai trouvé très naturel et fluide. Ce roman m’a profondément touché, je ne m’attendais pas à être aussi émue et à porter autant de réflexion sur un tel sujet.

On suit le parcours scolaire de Gustave, jeune élève de cité et de sa petite famille modeste. A l’opposé de sa grande sœur un peu surdouée, l’école n’est pas son fort et il rencontrera bien des obstacles pour trouver sa place dans cette société et ce modèle d’éducation formatés.

J’ai toujours été plutôt bonne élève et j’aimais beaucoup l’école. Depuis que je l’ai quittée, j’ai entendu par-ci par-là quelques changements et nouveautés (réformes, nouvelles méthodes d’éducation, etc.) mais fondamentalement j’ai l’impression que l’école reste la même. Apprendre était assez facile pour moi et souvent un plaisir mais à travers l’histoire de Gustave, j’ai compris que c’était aussi un système plein de failles. On a tous connu dans nos classes ces élèves qui travaillent d’arrache pied mais qui n’y arrivent pas, ces intellos pointés du doigt, ces rivalités entre groupes, ces professeurs un peu sadiques qui aiment pointer les faiblesses des uns devant les autres, les passionnés qui nous paraissent un peu perchés et ceux qu’on a envie d’impressionner.

L’école, c’est la fondation de la société. C’est l’institution qui aide à construire les générations de demain. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point c’était un parcours difficile pour certains. Autant du côté des professeurs, qui ne peuvent pas toujours exercé leur métier correctement, que des élèves, qui sont souvent rapidement rangés dans des cases.

Aurélie Valognes a naïvement fait germer une petite graine qui sommeillait en moi depuis quelques temps et ouvert une grande réflexion. Je l’en remercie. Je n’ai pas d’enfant mais plus je grandis, plus je suis intéressée par les sujets d’éducation. Je sais que je m’y pencherai d’autant plus attentivement quand je serai directement concernée. Je trouve ça vraiment appréciable que des romans et des fictions simples puissent nous faire ouvrir les yeux sur des sujets importants et des grandes questions de la vie.

Pour conclure, je dirais que si tu aimes lire juste pour te détendre et que tu ne veux pas forcément traverser ce parcours de réflexion, je te conseille quand même le roman car il fait sourire avec quelques situations cocasses et les personnages sont très attachants. Que tu aies aimé ou non l’école, je suis sûre qu’il te rappellera à tes souvenirs positifs pour un peu de nostalgie !

Je note sur ma liste de relire un roman d’Aurélie Valognes pour passer un bon moment. Lesquels me conseilles-tu ?

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